Un très beau mois d’août!

Envie d’ailleurs ayant porté ses pénates en Grèce, pays que j’aime particulièrement (cf mes billets sur AthènesCyclades, Karpathos, les Sporades...). Ayant choisi Skyros, dans les Sporades, pour son artisanat et son côté préservé, vous n’aurez pas trop de nouvelles dans les 10 prochains jours ; )

 

Crépuscule orhodoxe - 2008

je vous souhaite un très beau mois d’août et des vacances bien méritées.

Athènes, début septembre. Contraste entre les colonnes, la robe et le téléphone qu'elle tient dans ses mains...
Athènes, début septembre. Contraste entre les colonnes, la robe et le téléphone qu’elle tient dans ses mains…

Et pour les amateurs d’histoire contemporaine, voici un lien vers une visite guidée pour les 70 ans de la Libération de Paris dont je vous reparlerai mi août.

 

 

L’île aux Coudres: un écrin de verdure…

A une centaine de kilomètres de la ville de Québec, près du village des Eboulements, se trouve une petite île champêtre, l’île aux Coudres.

On y accède par un traversier – comprenez un bac ou un ferry.

Quand j’y ai posé mes bagages il y a 3 jours, je me suis demandée ce que je venais faire là…Heureusement me suis-je alors dit, je n’y reste que 24 heures.

Puis le charme a opéré, à la tombée de la nuit.

On n’y vient pas pour voir des vestiges historiques ou des musées.

On y  vient pour goûter aux plaisirs simples des insulaires:

– une promenade en vélo le long des côtes;

– une soirée clôturée par les chants de Caroline Desbiens et dont on sort les larmes aux yeux;

– des « pains de grand-mère » – pancakes– délicieux accompagnés de sirop d’érable;

– une trempette dans une piscine d’eau salée, sous la caresse du soleil;

– la beauté du coucher de soleil sur le majestueux fleuve Saint Laurent.

Karpathos: la Grèce des cartes postales?

Ca doit être le temps gris mais cela me donne des envies de soleil…

Avant de m’envoler vers d’autres cieux, je voulais vous montrer quelques photos de Karpathos… dont je vous ai déjà parlé ces derniers-temps.

A l’origine de ce voyage un article du Financial Times de septembre 2010, lorsque je revenais de Grèce (oui déjà ; ) )

Karpathos y était décrit comme une île où les femmes portent l’habit traditionnel, les gens sont accueillants, les paysages magnifiques et l’eau transparente. En bref, une Grèce de cartes postales. J’étais un peu sceptique contrairement à la personne qui m’accompagnait.

Je dois reconnaître que mon séjour dans cette île a confirmé ce qu’il était écrit dans cet article. Mais attention, cela dépend de l’endroit où vous allez.

Pigadia, « capitale » de l’île a des airs de St Tropez et m’a rappelé Skiathos par l’abondance de ces bars branchés.

Cette Grèce de cartes postales, vous la trouverez de façon caricaturale à Olympos, où des bateaux réalisent des excursions à la journée de Pigadia à ce village.

Je ne l’ai pas beaucoup apprécié malgré le sympathique petit déjeuner dans le calme d’un début de matinée, avant l’arrivée des « hordes » de touristes.

D’abord parce que j’avais vu ailleurs des bien plus jolis villages grecs: Sifnos, Milos et Amorgos pour les Cyclades regorgent de mignons villages très photogéniques.

Ensuite parce que je n’ai pas du tout aimé cet aspect « marchands du temple ». Je m’explique. Olympos est traversé par une rue principale où tous les 2 mètres une femme en costume traditionnel vous propose d’acheter le foulard typique, du miel, des tissus, parfois de façon assez agressive. Chora, à Alonissos (Sporades), m’avait fait un peu le même effet: on y retrouvait le soir venu tous les touristes en train de gravir la rue principale, mais les magasins étaient plus diversifiés et avaient une marchandise de meilleure qualité avec souvent une véritable recherche dans la mise en valeur des produits. Je n’ai ai trouvé qu’un de ce genre à Olympos, à l’entrée de la rue, en fait 2 petits magasins tenus par la même personne.

C’est plutôt en restant à Diafani, village où s’arrête le bateau d’excursion avant de prendre un bus pour Olympos, que vous retrouverez ces images d’Épinal.

Vous croiserez dans la rue, le soir, des femmes en train de cuire leur pain, de broder vêtues de façon traditionnelle. Si vous avez la chance de pousser la porte d’une maison, vous y verrez une profusion de broderies….

Vous croiserez également des femmes vêtues de façon traditionnelle à Avlona, le village agricole.

Pour un peu que vous preniez votre temps et que vouz ne donniez pas l’impression de « consommer cette île », et même à Olympos, les gens rencontrés ont très souvent été accueillants…

Plaisirs gustatifs grecs…

Selon la compagnie grecque Olympic Air, 10 aliments symbolisent la Grèce:

1- l’huile d’olive, chaque région s’enorgueillissant d’avoir la meilleure – débat que l’on retrouve en Italie au passage;

2- la feta, qu’il s’agisse de la feta d’origine contrôlée répondant aux normes européennes ou du simple fromage de brebis;

3 – l’ouzo, boisson ressemblant au pastis;

4 – le mastic…. pour le loukoum;

5- les raisins secs blonds;

6- le sésame et le miel donnant de délicieux encas;

7 – le retsina, un vin blanc de table;

8 – les sardines et plus généralement les produits de la mer;

9 – les fruits au sirop, un vrai délice, surtout lorsqu’ils proviennent des monastères;

10 – La farine de froment.

J’avais retenu ces aliments car cela m’amusait mais ne savais qu’en faire. Une amie m’ayant fait remarquer que « bec sucré » avait disparu de la circulation, cela m’a donné des idées.

Je me suis donc amusée à vous faire ma propre liste de ce que j’appréciais dans l’alimentation grecque, fruit de 3 séjours.

Côté entrée, indéniablement la salade d’aubergines. Mais méfiez-vous, celle que l’on vous présente qui ressemble à du yaourt avec des fins morceaux d’aubergine n’est pas faite maison. Il m’aura fallu attendre 3 voyages avant d’en découvrir une fraîche, à Karpathos, chez Michalis. D’ailleurs ce restaurateur musicien m’a réconciliée avec la cuisine grecque.

La salade grecque, très simple: tomates, feta, concombres, oignons crus : ( poivrons et olives accompagnés d’un filet d’huile d’olive. Je lui rajouterai bien cependant un peu de vinaigre balsamique. Une salade d’haricots blancs, quand elle est fraîche, est délicieuse.

Côté plats, un poisson grillé frais est un vrai délice…voire un homard aux spaghettis à Pigadia (Karpathos – Dodécanèse) si l’on souhaite fêter quelque chose de particulier  ou un morceau de chèvre sauvage à la sauce tomate…

Côté pain, celui anisé offert un soir de randonnée par une dame de Karpathos…

Côté dessert, les loukoumadès étaient certes la spécialité de Karpathos mais la qualité de ces beignets dépend de leur pâte et du miel qui les accompagne. Je leur préfère les figues au sirop du monastère de la Panagia Kounistra à Skiathos (Sporades), les galettes plates de pain azyme recouvrant des fruits secs et une pâte ressemblant à du nougat de Sifnos (Cyclades), les gâteaux à base de pate d’amande de Skopélos et le miel de cette même île, les glaces d’une pâtisserie de Milos…

Et pour un petit creux, ces barres de sésame miel mentionnées ci-dessus sont un régal. Compactes, ne collant pas aux doigts, c’est idéal pour la randonnée…

Karpathos: la complainte du randonneur mal chaussé…

« Dans la troupe, y’a pas de jambes de bois. (…) La plus belle façon de marcher, c’est encore la notre, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer ».

On a tous fredonné cette chanson quand on était enfant. Et Dieu sait que je la trouvais bête. Jusqu’à ce que je sois confrontée à ce problème à Karpathos. Cette île est assez connue des randonneurs: des agences comme Terres d’aventure ou Allibert y vont par exemple.   Nous y avons rencontré un Autrichien qui repérait des marches pour son agence de trekking. Sympa comme boulot…

Partie pour faire des randonnées parfois assez techniques quand, sur une crête, le vent souffle fort, j’avais pris mes précautions en emmenant mes chaussures de grande randonnée que je n’avais pas utilisées depuis quelques années à la suite de soucis en Corse: ampoules, ongle mort, pas joli joli….J’aurais mieux fait de les laisser dans leur placard…

Armé de votre carte, dénichée au Vieux campeur pour les Parisiens, vous pouvez parcourir l’île en suivant soit les points rouges, soit les « signes de scouts » comme je les appelle, ici des amas de pierre balisant le chemin.

Tout va bien, le paysage est magnifique, il fait chaud mais c’est supportable, vous êtes en vacances, la mer est belle et miroite à l’horizon…

Tout va bien, les animaux croisés en route sont plutôt sympathiques, et à défaut de sanglier corse vous trouvez une ânesse et un âne un peu trop collants mais qui au final vous causent plus de peur que de mal.

 

Tout va bien donc…

Sauf que…

Vos pieds ont du mal à avancer vaillamment, bloqués par des chaussures qui les tyrannisent…

Quelques jours passent et la situation empire…

Vous ne voyez plus la beauté de la nature, vous n’appréciez plus la marche. Vous ne rêvez plus que d’une chose: une limonade sur la terrasse du café italien la Gorgona. Vous ne rêvez plus que de baignades sur le bord de plages où ni galets, ni sable n’entrent dans vos plaies…

Moralité: vérifiez-bien vos chaussures de rando avant de partir… à moins de préférer l’alternative des criques et de leurs eaux cristallines….