L’art vu par Oscar Wilde

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Nous sommes beaucoup à avoir eu une période Oscar Wilde. Certaines de ces épigrammes sont très connues: « I have nothing to declare except my genius » lorsqu’il arriva aux Etas-Unis ou « I can resist everything except temptation »…

Dans ma volonté de revoir mon anglais, je me suis replongée dans ses livres, en commençant par ce recueil d’épigrammes.

Car pour Wilde, l’art était plus réel que la vie et pour lui la nature imitait l’art. Tout le contraire en somme de l’idée platonicienne de l’art, l’artiste ne faisant selon Socrate qu’imiter la nature.

Je ne me lancerai pas, rassurez-vous, dans une exégèse des 2 positions.

Je me contenterai de vous livrer mes épigrammes préférées à ce sujet. Attention, à votre anglais, je ne traduirai pas (cf l’expression très connue sur le traducteur traître).

« An age that has no criticism is either an age in which art is immobile, and confined to the reproduction of formal types, or an age that possesses no art at all ».  Avis annelaurien: ce serait intéressant d’en discuter avec certains artistes contemporains…

« Art is the most intense mode of Individualism that the world has known. » 

« No great artist ever sees things as they really are. If he did he would cease to be an artist ».  Entièrement d’accord et c’est ce qui fait la richesse de l’art.

Et pour finir:

« … there are two worlds – the one exists and is never talked about; it is called the real world because there is no need to talk about it in order to see it. The other is the world of Art; one must talk about that, because otherwise it would not exist ».

5 comments on “L’art vu par Oscar Wilde”

  1. Je dirais même plus, en citant Aristote à l’heure du thé (désolée pour les puristes, traduction française): « A mon avis, seuls les artistes peuvent juger l’art; et il y a une grande différence. Tant qu’un peintre n’est qu’un peintre, il n’a aucun droit à parler d’autre chose que de formats et de teintes, sujets sur lesquels on le contraindra du reste à ne pas s’étendre; les lois de la création artistique ne lui seront révélées que le jour où il sera devenu un artiste. Il n’existe pas plusieurs arts, mais un seul. Un poème, un tableau, le Parthénon, un sonnet, une statue sont par essence identiques, et qui en connaît un les connaît tous. Moyennant quoi, étant le maître de la couleur et de la forme, le poète est l’artiste suprême, le vrai musicien qui plus est, et le seigneur de la vie et de tous les arts. »

  2. The Critic as Artist et The Portrait of Dorian Gray contiennent de nombreuses réflexions sur l’Art. Je vous les recommande si cela vous intéresse de creuser les réflexions wildiennes dans ce domaine.
    Et si vous êtes sur Paris au mois d’août, les membres de la Société Oscar Wilde seront présents aux lectures des 5 et 16 au Théâtre du Nord Ouest, vous devriez venir si cela vous intéresse. 🙂

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