La casa Azul de Frida Kahlo prend ses quartiers d’automne au Palais Galliera

Frida Kahlo (1907-1954) fut l’une des artistes les plus influentes du XX°s, tant par ses problèmes de santé qu’elle sublima en se créant une personnalité publique bien particulière, que pour son art singulier.

Le Palais Galliera lui rend hommage avec l’exposition Frida Khalo au-delà des apparences. Pour la première fois en France, en collaboration avec le Museo Frida Kahlo, plus de 200 objets provenant de la Casa Azul, la maison où l’artiste naquit et vécut, sont montrés: vêtements, correspondances, accessoires, cosmétiques… et surtout ses magnifiques robes.

 Frida Kahlo par Nickolas Muray, 1939
© Nickolas Muray Photo Archive

Peu de tableaux donc mais des photographies (son père Wilhelm dit Guillermo était un photographe émigré allemand) qui retracent sa vie.

L’exposition se déploie sur les deux niveaux du Palais Galliera , des galeries du sous-sol sur sa vie aux espaces du rez-de chaussée consacrés aux créateurs contemporains et à l’influence qu’elle continue d’exercer sur eux. La scénographie en noir et blanc de Sandra Courtine réussit le pari de mettre en valeur chacun des objets comme autant de facettes de sa personnalité.

 Châle, huipil en coton, jupe en soie brodée de motifs floraux en velours.
Rebozo and cotton huipil, silk skirt with woven velvet floral motifs.
©Museo Frida Kahlo – Casa Azul collection –
Javier Hinojosa, 2017

Si quelques partis pris m’ont laissée perplexe – pourquoi parler d’identité de genre et queer – que dire alors d’autres artistes femmes de cette période – et la présence des vernis à ongle – l’exposition a selon moi le grand mérite de révéler une artiste au caractère bien trempé – notamment lorsqu’elle reprend les Surréalistes condescendants à son égard avant qu’André Breton ne compare son travail à « un ruban autour d’une bombe » – s’interrogeant très tôt sur son identité métisse et le pouvoir des vêtements pour révéler ou dissimuler des handicap.

Le vocabulaire visuel que révèle Frida Khalo au-delà des apparences montre son extraordinaire résilience face à une vie marquée très tôt par l’adversité. Un hymne à la joie et à la beauté de l’art…

Anne-Laure FAUBERT

Jusqu’au 5 mars 2023 au Palais Galliera.

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