Margiela, les années Hermès … au musée des Arts décoratifs de Paris

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Margiela… Hermès… Deux noms qui pour les amateurs de mode sonnent a-priori en contradiction… Lorsqu’en 1997 Jean-Louis Dumas, alors président et directeur artistique d’Hermès, demande à Martin Margiela de dessiner les collections de prêt à porter femme, celui-ci est considéré comme une figure avant-gardiste de la mode, atypique et mystérieux. Un choix qui, à l’époque, interroge, voire inquiète. Toutefois, à la différence de son mentor Jean-Paul Gaultier, Martin Margiela a un goût prononcé pour les musées.

Né en 1957 en Belgique, Martin Margiela a suivi une formation à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers (1974) avec d’autres artistes comme Dries Van Noten puis travaille avec Jean Paul Gaultier de 1984 à 1988, année où il décide de créer sa propre marque de couture. Pour les amoureux de mode, le Palais Galliera expose Margiela. Nous en avons parlé ici.

L’exposition au musée des arts décoratifs met en avant les interactions entre les deux univers – blanc pour Margiela, orange pour Hermès – pendant la période Margiela (1997 à 2003) au sein de la maison Hermès. Une utilisation des couleurs que l’on retrouve dans la scénographie: le fond blanc pour les créations Margiela, orange pour celles pour Hermès.

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Lors de ses 12 collections pour Hermès, Margiela propose une mode intemporelle, sans carrés ni imprimés; une mode confortable pour des femmes libres. La gamme de couleurs monochromes qu’il propose rompt avec les images associées à la Maison: des couleurs vives et des imprimés. L’accent est mis sur le toucher et les collections sont conçues davantage pour le confort que pour le regard des autres.  De nombreux vêtements sont conçus pour être transformés. Les pièces connaissant le plus grand succès réapparaissent durant plusieurs saisons. Les collections deviennent interchangeables et les vêtements complémentaires. 

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Reprenant certains des codes de sa maison, Margiela choisit des mannequins de tous âges et réinterprète les classiques de la garde-robe masculine: vareuses, vestes de costume, cabans, trenchs…Dans l’exposition, des définitions sont données dans un souci pédagogique. Certains modèles exposés sont sublimes tant par la coupe que par la simplicité qui s’en dégage. Au gré de la visite on redécouvre aussi le monde d’Hermès, les boucles de cuir, les carrés…Sous la direction de Margiela, le chiffre d’affaires du prêt-à-porter d’Hermès atteint une croissance de 20% par an. 

On s’aperçoit que le style Hermès influence Margiela bien après son départ de cette maison. Une exposition qui prouve que Margiela et Hermès avaient « une passion commune pour l’excellence du travail artisanal ».

Anne-Laure FAUBERT

 

A découvrir au musée des Arts décoratifs jusqu’au 2 septembre 2018

 

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