Une très belle année 2015 et le bilan 2014 – entre voyages en Europe, danse et musique

Alors que débute l’année 2015, je voulais tout d’abord vous souhaiter, chers lecteurs et abonnés, une excellente année, pleine de rêves accomplis, des plus fous ou plus « simples », de moments de joie avec vos proches et de belles sorties culturelles,en France et à l’étranger. Surtout profitez (je n’aime pas ce mot et lui préfère le mot allemand geniessen mais tout le monde n’est pas germaniste) de cette belle et fragile vie… tant que ça dure…

Je voulais aussi vous souhaiter de « devenir ce que vous êtes », une phrase en apparence très simple, en réalité bien plus complexe.

En faisant le bilan de l’année 2014, je tenais à remercier certains d’entre vous pour votre aide et opportunités et en particulier Anne-Sophie, Nadine qui m’a donné cette formidable opportunité d’abord de découvrir la visite du Théâtre des Champs Elysées (voir ici) puis de voir les coulisses de La Clémence de Titus et de faire ce billet pour le blog du TCE. Merci également à Iza, Ève et Lisa qui m’ont soutenue pour ma société  Bulles de Culture et à Ying sans qui cette idée ne serait pas devenue réalité, à Martin et Marion qui m’ont proposé de rejoindre Bachtrack et Muse baroque.

Bref une très belle année sous forme d’échanges culturels en France et à l’étranger! 

 

Côté voyages, Envie d’ailleurs vous a emmenés en Espagne en janvier via des billets bec sucré, l’exposition du Prado sur Velazquez et la famille de Philippe IV, Tolède, Ségovie et Aranjuez,

cochon lait

en Pologne en mars où, avec mon fils – dont le prénom est celui du saint patron de ce pays – je suis notamment partie à la recherche de mes lointaines racines polonaises et me suis retrouvée à la tombée de la nuit dans un cimetière à essayer de déchiffrer des tombes du XIX°s… J’en ai tiré deux billets: Cracovie vu par un enfant et un bec sucré israëlo-polonais.

Ariel Bdef

Suite des escapades à Riga où j’ai découvert la famille de mon mari vivant en Lettonie depuis 1945 mais restant profondément russe. Une Pâques orthodoxe un peu déconcertante, des interrogations identitaires et une ville très intéressante. Foncez à Riga ; ) c’est ici.

Jugenstil Anne-Laure Graf

Je vous ai ensuite entraînés en Allemagne en avril où avec ma fille cette fois  – il est important de passer du temps avec chaque jumeau séparément –  j’ai rendu visite à une amie et arpenté cette ville que je connaissais déjà.

Strand Perle - Hambourg

L’occasion de découvrir que Lagerfeld était aussi photographe.

Antique 3 Bdef (2)

Je vous ai également fait découvrir en juin les hortillonnages d’Amiens sous le signe de l’Art contemporain.

Jardin d'Erode - Anne-Laure Graf

et entraîné le même mois à Chaumont pour découvrir les Jardins sous le signes des péchés capitaux

Chaumont sur Loire Bdef

 Deux très belles journées qui restent parmi mes meilleurs souvenirs de l’année!

L’été fut marqué par un pays que j’aime beaucoup – la Grèce

Crépuscule orhodoxe - 2008

et une très belle découverte dont je n’ai pas parlé ici: Malte, son histoire, sa cathédrale, ses sites archéologiques, son artisanat de bijoux en argent et or (très dangereux pour le porte-monnaie mais si beau),ses randonnées équestres au coucher du soleil. Mon coup de coeur de l’année! Je compte bien y retourner un jour, si Dieu le veut.

Les 3 soeurs Bdef

 

Côté danse, l’année fut marquée pour moi par cinq très beaux ballets, un très sombre, Lac de Jean-Christophe Maillot à Chaillot, un autre spirituel Future memories du chorégraphe contemporain Jiri Kylian au TCE je titrais que si la danse était une religion, Kylian en était son prophète contemporain. On est balletomane ou pas ; ).

Symphonie des psaumes

Cendrillon de Malandain au théâtre des Sablons de Neuilly-sur-Seine était féerique, le théâtre du Capitole faisait réfléchir à la dureté des enfants de la balle avec sa soirée consacrée à Lifar et Petit 

Les forains - Anne-Laure Grafet Nicolas Le Riche rendait un très bel hommage à son épouse lors d’une soirée au TCE début novembre.

Clairemarie Osta - Anne-Laure Graf

Côté musique, le Stabat Mater de Pergolèse à la salle Gaveau fut pour moi la plus belle soirée de l’année. Outre le fait que c’est une de mes œuvres baroques préférées, elle était magnifiquement interprétée!

Je me suis également réconciliée avec le théâtre en découvrant Haïm à la lumière d’un violon à Gaveau, très belle pièce qui fait intervenir musique et théâtre et traite de façon très pudique et juste la Shoah… et de la vie.

 

Côté musée, le vernissage de la nouvelle galerie des dons au musée de l’immigration fut une très belle soirée et m’a fait beaucoup réfléchir à ce qui nous définit en tant que français;

violon tchèque

Hokusai me replongea dans les paysages japonais (visite organisée par ma société) et les Han dans la culture chinoise.

Han Bdef

J’ai également vécu un moment « hors du temps » à la Galerie Patrick Fourtin mi-décembre et c’est cette magie que je vous propose de découvrir ce jeudi.

Une très belle année qui n’aurait pas été possible sans certaines rencontres. Merci à vous tous et à nouveau Auguri a tutti, felice anno nuovo – je reviens du Nord de l’Italie – et Belle et heureuse année 2015!!

 

Et vous, quels ont été vos temps forts de l’année? Vos coups de coeurs, vos recommandations?

 

 

Karpathos: la Grèce des cartes postales?

Ca doit être le temps gris mais cela me donne des envies de soleil…

Avant de m’envoler vers d’autres cieux, je voulais vous montrer quelques photos de Karpathos… dont je vous ai déjà parlé ces derniers-temps.

A l’origine de ce voyage un article du Financial Times de septembre 2010, lorsque je revenais de Grèce (oui déjà ; ) )

Karpathos y était décrit comme une île où les femmes portent l’habit traditionnel, les gens sont accueillants, les paysages magnifiques et l’eau transparente. En bref, une Grèce de cartes postales. J’étais un peu sceptique contrairement à la personne qui m’accompagnait.

Je dois reconnaître que mon séjour dans cette île a confirmé ce qu’il était écrit dans cet article. Mais attention, cela dépend de l’endroit où vous allez.

Pigadia, « capitale » de l’île a des airs de St Tropez et m’a rappelé Skiathos par l’abondance de ces bars branchés.

Cette Grèce de cartes postales, vous la trouverez de façon caricaturale à Olympos, où des bateaux réalisent des excursions à la journée de Pigadia à ce village.

Je ne l’ai pas beaucoup apprécié malgré le sympathique petit déjeuner dans le calme d’un début de matinée, avant l’arrivée des « hordes » de touristes.

D’abord parce que j’avais vu ailleurs des bien plus jolis villages grecs: Sifnos, Milos et Amorgos pour les Cyclades regorgent de mignons villages très photogéniques.

Ensuite parce que je n’ai pas du tout aimé cet aspect « marchands du temple ». Je m’explique. Olympos est traversé par une rue principale où tous les 2 mètres une femme en costume traditionnel vous propose d’acheter le foulard typique, du miel, des tissus, parfois de façon assez agressive. Chora, à Alonissos (Sporades), m’avait fait un peu le même effet: on y retrouvait le soir venu tous les touristes en train de gravir la rue principale, mais les magasins étaient plus diversifiés et avaient une marchandise de meilleure qualité avec souvent une véritable recherche dans la mise en valeur des produits. Je n’ai ai trouvé qu’un de ce genre à Olympos, à l’entrée de la rue, en fait 2 petits magasins tenus par la même personne.

C’est plutôt en restant à Diafani, village où s’arrête le bateau d’excursion avant de prendre un bus pour Olympos, que vous retrouverez ces images d’Épinal.

Vous croiserez dans la rue, le soir, des femmes en train de cuire leur pain, de broder vêtues de façon traditionnelle. Si vous avez la chance de pousser la porte d’une maison, vous y verrez une profusion de broderies….

Vous croiserez également des femmes vêtues de façon traditionnelle à Avlona, le village agricole.

Pour un peu que vous preniez votre temps et que vouz ne donniez pas l’impression de « consommer cette île », et même à Olympos, les gens rencontrés ont très souvent été accueillants…

Entre Cyclades et Sporades, que choisir?

Au départ de ce billet, la question d’une personne souhaitant partir en vacances.

Comme d’autres îles telles les Canaries ou les Baléares, les îles grecques ont souffert d’une massification du tourisme depuis quelques années. Charters quotidiens, fêtes à n’en plus finir, mercantilisme des habitants seraient devenus courants… J’avoue ne pas être totalement d’accord avec cette image.

Il existe une telle multitude d’îles dans les Cyclades qu’il faut d’abord savoir ce qu’on y recherche: farniente, fêtes, randonnées, baignades… L’esprit n’est pas le même selon qu’on va à Sifnos, charmante petite île paisible ou Mykonos, fameuse pour ses fêtes débridées. Nétant pas allée dans cette-dernière je ne pourrai juger mais peut-être est-ce comme Ibiza où plages festives et coins tranquilles existent.

Je ne connais que 6 îles: 3 dans les Cyclades: Sifnos, Milos et Amorgos, 3 dans les Sporades: Skiathos, Skopélos et Alonissos.

Eglise des 7 martyrs – Sifnos

Les Cyclades sont globalement plus pelées que les Sporades. J’aime davantage les paysages boisés…

Dans les Cyclades, j’ai personnellement préféré Sifnos. Etait-ce parce que c’était la première île grecque que je voyais? Les toits ronds et bleus m’ont séduite, les maisons traditionnelles également. Les chemins de randonnées étaient « ombragés » de figuiers bien garnis que je n’ai jamais retrouvés ailleurs.

Milos possède un célèbre village de pêcheurs où les chats donnent des photographies magnifiques et géologiquement c’est très intéressant.

Milos coucher de soleil

Les plages y sont aussi très belles, ocres au soleil couchant.

Quant à Amorgos, j’ai davantage apprécié le côté coucher de soleil face à la mer un verre à la main…

Amorgos

Concernant les Sporades du Nord, les 3 îles ont des caractères différents. Les plages sont belles mais souvent recouvertes de galets, à l’exception de celles de Skiathos.

Plage de Panormos – Skopélos

Mini Mykonos, vie balnéaire et fruits au sirop délicieux du monastère de la Panagia Kounistra pour Skiathos, chaleur des habitants, beauté des monastères et des plages à Skopélos.

Quant à Alonissos, près de Votsi, une plage déserte atteignable uniquement par un sentier de chèvre m’a fait oublier le côté très touristique du chef lieu, Palia Alonissos ou Chora … Qui sait, si vous trouvez cette plage, peut-être y croiserez-vous une tortue étonnée de voir âme humaine…

Près de Votsi, une plage pour Robinsons… Alonissos