Marcel Proust un roman parisien: une exposition sur le Paris réel et fantasmé de l’écrivain

« J’avais toujours à portée de ma main un plan de Paris » écrit Marcel Proust dans Du côté de chez Swann

Pour commémorer le 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust (1871-1922), le musée Carnavalet propose jusqu’au 10 avril l’exposition Marcel Proust un roman parisien. Déployée en deux temps, la première partie nous propose une exploration historique du Paris de la III° République et la seconde explore la place de la ville dans A la recherche du temps perdu. Au cœur de l’exposition l’évocation de la chambre de Marcel Proust offre une plongée immersive dans l’univers de l’écrivain.

Né et mort à Paris, Marcel Proust évolua dans un quadrilatère allant du Parc Monceau à la place de la Concorde, de la Concorde à Auteuil, d’Auteuil au Bois de Boulogne et à l’Etoile, un Paris rive droite. Si Marcel Proust est né à Auteuil le 10 juillet 1871, dans cet ancien village rattaché à Paris en 1860, c’est dans le quartier de la Madeleine qu’il passe sa jeunesse et se forme esthétiquement en visitant le Louvre et sortant aux spectacles.

La première partie de l’exposition retrace donc cette enfance et vie parisienne, grâce à des photographies de famille, une visualisation des lieux fréquentés… Toute la bonne société de la Troisième République défile ainsi sous nos yeux. Paris forme ainsi le cadre quasi exclusif de la vie de l’écrivain, si ce n’est Illiers, berceau de sa famille paternelle et des séjours en Bretagne et à Cabourg, et quelques voyages à Venise et aux Pays-Bas.

La deuxième partie de l’exposition m’a replongée dans le Paris de La recherche, roman qui a marqué mon année de classe préparatoire et dont je garde une préférence pour A l’ombre des jeunes filles en fleurs et Le temps retrouvé, et notamment les passage de la serviette qui lui rappelle son enfance à Cabourg et des pavés sur lesquels il trébuche… plus que celui de la madeleine « petit gâteau court et dodu »… On y recroise Robert de Saint-Loup, incarnation des aspirations des jeunes aristocrates à la veille de la Première guerre mondiale, Albertine ou l’oncle Charlus…

Ainsi, près de 280 œuvres (peintures, photographies, maquettes, accessoires…) et manuscrits nous retracent l’univers parisien proustien. Ce Paris réel et fictionnel nous rappelle en filigrane la trace du temps qui passethème proustien par excellence.

Anne-Laure FAUBERT

Musée Carnavalet – jusqu’au 10 avril 2022

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