Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ? Un spectacle musical sur cette icône du cinéma français

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C’est un spectacle dont on sort KO debout et dont certaines répliques restent gravées longtemps dans la mémoire. Couronné de deux Molières (meilleur spectacle musical et Révélation féminine), Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ? raconte la vie fascinante d’Arletty, icône du cinéma français, et visage de la Parisienne chic, élégante et indépendante. Née Léonie Bathiat le 15 mai 1898 à Courbevoie et décédée le 23 juillet 1992 à Paris, Arletty est ici incarnée par Elodie Menant (rôle pour lequel elle a gagné le Molière de la révélation féminine), qui a coécrit la pièce avec Eric Bu. Ce spectacle retrace sa vie à travers plus de 35 personnages – de ses parents à ses amants, en passant par Jacques Prévert ou la fille de Pierre Laval, Josée de Chambrun – joués par quatre comédiens, sans en oublier ses zones d’ombre comme sa « collaboration horizontale » pendant la seconde guerre mondiale, son avortement clandestin et l’après-guerre dont sa situation lui fait dire: « Après avoir été la femme la plus invitée de Paris, je suis la femme la plus évitée. »

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Si les répliques cultes sont attendues «  Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère » dans le film Hôtel du Nord de Marcel Carné, d’autres marquent comme lorsque la mère de Léonie déclare « L’amour a été inventé par les hommes pour se soulager. (…) Ils vous laissent ensuite seule avec un enfant » ou lorsque Arletty déclare « 50+44 : 94, le compte est bon. Ma mère est morte à 44 ans, mon père à 50 ans ». L’artiste meurt en effet à 94 ans, hasard des chiffres ?

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« Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty » brosse le portrait d’une femme indépendante, élevée comme un garçon par son père qui l’appelait « mon petit gars » et lui inculqua le goût de la liberté. Son amour de jeunesse, surnommé Ciel, mort au front pendant la Première guerre mondiale, elle décide de n’être jamais « ni femme, ni mère de soldat » et mène une vie libre, courtisée par les plus grands.

Une vie de paillettes, de chants, mais aussi de travail acharné pour se créer un personnage ; une vie d’ombre également puisqu’elle perd la vue après la deuxième guerre mondiale et meurt seule, l’officier allemand Hans Jürgen Soehring s’étant marié et étant décédé en 1960 au Congo.

Un spectacle à découvrir absolument ou à revoir!

Anne-Laure FAUBERT

Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty – Théâtre Michel (Paris) – Jusqu’au 28 Mai 2022

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