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Karpathos: la Grèce des cartes postales?

Ca doit être le temps gris mais cela me donne des envies de soleil…

Avant de m’envoler vers d’autres cieux, je voulais vous montrer quelques photos de Karpathos… dont je vous ai déjà parlé ces derniers-temps.

A l’origine de ce voyage un article du Financial Times de septembre 2010, lorsque je revenais de Grèce (oui déjà ; ) )

Karpathos y était décrit comme une île où les femmes portent l’habit traditionnel, les gens sont accueillants, les paysages magnifiques et l’eau transparente. En bref, une Grèce de cartes postales. J’étais un peu sceptique contrairement à la personne qui m’accompagnait.

Je dois reconnaître que mon séjour dans cette île a confirmé ce qu’il était écrit dans cet article. Mais attention, cela dépend de l’endroit où vous allez.

Pigadia, « capitale » de l’île a des airs de St Tropez et m’a rappelé Skiathos par l’abondance de ces bars branchés.

Cette Grèce de cartes postales, vous la trouverez de façon caricaturale à Olympos, où des bateaux réalisent des excursions à la journée de Pigadia à ce village.

Je ne l’ai pas beaucoup apprécié malgré le sympathique petit déjeuner dans le calme d’un début de matinée, avant l’arrivée des « hordes » de touristes.

D’abord parce que j’avais vu ailleurs des bien plus jolis villages grecs: Sifnos, Milos et Amorgos pour les Cyclades regorgent de mignons villages très photogéniques.

Ensuite parce que je n’ai pas du tout aimé cet aspect « marchands du temple ». Je m’explique. Olympos est traversé par une rue principale où tous les 2 mètres une femme en costume traditionnel vous propose d’acheter le foulard typique, du miel, des tissus, parfois de façon assez agressive. Chora, à Alonissos (Sporades), m’avait fait un peu le même effet: on y retrouvait le soir venu tous les touristes en train de gravir la rue principale, mais les magasins étaient plus diversifiés et avaient une marchandise de meilleure qualité avec souvent une véritable recherche dans la mise en valeur des produits. Je n’ai ai trouvé qu’un de ce genre à Olympos, à l’entrée de la rue, en fait 2 petits magasins tenus par la même personne.

C’est plutôt en restant à Diafani, village où s’arrête le bateau d’excursion avant de prendre un bus pour Olympos, que vous retrouverez ces images d’Épinal.

Vous croiserez dans la rue, le soir, des femmes en train de cuire leur pain, de broder vêtues de façon traditionnelle. Si vous avez la chance de pousser la porte d’une maison, vous y verrez une profusion de broderies….

Vous croiserez également des femmes vêtues de façon traditionnelle à Avlona, le village agricole.

Pour un peu que vous preniez votre temps et que vouz ne donniez pas l’impression de « consommer cette île », et même à Olympos, les gens rencontrés ont très souvent été accueillants…

2 commentaires sur “Karpathos: la Grèce des cartes postales?

  1. Schwaber
    18 juillet 2011

    Pfff un chat à côté d’un menu en anglais, ça m’étonne pas!! Les deux miaulent!!

  2. Dominique Bertou
    8 mai 2013

    Olympos peut certes présenter un côté décevant lorsque l’on voit les femmes harcelant les touristes le long de la fameuse rue qui mène jusqu’à l’église.

    Mais pour apprécier la richesse d’Olympos il convient d’aller au-delà des apparences. Ces femmes n’ont aucune habitude du commerce car ce village pratiquait le troc jusqu’à une période avancée. Même aujourd’hui bien des personnes ne vivent que grâce à l’échange de biens et services, survivance du fait que la monnaie n’a circulé au village que très tardivement (années 60).

    Contrairement à ce que pensent les touristes, les femmes du village portent leur costume toute l’année, les bottes ont une réelle utilité pour pratiquer le travail de la terre sur des terrains glissants, ces femmes ne se déguisent pas pour amuser les visiteurs.
    Le plus important n’est pas là, il est dans le maintien de rituels antiques que les villageois pratiquent afin que le lien social perdure. Il y a là une dimension de défi importante car ce lien social est multiformes, il se traduit principalement par la poésie improvisée sur place en fonction des circonstances, poésie qui joue un rôle majeur dans l’inter-relation des villageois et aussi par la musique jouée sans discontinuer plus de 12 heures durant (et non pas un quart d’heure pour amuser les touristes).
    Le dépassement de soi est dans la nature des Olympiotes, la transmission de savoir-faire artisanaux et artistiques aussi.
    L’échange et le partage font aussi partie des coutumes et le visiteur qui sait apprécier cette communauté a souvent l’occasion de s’en rendre compte.
    Il faut du temps pour appréhender ce territoire et aucun guide (et en premier lieu Le Routard) n’a sérieusement cherché à comprendre comment fonctionne ce village.
    Bien entendu, dans un 1er temps les marchandes du temple irritent et je déplore que cette pratique perdure car elle donne une image totalement faussée de ce lieu passionnant.

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Cette entrée a été publiée le 17 juillet 2011 par dans CARNETS DE VOYAGE, Carnets des Iles, et est taguée , , , .
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