Montréal côté sucré: la découverte d’Olive + Gourmando

Cela faisait longtemps que je voulais en parler. Olive + Gourmando : une enseigne comme j’aimerais bien en voir en France, du même style que Manufaktura mais dans un autre créneau. Un starbuck version québécoise, le côté convivial et la déco en plus.

Bref, lors de notre escale à Montréal, dans la vieille ville, j’avais noté la foule qui se pressait devant ce bar / salon de thé vendant pêle-mêle des sandwichs, des desserts et des jus.

Les tons chauds du bois des tables et le mélange des genres, entre le stand de sandwichs ressemblant à une charcuterie italienne et la vitrine plus classique d’une boulangerie, me tentait bien. Le tout bien sûr avec une musique douce en fond sonore et des pancartes sympathiques un peu partout… Des prix un peu moins doux eux. Un concept bobo ? Possible.

La qualité est au rendez-vous tant côté chocolat chaud, que brownies, pâtisseries ou « délices du Berry »…Non, non, je n’ai pas dévalisé la boutique ; ) . A ma décharge nous étions deux, affamés par un déjeuner assez quelconque.

En espérant que mes photos soient arrivées à retracer l’ambiance…

Et vous avez-vous des salons de thé fétiches? Avez-vous fait lors de voyages à l’étranger la découverte de concepts ou magasins que vous aimeriez voir en France?

Niagara Falls côté canadien

Je ne vous avais pas encore montré mes photos des chutes du Niagara.

Leur hauteur – 50 mètres – n’est certes pas exceptionnelle mais la puissance des eaux donne à voir un spectacle impressionnant. Elles se décomposent en deux séries de chutes séparées par une île, Goat island.

Entourées d’attractions à touristes en tous genres – ce sont les chutes les plus visitées au monde – elles peuvent décevoir à première vue…

Elles sont particulièrement belles du haut de la tour Skylon et le soir, lorsque les lumières colorées leur donnent un côté psychédélique.

Les deux seuls aspects positifs de cette débauche d’installations touristiques…

Et vous, les chutes vous ont-elles plu? Revez-vous de les voir?

Le 11 septembre, 10 ans après…

Lors de mon séjour new-yorkais au mois d’août, j’étais allée voir l’avancement des travaux de Ground Zero, où se trouvait il y a un peu plus de 10 ans les Twin Towers

A la place du trou béant que j’avais vu en 2003 se trouve aujourd’hui un chantier d’où émerge une tour.

A côté, un musée rappelle les événements de Nine eleven comme disent les Américains. Un endroit poignant où les  avis de recherche des disparus jouxtent la chronologie des attentats, des films et des objets retrouvés.

Plus loin, l’église ayant servi d’infirmerie et de lieu de repos conserve toujours certains objets.

Des Amish d’opérette ??

Mon périple nord-américain m’a amenée au pays des Amish, le Pennsylvania dutch country autour de Lancaster.

J’attendais avec une certaine impatience de voir des buggies, ces carrioles tirées par des chevaux.

Mais avant toute chose, un petit point sur les Amish.

 De religion protestante, dans sa version anabaptiste, c’est à dire prônant un baptême à l’âge adulte lorsque la personne est pleinement consciente de cet engagement, les Amish se divisent en 2 communautés: celle régie par l’Ancien Ordre et celle du Nouvel Ordre, à la suite d’une scission en 1991. L’Ancien Ordre regroupe la majorité des Amish, soit selon Wikipedia 227 000 en 2008. Très rigoureux, cet ordre interdit l’usage de l’électricité, de la voiture, et de tous les instruments modernes qui éloignent de la prière. Le Nouvel Ordre, lui, permet à ses membres d’utiliser voitures et électricité.

Nous avons croisé les deux types aux Etats-Unis mais également aux chutes du Niagara, une semaine avant. De véritables ovnis sur ces berges si exploitées touristiquement. La seule communauté à vivre en dehors des Etats-Unis est en effet canadienne.

Je m’imaginais me retrouver plongée au XVIII°s. Hélas quelle ne fut pas ma déconvenue ! Les Amish ne vivent pas à part, dans un territoire réellement délimité. Ils cohabitent avec les « voisins anglais » comme ils disent, i.e. américains. Que doit penser un enfant Amish lorsqu’il voit passer des voitures ? S’ils ont leurs propres écoles, ils doivent bien croiser des personnes vivant pleinement dans le XXI°s…

Pourtant, à en croire les chiffres, lorsqu’il est donné aux jeunes Amish vers l’âge de 16- 18 ans de voyager pendant un an en dehors de la communauté, seuls 20% selon mon guide et 10% selon la personne de l’Amish village, choisissent de rompre avec sa communauté, vivant ainsi dans son siècle et refusant le baptême.

Premier choc : lorsque nous nous arrêtons pour manger dans le Comté, des femmes Amish, vêtues de couleur unie et aux chaussures de sport noires comme le veut la tradition, s’occupent des chevaux qui mèneront ensuite les touristes en promenade. Les Amish ne refusent dons pas les revenus du monde moderne.Puis, dans les magasins, tout est à la « sauce Amish », des patchworks aux confitures – pas si artisanales que ça puisqu’on y trouve du sirop de maïs.

Le monastère que l’on voulait voir étant fermé, direction l’Amish village, reconstitution d’une ferme en 18140. Les confitures sont là, véritablement artisanales cette fois-ci. Pour en avoir ramené plusieurs pots, je confirme qu’elles sont délicieuses ; ) (un prochain billet bec sucré ??)

Une guide nous explique alors quels sont les principes de vie de cette communauté.

 Deuxième choc: les Amish ne refusent pas les appareils électroménagers comme le lave vaisselle ou la machine à laver, ni même les robots ménagers. Ils les adaptent toutefois car leur énergie provient de l’air. Je suis perplexe. L’électricité existe bien dans la nature via les orages… Si le téléphone est interdit dans la maison, il est possible d’en installer un à l’extérieur, dans un cabanon, s’il est nécessaire pour le business.

L’agriculture Amish n’utilise ni engrais ni tracteurs.

Les femmes Amish ne travaillent pas, elles s’occupent de leur nombreuse progéniture, cousent, font des confitures, la cuisine. L’une d’entre elles peut être l’institutrice tant qu’elle n’a pas d’enfants.

Je n’aimerais pas être une femme Amish…

J’ai du mal à comprendre la frontière entre ce qui est permis et interdit et me demande combien de temps cette communauté continuera ainsi à refuser la modernité. Comme la natalité est forte, elle croît certes de moitié tous les 20 ans, mais n’est-ce pas le chant du cygne ??

A quoi bon refuser toute élégance, se chausser uniquement de chaussures noires ou blanches ?

A quoi bon continuer d’utiliser la bougie, ne pas employer des boutons sur la plupart des vêtements mais tirer ses revenus du tourisme ?

Washington D.C. : et soudain…

Dernier jour de vacances…

Valise bouclée, craignant déjà les remarques à l’aéroport

– c’est fou ce que ça pèse lourd les guides, les livres des musées, du sirop d’érable … –

Vous partez visiter D.C. (nom donné par les Américains à Washington) une dernière fois.

Il fait très beau, en ce mardi 23 août.

La National Gallery de Washington regorge de trésors et je retrouve de vieux amis:

ici un Lorenzo Lotto vu lors d’une expo au Grand Palais il y a quelques années déjà, là un Titien vu au Louvre il y a 2 ans, plus loin une Madone de Raphaël rappelant celle du Kunst de Vienne…

Je poste mes dernières cartes, je rentre vers l’hôtel quand soudain

L’immeuble que je longe et les poteaux électriques tanguent comme de la tôle ondulée

Un vent violent siffle près de moi,

Le sol tremble sous mes pas, comme si j’étais en mer dans une tempête.

Puis plus rien.

Sauf des gens affolés qui sortent des immeubles, des gens qui téléphonent, des enfants apeurés…

Et l’attente. Que va-t-il se passer? Une autre réplique? Des effondrements d’immeubles?

Bien plus que le tremblement lui-même, ce sont cette foule et cette attente qui me font peur.

Dans le taxi qui file vers l’aéroport, j’entends qu’il s’agit d’un tremblement de terre de force 5.8 et que des réacteurs nucléaires ont été mis en sécurité.

Je réfléchis à mes projets… Certaines expériences sont salutaires…