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Kodo au Châtelet: lost in translation?

Etant curieuse, et n’ayant jamais vu un spectacle de Kodo, tambour japonais, j’étais au Châtelet vendredi soir.

Sept tableaux composaient le spectacle, minutieusement réglé par Tamasaburo Bando, trésor national vivant au Japon, découvert l’an dernier au Châtelet dans Jiuta et L’opéra aux pivoines (cf mon billet).

Les premiers tableaux, Kaden et Monochrome, m’ont fait ressentir cette différence culturelle: certes j’ai joué du tambour africain (ou tam tam) ado et reconnaissais et la difficulté de la frappe et certains rythmes, certes c’était très beau… mais... c’était monotone et je me demandais ce que nous faisions tous à entendre toujours les mêmes rythmes… Le changement théâtral de certains joueurs apportaient un peu de diversité, Dieu merci.

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Ibuki a apporté quelques changements, avec l’apparition furtive de femmes.

C’est surtout la deuxième partie, composée notamment de 3 oeuvres traditionnelles arrangées, qui ont emporté mon adhésion. Les costumes étaient très beaux, quoique parfois étranges: étaient-il vraiment en tissu ces larges pantalons bouffants à l’aspect très froissé? – ou parfois réduits à l’essentiel -un slip blanc pour hommes pour 2 joueurs de tambour.

La scénographie était minutieusement réglée et variée tout comme les sons.

Il émanait de la dernière oeuvre, Yatai-bayashi – une énergie galvanisante.

Au final, une réussite malgré la barrière culturelle.

2 commentaires sur “Kodo au Châtelet: lost in translation?

  1. Léopoldine
    10 février 2014

    ah c’est difficile quand leur culture est si lointaine. J’avais assisté à un spectacle des Kabukis et même si j’avais trouvé ça beau j’ai bien compris que je saisissais que 5% de ce que signifiait le kabuki !

    • Anne-Laure Graf
      10 février 2014

      J’avais trouvé plus « facile » de suivre Jiuta l’an dernier que Kodo cette année. C’est vraiment étrange comme sensation. Pour Kabuki, je n’ai vu que la version occidentalisée de Béjart, dans un ballet du même nom…

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Cette entrée a été publiée le 10 février 2014 par dans Compagnies étrangères, et est taguée , , , , , , .
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