Retour sur la Première de la Khovantchina (1886) le mardi 22 janvier 2013…

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C’est une soirée dont on sort K.O. debout…

Une soirée qui oscille entre la splendeur rouge et or de la mise en scène d’Andrei Serban et la brutalité des rapports humains : brutalité des gardes vis-à-vis du peuple, des hommes vis-à-vis des femmes, des vieux croyants vis-à-vis des autres Russes. Chaque personnage passe du statut de victime à bourreau tout au long de l’opéra. Seule Marfa (Larissa Diadkova) garde une certaine pureté et son amour sans espoir pour le prince Andrei Khovanski (Vladimir Galouzine) la rend profondément humaine.

C‘est une pièce qui apparait à première vue dominée par les hommes… malgré la présence d’une entité immatérielle féminine – la Russie.

Certains passages marquent plus que d’autres :

– les danses perses teintées d’un très fort érotisme,

–  l’opposition entre la modernité – le Prince Vassili Golitsyne – et l’obscurantisme – le Prince Ivan Khovanski – symbolisé par le dialogue entre ces 2 Princes va jusque dans les vêtements portés par le premier… On en oublierait presque que le Prince Golitsyne vient de faire appel à une voyante, Marfa… La superstition n’est donc jamais très loin.

L’opéra traine parfois en longueur, notamment dans le dernier acte où dans un décor blanc puis gris les Vieux croyants mettent fin à leurs jours… Apocalypse rappelant celle de St Jean à bien des égards…

 

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