Une journée sous le signe de la photographie à l’Abbaye royale de l’Epau…

Du 27 juin jusqu’au 4 novembre 2018, l’Abbaye Royale de l’Epau, située aux portes du Mans, propose sa sixième saison photographique en mettant en avant la danse avec trois expositions sublimes aux regards artistiques différents.

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L’Abbaye de l’Epau est avant tout une abbaye cistercienne fondée par le Reine Bérengère de Navarre, femme du célèbre Roi Richard Coeur de Lion, en 1229. Nous vous en avions parlé ici l’an dernier lors du précédent festival de photo : ).

Abbaye de l'Epau_2018

Le premier photographe, Frederik Lerneryd, est arrivé il y a deux ans à Nairobi au Kenya. Il veut montrer sous un autre angle l’histoire des enfants de Kibera (bidonville de Nairobi) arrivant à alterner l’école, la danse et les tâches ménagères pendant la semaine. Sur les photos, on retrouve l’univers de la danse classique avec des enfants en costume : tutus, collants et pointes faisant des positions classiques. En réalisant ce projet, il a réussi à faire comprendre que la danse classique n’est pas réservée exclusivement aux occidentaux. Malgré les différences de cultures, les occidentaux peuvent tout de même apprendre la danse africaine comme les africains peuvent apprendre la danse classique. Cette exposition montre qu’on peut briser les stéréotypes et que les cultures se partagent.

Gérard Uféras a lui aussi travaillé sur la danse classique. Avant de photographier la danse, il était focalisé sur l’Opéra et la Musique pendant 13 ans. Il a commencé par travailler avec l’Opéra National de Paris en répondant à leur commande pour un livre puis le Bolschoï l’a contacté intéressé également. En ce moment, il travaille avec la Scala de Milan. Dans son exposition “La diagonale des rêves Paris, Moscou, Milan” on voit des photographies, avec un jeu de lumière surprenant, concernant les plus grands danseurs classiques du moment lors des répétitions ou en plein spectacle.

Le dernier photographe se nomme Clément Szczuczynski et a réalisé son travail en trois mois contre plus de deux ans pour les deux autres photographes. Il a donc travaillé avec six compagnies différentes dont les danseurs sont soient amateurs soient professionnels et sur la danse contemporaine. Son exposition “Ce qui nous passe par le corps” montre l’univers de la danse sous un autre aspect : celui qui montre de nombreux corps différents réunis pour une même passion et un même engagement.

A travers ces trois expositions, on en conclut que la danse est un moyen de rêver et de prendre confiance en soi. Les passions sont importantes car elles permettent de trouver sa propre voie. “Le fait qu’ils sentent et voient quelqu’un leur donner une chance augmente leur amour propre et les rend plus forts pour affronter la vie de tous les jours » Frederik Lerneryd.

Par ailleurs, l’Abbaye de l’Epau met en avant d’autres expositions de photographes autour de la citoyenneté. Collégiens, photographes professionnels ou amateurs mettent en avant leurs différents projets avec des sujets qui diffèrent selon le sujet choisi par le photographe.

Je recommande fortement une escapade à l’Abbaye de l’Epau car c’est un lieu majestueux rempli d’histoire… mais aussi d’expositions ! Pour moi, la photographie permet de visualiser concrètement les ressentis de l’artiste vis-à-vis de ses sujets. Chaque personne est libre de la compréhension du choix de l’artiste pour chaque photo présentée.

Tiphaine LATROUITE

Une centaines d’estampes du British Museum à la Fondation Custodia pour parler du Rêve Américain…

La Fondation Custodia située dans le 7ème arrondissement parisien présente l’exposition “Le Rêve Américain : du Pop-Art à nos jours”, à la scénographie minimaliste. Constituée d’estampes de 42 artistes, en provenance du British Museum elle se tient jusqu’au 2 septembre 2018 pour la première fois en France.  Beaucoup de grands noms d’artistes figurent dans cette exposition comme Jim Dine, Jasper Johns, Kara Walker, Ed Ruscha, Andy Warhol… Le point commun de tous ces artistes, même s’ils n’appartiennent pas au même mouvement, est qu’ils sont confrontés à l’imprimé pour réussir à créer des images marquantes des Etats-Unis au cours des dernières décennies.

 

Johns
Jasper Johns, Flags I, 1973
Sérigraphie en couleur. – 675 x 850 mm / 699 x 889 mm (feuille)
© Trustees of the British Museum et © Jasper Johns / Adagp,
Paris, 2017

 

Cette exposition permet de retracer au fil du temps, grâce aux estampes, la créativité ainsi que les différents mouvements apparus au cours des six dernières décennies de l’Art américain.  Chaque estampe est une représentation du reflet des Etats-Unis dans le monde et permet à chacun de faire son propre commentaire sur l’image que donnent les Américains de leur pays..

 

Estes
Richard Estes, Grant’s, du portfolio Urban Landscapes, 1972
Sérigraphie en couleur. – 365 x 515 mm / 500 x 700 mm (feuille)
© Trustees of the British Museum et © Richard Estes, courtesy Marlborough Gallery, New York

 

Connaissez-vous vraiment l’Art des Etats-Unis ? L’objectif principal de cette exposition est d’encourager le public français à apprécier l’Art américain et aussi à l’étudier. Depuis le Pop-Art, de nombreux mouvements artistiques se sont succédés. Comme pour chaque exposition, le but est de comprendre pourquoi les artistes ont choisi d’appartenir à un mouvement tout en développant un style personnel. L’exposition permet de montrer l’élan de créativité qui a caractérisé l’art imprimé aux Etats-Unis. On remarque tout au long de celle-ci que tout artiste est engagé et souhaite montrer la réalité politique et sociale du pays à un moment donné. Cette exposition laisse libre à chacun d’imaginer et de percevoir les Etats-Unis. Elle est une ouverture sur l’Art et exprime aussi toutes les perceptions qu’une personne peut avoir sur l’Art.

Je recommande absolument cette exposition qui se tient de surcroit dans un lieu surprenant et magnifique !  Faites un tour dans les collections permanentes !

Tiphaine LATROUITE

Le temps d’une journée à Montbéliard…

Situé dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté, le « Pays de Montbéliard » a été rattaché à la France en 1793 et fait partie des hauts lieux du protestantisme français grâce à son histoire.

Nous vous en avions parlé l’an dernier à l’occasion de lexposition sur le peintre Henry Valensi.

Le Musée du château des ducs de Wurtemberg, qui se dresse sur un éperon rocheux qui permet une superbe vue sur la ville et ses alentours, est l’un des musées les plus importants de la ville de Montbéliard. Ce musée est disposé en plusieurs thématiques dont l’Histoire, les peintres régionaux, une collection d’Art contemporain, l’archéologie et une collection d’Histoire naturelle.

Deux expositions temporaires sont actuellement au musée :

–  L’exposition « 1925-1935, une décennie bouleversante » retrace cette période pour montrer dix années suspendues, magiques et bouleversantes, révélées dans leur fragilité tout autant que dans leur inventivité. L’exposition présente, à travers plus de 150 tirages originaux et une centaine de revues d’époque issus de prêts exceptionnels des Collections Roger-Viollet et de celles du musée Nicéphore Niépce, la richesse des illustrations et des évolutions visuelles que la presse et les photographes ont composé pour créer l’image d’une époque marquante. La photographie se met au service de la « modernité » et montre la réalité de la vie des années 20 loin du côté paillettes et jazz. Si les photos sont de qualité, il est dommage que la scénographie ne les fasse pas assez ressortir: trop de photos sont disposées les unes à côté des autres, sans mise en relief particulière. Beaucoup de photographies représentent des personnes ayant une vie difficile alors que d’autres montrent des personnes issues du monde du spectacle. On remarque une expansion des supports de photos et du nombre de photographes en France. Cette exposition se tient jusqu’au 16 septembre 2018, à découvrir donc pendant les vacances ; )

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–        « Jeux de Lumières » est un jeu de mots pour donner un titre à l’exposition car on s’attend à un vrai jeu de lumières alors qu’il s’agit de tableaux provenant de la collection des œuvres du musée de Montbéliard du 17ème au 20ème siècle, retransmises pour montrer les différentes tonalités de couleurs dans un tableau et montrer comment les artistes utilisent les couleurs pour illuminer une œuvre. La lumière est à la fois un matériau, une couleur, un motif, un effet, un symbole et elle peut se révéler dans des jeux subtils d’ombres, de clair-obscur ou d’éclairage.

Pour terminer la journée, vous pouvez faire un petit tour de la ville en passant voir le Temple protestant Saint-Martin (qui est le plus vieux temple construit en France encore en bon état) ou encore la table de la Pierre à Poissons et découvrir l’architecture type de la ville ainsi que les magasins vendant des spécialités culinaires.

Tiphaine LATROUITE et Anne-Laure FAUBERT

Les différents coffrets “culturels” et gastronomiques de FOOD de Culture

Marque fondée en 2015 par la directrice éditoriale de ce Webzine, FOOD de Culture est le « petit frère gastronomique » de Bulles de Culture, société événementielle culturelle créée en 2014. Envie d’ailleurs, que vous suivez : ) est à l’origine de ce projet fou!

Taj Mahal

Passionnée de Culture et aussi diplômée de Sciences Po Paris, Anne-Laure a pour but de partager et d’initier à la Culture. Elle suit aussi depuis 7 ans des cours en tant qu’auditeur libre à l’Ecole du Louvre.

FOOD de Culture propose des coffrets “culturels” et gastronomiques Made in France qui ont pour but de partager la culture de façon gourmande d’où le jeu de mots pour le nom de la marque ; )

Dans les coffrets vous y trouverez :

  • un livret explicatif sur le thème
  • une gourmandise associée pour chaque histoire ou partie racontée dans le livretAmour non alcoolisé

Depuis la naissance de sa société, Anne-Laure, avec l’aide de son équipe, a créé une quinzaine de coffrets. Le principal objectif de ces coffrets est l’incitation à la culture pour tous, tout en se faisant plaisir à déguster des petites sucreries ou d’autres produits. Les coffrets sont tout aussi originaux que les gourmandises qu’ils proposent. Avez-vous déjà goûté de la confiture de violettes ? Une liqueur de safran ? Un Papageno en pâte d’amande ?

Coffret Opéra 2

Des Réunionnais nous ont donné leur avis sur les coffrets : “Un cadeau qui sort de l’ordinaire, avec des mets délicieux qui sortent de l’ordinaire. Un livret dans lequel on apprend l’Histoire.”

Coffret La Bible_argent 925

Les coffrets ont aussi pris leur envol à l’international. Ils ont voyagé en Espagne, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Italie, Vatican, Arabie Saoudite, Chine, Hong Kong, Malaisie, île de la Réunion, Mexique.

FOOD de Culture peut aussi monter vos coffrets sur-mesure !

Venez faire un petit tour sur notre site pour plus de renseignements pour ces authentiques coffrets !

Tiphaine LATROUITE

Une journée sur le pas des Illustres à Auvers-sur-Oise

La saison culturelle et touristique 2018 d’Auvers-sur-Oise s’intitule « Sur les pas des Illustres : aux sources de l’Impressionnisme ». Un illustre est par définition “Qui est très connu, du fait d’un mérite ou de qualités extraordinaires.”  La ville d’Auvers-Sur-Oise est connue pour les différents peintres impressionnistes qui y ont vécu comme Corot, Daubigny, Daumier, Boggio, Van Gogh…

FESTIVAL_1

Envie d’ailleurs a passé une journée à Auvers-Sur-Oise et vous décrit les différents endroits incontournables à voir dans ce joli village d’artistes à quelques minutes de Paris.

Auberge_Ravoux-048-Devanture Auberge.Erik Hesmerg

Pour commencer cette journée, nous vous proposons de visiter l’auberge Ravoux, qui ne comporte qu’une unique chambre, celle où est mort le célèbre peintre Vincent Van Gogh le 29 juillet 1890. Une arrivée dans le restaurant de l’auberge dans lequel vous pouvez déjeuner puis nous montons les escaliers menant tout droit dans la chambre où vivait le peintre pendant un mois et demi  jusqu’à la fin de sa vie et mesurant 10m2. Vous pouvez ensuite partir en pèlerinage sur la tombe de Van Gogh, comme nous vous en avions parlé dans cet article.

MUSEE_DAUBIGNY

Par la suite, un petit tour au musée Daubigny qui vous propose une exposition s’intitulant “Impressions Marines” pour cette saison jusqu’au 28 août 2018. Elle est un hommage au peintre Charles-François Daubigny dont le musée est éponyme. Venez voyager en découvrant 80 oeuvres du peintre, de son fils Karl, Gustave Courbet, Jules Dupré, Eugène Boudin, Jean-Baptiste Corot en passant par la mer du Nord et par la Manche.  Pour continuer avec le peintre Daubigny, vous pouvez aussi visiter son atelier qui appartient aujourd’hui à l’un des membres de sa famille. Des superbes peintures sont à voir ainsi que des objets de l’époque ! Un atelier à ne surtout pas manquer et dont nous vous avons déjà parlé ici.

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Le musée de l’absinthe est particulièrement intéressant car nous voyons de nombreux objets de l’époque dans lesquels les hommes buvaient de l’alcool ainsi que des peintures, ou encore des affiches de l’époque ! A la fin vous pourrez sentir des plantes d’absinthes pour connaître l’odeur, voire même déguster cette boisson à l’évocation sulfureuse ; )

ABSINTHE_2

Ou, si vous préférez, direction le château d’Auvers-Sur-Oise à la visée pédagogique et dont vous avions parlé en novembre ici .  Nous avons déjeuné juste après la visite dans le restaurant du château, qui est situé dans un cadre agréable et jovial. Le déjeuner a été cuisiné par un grand chef et était délicieux 🙂 !! Un très bon moment pour une journée culturelle agréable !!

ATELIER_BOGGIO

Nous avons continué par une visite de l’atelier d’un autre peintre : Emile Boggio, peintre franco-vénézuelien du XIXème siècle (1857-1920) qui a habité pendant une dizaine d’années une petite maison à Auvers. Il y peint plus de 400 tableaux. Dans cet atelier reste encore sa dernière toile posée sur son chevalet, un de ses chapeaux, des objets et des meubles. La tombe de Boggio se situe dans le cimetière Auvers-sur-Oise, comme celle de Vincent Van Gogh. L’atelier appartient depuis plus de 100 ans à la famille de Boggio.

 

Une petite marche s’impose pour arriver à la Maison du Docteur Gachet. Le docteur Paul Ferdinand Gachet (1828-1909) a étudié à la Faculté de Médecine de Paris. En 1858, il présente ces douze cas dans Etude sur la mélancolie, thèse soutenue devant la Faculté de Médecine de Montpellier. En 1859 jusqu’à sa mort, il va ouvrir deux cabinets avec une pratique de la phytothérapie ainsi que l’homéopathie. Il s’intéresse aux recherches de ses confrères neurologues pour soigner ses patients atteints d’affections nerveuses. Du 24 mars au 24 juin 2018 se tient une exposition se nommant : “Melancholia : Art et Psychiatrie au XIXème siècle”. Elle retrace la thèse du docteur sur la mélancolie, considérée comme le Mal du siècle. Les œuvres des artistes présentées dans cette exposition montrent qu’ils sont tous aussi sensibles aux relations qu’entretiennent le génie, la création et la folie.

Tiphaine LATROUITE