La carte du tendre de septembre – octobre

Je vous l’avais promis dans mon billet de rentrée, Bec sucré reviendra de façon plus régulière… Voici donc mes cinq + deux coups de coeur de septembre – octobre. Forcément subjectifs…

Bec sucré… d’ailleurs…:

1 – La tarte aux figues de la Poissonnerie de Cassis ( bouches du Rhône)

Chaque année depuis 2006 je me rends en septembre octobre à Cassis ou à Marseille… pour prendre l’air des calanques…  Et chaque année, je teste cette tarte aux figues, accompagnée d’un boule de glace au miel. Un délice…

2 – La soupe de poires au caramel du café Le Garage à Deauville

poires caramel

Si je n’ai jamais compris la transhumance parisienne à Deauville, j’en aime quand même certains avantages…. Le caramel beurre salé de ce dessert me rappelle certaines douceurs bretonnes…

Bec sucré …. francilien:

3 – Le pavé des sablons de la pâtisserie Tentation et gourmandises (Neuilly)

Sur une pâte brisée, des pommes et des raisins secs revenus dans du beurre offrent un délicieux mélange qui me rappelle les Apfelstrudel autrichiens…

4 – Les cookies bio Laura Todd

J’en avais parlé dans ma carte du tendre de l’été. J’en ai découvert des nouveaux en septembre. La rolls-royce du cookie? Pour ne rien gâcher, j’apprécie beaucoup Myriam, la jeune femme qui me les a faits goûter.

5 – Les financiers de chez Marlette

Une jeune marque bio découverte lors d’un brunch Lov Organic… Aussi bons que ceux que je dévorais le jeudi soir sur la place Sainte Anne lorsque je travaillais à Rennes…

Bec sucré…. côté thé

6- Le thé blanc à la cerise de chez Mariage

Un thé léger et fin comme je les aime

7 – Lov is zen de Lov Organic

Lov Organic - Anne-Laure Graf

Un délicieux mélange à base de roibos bio… qui a remplacé mon thé Automne de chez Fauchon… Idéal pour l’insomniaque que je suis...

La carte du tendre des douceurs de l’été 2012

Alors que le vent d’automne commence à souffler, rien de mieux pour se remonter le moral que de songer aux douceurs de l’été.

Côté glaces – oui je fais partie du « gang des mangeurs de glaces », une découverte, la glace à la dragée de chez Lenôtre. Sucrée juste ce qu’il faut elle rappelle vraiment une dragée. Elle va rejoindre mes best of  avec celle à la figue à Saint Florent en Corse, à la cannelle à Salzburg ou au caramel beurre salé de chez Berthillon… à Paris ; )

Côté saveurs du monde, je me suis réconciliée avec le café Pouchkine (cf mes 2 billets à ce sujet) en y goûtant le baba au rhum Stanislas

et l’éclair Tvorog au fromage blanc ma foi fort délicieux. Quant à leur rouleau au pavot, il n’atteint pas ceux de la rue des rosiers mais il est quand même bien bon ;))

Mes vacances ont été également l’occasion de regoûter aux pâtisseries portugaises dont je vous avais déjà parlées.

Côté macarons, c’est infiniment jasmin de Pierre Hermé toujours aussi, osons le mot, orgasmique…

Côté gâteaux, une découverte, les cookies Laura Todd, fins, moelleux, un vrai régal…

Bon je vous quitte, j’en connais une qui va prendre ses bébés sous le bras pour chercher son 4 heures…

Et vous, vos découvertes de l’été? Vos coups de foudre culinaires, vos déceptions?

Plaisirs gustatifs grecs…

Selon la compagnie grecque Olympic Air, 10 aliments symbolisent la Grèce:

1- l’huile d’olive, chaque région s’enorgueillissant d’avoir la meilleure – débat que l’on retrouve en Italie au passage;

2- la feta, qu’il s’agisse de la feta d’origine contrôlée répondant aux normes européennes ou du simple fromage de brebis;

3 – l’ouzo, boisson ressemblant au pastis;

4 – le mastic…. pour le loukoum;

5- les raisins secs blonds;

6- le sésame et le miel donnant de délicieux encas;

7 – le retsina, un vin blanc de table;

8 – les sardines et plus généralement les produits de la mer;

9 – les fruits au sirop, un vrai délice, surtout lorsqu’ils proviennent des monastères;

10 – La farine de froment.

J’avais retenu ces aliments car cela m’amusait mais ne savais qu’en faire. Une amie m’ayant fait remarquer que « bec sucré » avait disparu de la circulation, cela m’a donné des idées.

Je me suis donc amusée à vous faire ma propre liste de ce que j’appréciais dans l’alimentation grecque, fruit de 3 séjours.

Côté entrée, indéniablement la salade d’aubergines. Mais méfiez-vous, celle que l’on vous présente qui ressemble à du yaourt avec des fins morceaux d’aubergine n’est pas faite maison. Il m’aura fallu attendre 3 voyages avant d’en découvrir une fraîche, à Karpathos, chez Michalis. D’ailleurs ce restaurateur musicien m’a réconciliée avec la cuisine grecque.

La salade grecque, très simple: tomates, feta, concombres, oignons crus : ( poivrons et olives accompagnés d’un filet d’huile d’olive. Je lui rajouterai bien cependant un peu de vinaigre balsamique. Une salade d’haricots blancs, quand elle est fraîche, est délicieuse.

Côté plats, un poisson grillé frais est un vrai délice…voire un homard aux spaghettis à Pigadia (Karpathos – Dodécanèse) si l’on souhaite fêter quelque chose de particulier  ou un morceau de chèvre sauvage à la sauce tomate…

Côté pain, celui anisé offert un soir de randonnée par une dame de Karpathos…

Côté dessert, les loukoumadès étaient certes la spécialité de Karpathos mais la qualité de ces beignets dépend de leur pâte et du miel qui les accompagne. Je leur préfère les figues au sirop du monastère de la Panagia Kounistra à Skiathos (Sporades), les galettes plates de pain azyme recouvrant des fruits secs et une pâte ressemblant à du nougat de Sifnos (Cyclades), les gâteaux à base de pate d’amande de Skopélos et le miel de cette même île, les glaces d’une pâtisserie de Milos…

Et pour un petit creux, ces barres de sésame miel mentionnées ci-dessus sont un régal. Compactes, ne collant pas aux doigts, c’est idéal pour la randonnée…

La carte du Tendre des douceurs viennoises

 Je ne pouvais pas séjourner à Vienne sans (re)goûter à quelques délicieux desserts. Cette liste non exhaustive reprend quelques uns des plus fameux desserts viennois.

Au risque d’en étonner ou décevoir certains la Sachertorte n’en fera pas partie, et je ne recommande pas non plus le café du même nom où se trouve « l’originale ». Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, il s’agit d’un gâteau au chocolat entrecoupé d’une fine couche de confiture d’abricot, le tout recouvert d’un glaçage au chocolat. C’est à se demander d’ailleurs pourquoi elle est si célèbre. Le gâteau n’est pas assez moelleux à mon goût. Sa variante chez un autre grand café, Demel, est du même acabit, l’abricot étant quasi-inexistant. Le marketing appliqué à la pâtisserie?

1 – Les pâtisseries au pavot

Ceux qui me suivent depuis un moment savent que j’aime particulièrement les desserts au pavot, au point de faire des descentes de temps en temps rue des Rosiers (Paris). Je ne pouvais donc manquer d’en manger in-situ.

Qu’il s’agisse d’un Mohnbeugel (sorte de V en viennoiserie fourré au pavot) sur le Naschmarkt (marché alimentaire cosmopolite) ou d’une Fächertorte (pavot, noix, pomme) chez Demel, la qualité est au rendez-vous.

2 – Entre Apfelstrudel et Kaiserschmarrn

L’Apfelstrudel, gâteau à la fine pâte entourant des pommes et des raisins secs, assortie de cannelle ou de crème fouettée, je l’avais découvert à Salzburg en 2001. J’en ai retrouvé une particulièrement réussie au restaurant Pfudl.

Quant au Kaiserschmarrn, sorte de grosses crêpes coupées en morceaux et servies avec de la confiture, il avait marqué mes 21 ans à la Residenz de Salzburg. On en trouve sur les marchés de Pâques dans de grands plats, mais c’est chez Pfudl qu’elle était délicieuse.

Il faut également goûter à une Quartorte (gâteau au fromage blanc) dans une bonne pâtisserie ou à une Linzertorte.

Le tout accompagné d’un café ou mieux, d’un chocolat avec de la crème, chez Demel de préférence (non, je n’ai aucun intérêt dans l’histoire surtout que la qualité du service n’est pas toujours au rendez-vous) mais leur chocolat chaud est le meilleur que j’ai goûté avant les autres célèbres cafés qu’il s’agisse du Central ou du Sacher.

Et vous, les pâtisseries d’Autriche ou d’Europe centrale vous ont-elles laissé de bons souvenirs?

La carte du Tendre des douceurs lisboètes et alentours

 Mon séjour lisboète ne s’est pas borné à hanter monastères et musées et me promener le nez au vent. J’en ai aussi profité pour accroître ma connaissance des pâtisseries locales.

Après 6 pasteis de Nata en 2 jours et au bord de l’indigestion de ces délicieux flans, j’ai goûté d’autres desserts.

Torrao Abadessa, pasteis de Nata, manjar deuses, ovos paraiso, queijadas, segredos de Don Pedro… Derrière ces noms pittoresques se cachent des pâtisseries conventuelles (originaires des monastères) à base d’oeuf. On est loin des pâtisseries autrichiennes et tchèques dont je vous parlerai peut-être dans quelques semaines…

S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les pâtisseries de Lisbonne et des villes alentours c’est leur aspect simple, « non socialement distant », à l’exception peut-être de la Confeitaria nacional à Lisbonne, qui ressemble davantage à nos salons de thé cossus. Pour les autres, une devanture simple, des chaises et tables en métal et c’est tout.

1 – Le Pastel de Nata

Une véritable institution. On en trouve dans toutes les pâtisseries, les points de restauration rapide.

Il ressemble à un petit flan et peut être servi chaud avec parfois un peu de cannelle dessus ( à Belem).

J’ai mangé les meilleurs à la pâtisserie de Belem, une véritable institution, et à la Confeitaria nacional de Lisbonne.

2 – Les pâtisseries conventuelles

Lors de mon passage à Alcobaça (cf billet), j’en ai bien sûr profité pour faire un saut à la pâtisserie Alcoa, et ce d’autant qu’elle gagne chaque année depuis 2008 le premier prix de la pâtisserie conventuelle. Avec raison…

La Pastelaria conventual Pao de Rala d’Evora reste également une très belle expérience. La spécialité locale, le  pao de Rala, gâteau aux amandes et oranges confites, peut se révéler  cependant écoeurant (à gauche sur la photo ci-dessous).

 Enfin, si la Confeitaria nacional fait des pâtisseries amusantes (cf ci-dessous) elle excelle davantage dans les petites bouchées jaunes vendues au comptoir Spécialités.