De la vie culturelle de Roubaix le grand public ne retient ces derniers temps que la réouverture du musée de la Piscine et c’est dommage. Car cette ville industrieuse du Nord abrite un musée intéressant consacré à son passé textile: La Manufacture.

Reportage sur une exposition et un musée qui nous interpellent sur la création et l’univers de la mode et du textile.

Abritée dans les anciens locaux de la société Craye et fils, industrie de tissage spécialisée dans la fabrication de tissus d’ameublement, fondée en 1914 par Israël Jean-Baptiste Craye et cédée en 2009 à la vile de Roubaix, La Manufacture, musée de la mémoire et de la création textile, ouvre ses portes en 2015 et propose également des expositions temporaires comme en ce moment Parures, objets d’art à porter jusqu’au 27 octobre 2019.

La créatrice Isabelle Quéhé souhaitait concevoir des pièces sans racheter un enième vêtement, des pièces uniques, semblables à des plastrons, et conçues par des créatrices et créateurs du monde entier. Cette soixantaine de pièces permet au visiteur de redécouvrir des techniques de broderie, teinture… nécessitant une expertise et un temps de fabrication long. L’inverse de la fast fashion en somme. Pour les personnes intéressées, l’exposition s’accompagne d’ateliers, de conférences et de l’organisation d’une soirée défilé et vente aux enchères.

Personnellement je serais bien repartie avec certaines pièces sophistiquées ; ) prises en photo ci-dessus et suis restée émerveillée devant certaines œuvres de toute beauté.

La Manufacture offre aussi l’occasion de découvrir « le revers » de notre « look » en rappelant que l’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Le visiteur découvre ainsi les différentes étapes de la fabrication d’un tissu et peut également voir des machines fonctionner, dont les plus récentes datent de 1990 et 1992 et sont contrôlées par ordinateur. L’occasion de découvrir comment est fabriqué notre linge de maison mais pas que…

Une idée de sortie culturelle pour le week-end, à compléter par les visites du musée de La Piscine de Roubaix et la villa Cavrois.

Anne-Laure FAUBERT

« Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté » au musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Pour la première fois en France, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme consacre une exposition à Helena Rubinstein (1872-1965) fondatrice de la marque de beauté éponyme. Plus de 300 documents – photos, objets, vêtements, gravures, ouvrages, robes magnifiques et tableaux de sa collection – retracent le parcours de « l’impératrice de la beauté » comme l’appelait Jean Cocteau.

Portrait d’Helena Rubinstein 1953 Paris, Archives Helena Rubinstein – L’Oréal ; DR

Née à Cracovie dans une modeste famille juive orthodoxe, de son vrai prénom Chaje ou Chaja, Helena est l’aînée de 8 filles qu’elle placera ensuite à la tête de ses salons de beauté. C’est de sa mère, qui leur recouvre le visage l’hiver d’une crème pour les protéger du froid, qu’Helena Rubinstein tient son intérêt pour la beauté. Femme de caractère, elle refuse les mariages arrangés, part d’abord à Vienne chez sa tante Helena puis en Australie, chez des oncles, seule et âgée de 24 ans. C’est lors de cette traversée qu’elle change son identité en Helena Rubinstein.

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Helena Rubinstein dans son laboratoire à Saint-Cloud années 1930 Paris, Archives Helena Rubinstein – L’Oréal ; DR

L’exposition Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté retrace les étapes de sa vie dans les villes qui l’ont marquée : Cracovie, Vienne, Melbourne, Londres, Paris, New York et Tel Aviv. Self made woman – contrairement à Chanel elle ne doit rien à ses amants – héroïne nationale en Australie, elle se caractérise par une capacité de travail importante et un sens de la mise en scène et du marketing. Elle est la première à classer la peau en 3 catégories et à soumettre les crèmes de beauté à des tests rigoureux. Ayant pour rivale Elisabeth Arden, Helena Rubinstein considère la beauté comme un nouveau pouvoir pour les femmes tout en déclarant : « Le travail a toujours été mon meilleur soin de beauté. Je crois au travail acharné qui chasse les rides de l’âme et de l’esprit. »

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A travers cette exposition se dévoile une femme indocile, collectionneuse en nombre aussi bien d’arts premiers, d’opalines, de robes ou de mobilier. Elle est amoureuse tout en étant absente – son premier mari Edward William Titus la trompe tout en l’aidant à modeler son image pour les médias et rédigeant les notices de ses crèmes de beauté et les publicités pour la marque dont il accompagne le développement, le second Artchil Gourielli-Tchkonia a 23 ans de moins qu’elle. Il existe à son époque peu de femmes collectionneuses comme Peggy Guggenheim, Gertrude Stein ou elle-même. En 1908 elle décide de conquérir l’Europe et ouvre son premier salon de beauté à Londres, dans le quartier huppé de Mayfair. Elle acquiert les codes de la gentry et apprend à tenir salon.

Helena Rubinstein dans son appartement new-yorkais 1954 Collection Lilith Fass, Paris ; DR

La seconde guerre mondiale la marque – elle perd sa sœur Regina à Auschwitz, et, alors qu’elle vit à New York, son hôtel particulier de l’île Saint Louis, son salon de beauté à Paris et sa maison sont saccagés. La scénographie simple, aux couleurs sépia, évoque avec douceur cette partie difficile de sa vie, et nous dévoile également quelques magnifiques robes lui ayant appartenu.

L’exposition Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté se tenant dans le musée d’art et d’histoire du Judaïsme, la dernière salle retrace ses relations avec le jeune Etat d’Israël où vit une de ses nièces, et le financement d’un musée dont l’architecture la déçoit toutefois.

Une exposition qui ravira aussi bien les personnes qui s’intéressent aux role models féminins, à la culture ashkénaze et aux créations d’empires commerciaux qu’aux amateurs d’art moderne – magnifiques portraits de la créatrice par la peintre polonaise Sonia Lipska…

Anne-Laure FAUBERT

Jusqu’au 25 août 2019

Alphonse Mucha au musée du Luxembourg: « je préfère être un illustrateur populaire qu’un défenseur de l’art pour l’art »

Pour les adeptes d’Art nouveau et de Prague, le musée du Luxembourg propose une exposition intéressante sur Alphonse Mucha (1860-1939) artiste à la fois connu pour avoir donné son nom à l’Art nouveau et méconnu pour son implication dans le panslavisme : il aspirait à une nation tchèque indépendante de l’Empire austro-hongrois.

Rêverie de Mucha 1897 – Copyright: Mucha Trust 2018

Les inconditionnels de Mucha seront à la fois heureux et déçus : heureux car il est toujours agréable, en dehors du musée Mucha de Prague, de voir des œuvres de cet artiste, et déçus car l’exposition aurait mérité une rétrospective bien plus grande…au Grand Palais comme la dernière qui lui fut consacrée en 1980. D’aucuns diront qu’il y a beaucoup (trop) d’affiches. C’est oublier que Mucha commença sa carrière comme affichiste et que c’est justement grâce à elles et à l’immense Sarah Bernhardt, qu’il connut la gloire.  Arrivé à Paris en 1887 il commence une carrière d’illustrateur. En décembre 1894, c’est sa rencontre avec Sarah Bernhardt qui lance sa carrière d’affichiste : il réalise pour elle l’affiche de « Gismonda », qui le rendit célèbre du jour au lendemain.

Gismonda – 1894 Copyright: Mucha Trust 2018

Cette collaboration professionnelle se double d’une amitié avec la « divine Sarah ». Cette affiche est la première d’une longue série d’affiches publicitaires, ou simplement décoratives, autour du répertoire de figures féminines entremêlées de fleurs et de volutes graphiques.

Les saisons – l’été – 1896 – Mucha – Copyright: Mucha Trust 2018

La présentation côte à côte dans l’exposition, des 4 études puis des lithographies de La danse, la peinture, la poésie et la musique, montre la façon de créer de Mucha. Il associe en effet chaque art à un moment de la journée et à un motif végétal. Ainsi pour la danse, des feuilles tombent portées par une brise matinale. Pour la poésie, l’étoile du soir brille dans le ciel au crépuscule. Son style de composition harmonieux, qu’on appelle plus tard la « formule Q » combine un motif circulaire et une figure assise dont les jambes drapées forment la queue de la lettre. En tant qu’affichiste il développe un style personnel, le « style Mucha », caractérisé par des formes sinueuses, des lignes organiques et une gamme subtile de tons pastel. Le « style Mucha » devient synonyme de l’Art nouveau qui fait alors son apparition.

Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir une facette plus mystique de Mucha. Intéressé par l’occultisme, il entre au Grand Orient en 1898 car il voit en la franc-maçonnerie le prolongement de son spiritualisme. Son cheminement spirituel l’amène à faire de trois vertus – la Beauté, la Vérité et l’Amour – les pierres « angulaires » de la condition humaine. Dans son œuvre les figures énigmatiques apparaissant derrière le sujet découlent clairement de la croyance en des « pouvoirs invisibles » qu’il développe par la suite. Le magnifique pastel « Nuit sainte » en est un symbole.

Nuit sainte
Nuit sainte – Mucha – 1900 – Copyright: Mucha Trust 2018

En 1910, Mucha retourne à Prague et peint l’Epopée slave de 1912 à 1926 : 20 grands épisodes qui selon lui ont marqué ces peuples d’un point de vue politique, religieux, philosophique ou culturel. Dix scènes sont tirées de l’histoire tchèque et 10 autres du passé d’autres nations slaves. Il voyage en Croatie, Serbie, Bulgarie… où il dessine et photographie. Mucha était en effet convaincu que l’art pouvait aider les peuples à s’unir pour le progrès de l’humanité; en diffusant des idées philosophiques l’art peut rapprocher les peuples et maintenir la paix.

Malheureusement l’Histoire joue contre lui et c’est dans une Prague occupée par les Allemands qu’il décède en 1939.

Anne-Laure FAUBERT

Une histoire de la coiffure… après le livre, l’exposition du coiffeur et artiste Hervé Boudon à la Fondation Karelias en Grèce

Hervé Boudon fascine par sa vivacité, son œil de lynx qui, dès le premier regard sait quelle coiffure vous mettra en valeur, et son talent. Sous son casque de cheveux bouclés se cache un maître de la beauté. Né dans une famille de coiffeurs et de couturiers, passionné d’art, il dirige de 1970 à 2014 le salon de coiffure parisien Hervé Boudon, créé à partir du salon de coiffure familial.

Coiffeur créateur, le dessin faisant partie intégrante de son travail de coiffeur puisqu’il dessinait toujours un croquis avant de coiffer une femme – il réalise également des illustrations de livres, des scénarisations de films et des dessins de bijoux pour la joaillerie. Il a participé tout au long de sa carrière à de nombreuses expositions, parmi lesquelles Miroir, Miroir… La main guidée par l’idée au musée Galliera en 2003, à des manifestations comme Legend – Cirque d’hiver en 1984, L’lnde de nos rêves à Bruxelles en 1991 ou encore Les jeudis de la Villa, à Rome, villa Médicis, en 2016. Son travail a été récompensé par de nombreux prix comme le prix CACF à Bologne en 1996, le Beauty World Master Award à New York pour le meilleur artisan coiffeur français en 1997 et la médaille d’or des Arts, Sciences et Lettres en 2003.

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Portrait du Fayoum – Ie siècle après JC – Dessin et Copyright d’Hervé Boudon

Depuis le 15 avril, et jusqu’au 27 mai 2018, à Kalamata, en Grèce, se tient son exposition Une histoire de la coiffure issue du livre éponyme publié en 2016. “Ce n’est pas une histoire de la coiffure, c’est mon regard sur cette histoire, partielle et donc partiale » précise-t-il cependant. Mais quelle histoire ! On décèle dans les dessins un parti pris esthétique certain, combiné à une reconstitution historique des coiffures. Mes préférées sont celle d’un portrait du Fayoum, par sa douceur, son esthétique et sa reprise des codes des fameux portraits, et celui d’Aliénor d’Aquitaine.

 

Aliénor
Aliénor d’Aquitaine d’après le Codex de Manesse ( XIII- XIVs) Dessin et Copyright Herbé Boudon 

 

J’ai essayé d’être le plus fidèle possible – sans vouloir recréer leurs visages ou leurs attitudes dans la reproduction des coiffures. J’ai choisi celles qui pour moi sont les plus fortes, les plus sensuelles, les plus significatives et je n’ai pas voulu viser à l’exhaustivité, d’autres l’ont fait avant moi.

Débutant par l’Egypte ancienne, période qu’Hervé Boudon résume par deux mots « charme » et « grâce » avec les portraits de la reine Cléopâtre témoin de la passion des Egyptiens pour l’Art de la coiffure, l’exposition se poursuit avec l’Antiquité grecque et romaine. La Grèce est primordiale pour cet art puisque les coiffeurs, encore de nos jours, s’inspirent de cette période pour leurs propres créations. A Rome, le grandiose est mis en avant, les femmes prennent grand soin de leurs coiffures dans une époque placée sous une couleur emblématique : le pourpre. Des salons de coiffure où chaque artisan a sa propre spécialité apparaissent. Après Byzance et son influence orientale, l’artiste nous emmène au Moyen-Âge et ses coiffes surprenantes avec un portrait majestueux de la reine Aliénor d’Aquitaine où elle est représentée avec des cheveux longs ondulés artificiellement retenus par une « barbette » et un « touret ». On apprend également que c’est sous le règne de Louis XIII, entre 1610 et 1643, que pour la première fois un coiffeur, nommé Champagne, entre dans l’Histoire. 

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Défilent ensuite la Renaissance et ses coiffures influencées par les Italiens, pour la plupart tressées avec des perles et retenues par des résilles transparentes torsadées ; le Baroque et ses coiffures à la hurluberlu – du Français hurelu qui signifie “ébouriffé” et du mot berlu qui veut dire “excentrique” –  mises en avant par la célèbre coiffeuse La Martin au XVIème siècle. Pendant la Régence, un ressenti de l’influence orientale avant que la période du Rococo n’annonce des coiffures bouclées et poudrées à frimas s’enlacent autour du visage, accompagnées d’accessoires, de fleurs et des bonnets de dentelle.

Sous le règne de Marie-Antoinette, la mode gagne ses lettres de noblesse et deux coiffeurs s’illustrent : Larseneur, coiffeur des coiffeurs puis suivra Léonard Autié, coiffeur de la Reine. On retrouve des coiffures assez hautes jusqu’à l’accouchement de Louis-Joseph, fils de la Reine où celle-ci perdit ses cheveux. Son coiffeur Léonard lui conçoit alors une coiffure plus naturelle, inspirée de l’Uranie, qui devient la coiffure à l’enfant. C’est également à partir de cet évènement que les coiffures ne seront plus en hauteur mais en largeur. Après la Révolution Française et l’arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir, on redécouvre la sobriété pour proclamer un monde nouveau tout en s’inspirant de l’Antiquité. Le XIX°s voit l’avènement de la bourgeoisie et du style bourgeois et romantique : les cheveux sombres et un teint pâle voir maladif (comme le personnage Marguerite Gauthier du livre La Dame aux Camélias). Les dernières périodes représentées dans l’exposition sont la Belle Époque avec des influences cubistes et l’abstraction qui marque le début d’une nouvelle ère avec des franges, des chignons ainsi que des cheveux avec beaucoup de volume.

L’exposition se termine en beauté avec les Années Folles et ses deux tendances : une coiffure stylisée avec une coupe au carré accompagnée d’une frange courte style «  Louise Brooks » ou une  coiffure floue blonde style « Marlène Dietrich ».

Guidée par l’esprit et par l’idée, cette exposition est un hommage à la Beauté éternelle tout autant qu’une promenade culturelle et esthétique à travers l’Histoire.

Anne-Laure FAUBERT et Tiphaine LATROUITE

 

Margiela, les années Hermès … au musée des Arts décoratifs de Paris

Margiela… Hermès… Deux noms qui pour les amateurs de mode sonnent a-priori en contradiction… Lorsqu’en 1997 Jean-Louis Dumas, alors président et directeur artistique d’Hermès, demande à Martin Margiela de dessiner les collections de prêt à porter femme, celui-ci est considéré comme une figure avant-gardiste de la mode, atypique et mystérieux. Un choix qui, à l’époque, interroge, voire inquiète. Toutefois, à la différence de son mentor Jean-Paul Gaultier, Martin Margiela a un goût prononcé pour les musées.

Né en 1957 en Belgique, Martin Margiela a suivi une formation à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers (1974) avec d’autres artistes comme Dries Van Noten puis travaille avec Jean Paul Gaultier de 1984 à 1988, année où il décide de créer sa propre marque de couture. Pour les amoureux de mode, le Palais Galliera expose Margiela. Nous en avons parlé ici.

L’exposition au musée des arts décoratifs met en avant les interactions entre les deux univers – blanc pour Margiela, orange pour Hermès – pendant la période Margiela (1997 à 2003) au sein de la maison Hermès. Une utilisation des couleurs que l’on retrouve dans la scénographie: le fond blanc pour les créations Margiela, orange pour celles pour Hermès.

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Lors de ses 12 collections pour Hermès, Margiela propose une mode intemporelle, sans carrés ni imprimés; une mode confortable pour des femmes libres. La gamme de couleurs monochromes qu’il propose rompt avec les images associées à la Maison: des couleurs vives et des imprimés. L’accent est mis sur le toucher et les collections sont conçues davantage pour le confort que pour le regard des autres.  De nombreux vêtements sont conçus pour être transformés. Les pièces connaissant le plus grand succès réapparaissent durant plusieurs saisons. Les collections deviennent interchangeables et les vêtements complémentaires. 

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Reprenant certains des codes de sa maison, Margiela choisit des mannequins de tous âges et réinterprète les classiques de la garde-robe masculine: vareuses, vestes de costume, cabans, trenchs…Dans l’exposition, des définitions sont données dans un souci pédagogique. Certains modèles exposés sont sublimes tant par la coupe que par la simplicité qui s’en dégage. Au gré de la visite on redécouvre aussi le monde d’Hermès, les boucles de cuir, les carrés…Sous la direction de Margiela, le chiffre d’affaires du prêt-à-porter d’Hermès atteint une croissance de 20% par an. 

On s’aperçoit que le style Hermès influence Margiela bien après son départ de cette maison. Une exposition qui prouve que Margiela et Hermès avaient « une passion commune pour l’excellence du travail artisanal ».

Anne-Laure FAUBERT

 

A découvrir au musée des Arts décoratifs jusqu’au 2 septembre 2018