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Spectacle de l’Ecole de danse 2015: un beau cru!

Vendredi 3 avril 2015 – Première représentation – Palais Garnier

D’ores et déjà de Béatrice Massin et Nicolas Paul – Variations Don Giovanni de Maurice Béjart – Aunis de Jacques Garnier et Soir de fête de Léo Staats

Chaque année, le spectacle de l’école est l’occasion de découvrir le travail des élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris. Coppélia y fut notamment interprétée en 2011 (voir mon billet ici). Cette année, il s’agissait de quatre ballets de 1925 à 2013, et j’attendais de revoir avec impatience Aunis de Jacques Garnier que j’avais adoré en 2013.

D’ores et déjà créé en 2013 pour le Tricentenaire de l’école de danse de Béatrice Massin et Nicolas Paul est un subtile mélange de danse baroque (spécialité de Béatrice Massin) et moderne, hommage à la danse française. Des danseurs – uniquement masculins – évoluent en costume d’inspiration baroque autour d’un grand cadre de tableau doré sur une musique de Rameau ou parfois en silence. Un ballet de l’entre deux, avec des pas modernes et des mouvements de bras classiques. Un peu comme l’adolescence et le passage à l’âge adulte... J’avais déjà vu ce ballet en 2013 et me suis du coup concentrée sur la technique des danseurs, certains montrant déjà un grand professionnalisme. J’aurais souhaité quelques mises en avant des danseurs, qui restent finalement trop ancrés dans le groupe.

Variations Don Giovanni de Maurice Béjart (1979) sur une musique de Chopin et des variations du Don Giovanni de Mozart est quant à lui un spectacle féminin. S’agit-il de toutes les conquêtes de Don Giovanni, ou uniquement de danseuses attendant le début de la répétition? Que vient faire la Sylphide au milieu de cette pièce? Quoiqu’il en soit ce ballet a permis aux élèves et notamment à Naïs Duboscq de montrer leur maîtrise de la scène. Chapeau!

J’attendais Aunis de Jacques Garnier (1979) avec impatience. J’avais A-DO-RE ce ballet en 2013, date à laquelle il était entré au répertoire de l’école de danse pour son tricentenaire. . Rappel des danses traditionnelles tant dans la musique des deux accordéons que par certains pas, ce trio peut s’avérer magique. J’étais donc un peu déçue car j’ai trouvé ces trois jeunes gens un peu trop scolaires – à part Chun Wing Lam – et n’ai pas retrouvé la magie de 2013. Snif…

Soir de fête de Léo Staats (1925) clôturait la soirée par un hommage à la danse de l’entre deux guerres sur la musique de La Source de Léo Delibes. Un ballet galant, sans réel sujet si ce n’est la fête. Pas de deux et variations s’enchaînent et permettaient de rendre hommage au style français. Un pari réussi et quelques danseuses à suivre de près comme Perle Vilette…

Une belle soirée qui laisse, comme à chaque spectacle de l’école de danse, songeur sur le travail nécessaire et la pression qui pèse sur ces frêles et jeunes épaules…

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