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Pégase & Icare, le nouveau spectacle du cirque Gruss : une féérie pour petits et grands à quelques détails près…

Le monde du cirque est un monde qui m’intéresse à plusieurs titres :

  • au niveau sociétal comme ce ballet Les forains de Roland Petit vu l’an dernier à Toulouse (voir ici) qui traite des conditions de vie des enfants de la balle,
  • au niveau culturel: j’avais déjà vu le spectacle des Gruss en 2011 (à la demande de mes parents ; ) que j’avais emmenés) et il me tardait de découvrir celui-ci à plusieurs titres.

Tout d’abord pour le titre Pégase et Icare qui traite de deux grand mythes grecs : le cheval Pégase et l’homme Icare qui voulait voler. Ensuite pour le spectacle équestre. Cavalière j’apprécie et perçois les difficultés des numéros équestres proposés par les Gruss – je me demande à chaque fois si les spectateurs réalisent à quel point il est difficile de demander à un cheval une révérence, un piaffé, une levade, une pirouette…

Gruss

Copyright: Cirque Alexis Gruss

Pégase et Icare est un spectacle qui oscille entre numéros équestres classiques chez les Gruss – leur marque de fabrique – avec les différentes générations qui se succèdent et sautent, jonglent debout sur les chevaux et des numéros de voltige qui parlent d’Icare, de son rêve brisé et de sa chute dans la mer Egée. Et c’est là que j’ai tiqué à plusieurs reprises, comme d’autres parents à côté de moi.

Pas tant sur la qualité et la beauté des numéros que sur certains détails. Si les costumes sont dans la droite ligne du milieu forain – paillettes et dorures – ils auraient gagné à moins souligner par un tissu de couleur différente certaines parties féminines et masculines et à moins s’inspirer de l’esthétique SM pour certains hauts des hommes.

En outre certains numéros reprennent certains stéréotypes que je trouve gênants au XXI°s : un numéro de voltige imbrique l’homme et la femme d’une drôle de façon quand d’autres montrent une femme – forcément – en admiration devant un homme qui la néglige presque. Ces questions qui n’enlèvent rien à la qualité du spectacle interrogent toutefois sur la cible de ce spectacle : sont-ce les enfants ? Et donc les tissus trop voyants et insistants sont-ils intégrés par eux ou ne retiennent ils que les numéros de chevaux (ce qui fut le cas des miens, âgés de 3 ans) ? Ou le public cible est-il adulte et donc habitué à ces sollicitations suggestives ?

Ce spectacle reste quoiqu’il en soit un très beau moment équestre non exempt d’humour lorsque le shetland fait aussi son numéro et se dresse sur ses jambes arrière.

 

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Cette entrée a été publiée le 26 novembre 2015 par dans CULTURE - Autres, et est taguée , , , , , , , , , .
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