Le Parc: un ballet inégal au final sublime…

Pas de commentaire

J’étais allée voir ce ballet pour me réconcilier avec Preljocaj. Je n’avais en effet apprécié ni Noces ni Le sacre du printemps que j’avais trouvés violents
notamment dans les rapports hommes femmes. Si je sais depuis que Preljocaj dénonce ainsi les violences faites aux femmes, je restais réservée.

Le Parc ( 1994) commence de façon étrange dans un jardin minéral où 4 hommes aux lunettes d’aviateur évoluent sur une « création sonore » de Goran Vejvoda. Ce sont des jardiniers est-il écrit sur le programme. Ce leitmotiv m’a laissée perplexe. Leur récurrence, associée à la musique, casse l’alchimie créée par la musique de
Mozart, les magnifiques costumes d’Hervé Pierre (mention spéciale pour ceux  du premier tableau ainsi que les robes à panier). Chargés de guider l’héroïne, très bien interprétée par Aurélie Dupont, dans cette carte du Tendre remise au goût du jour ces jardiniers ressemblent à des anges gardiens (elle est la seule à les voir) et symbolise peut-être la permanence de l’amour: ils sont d’un autre siècle qu’elle.

Dans ce XVIIIe siècle de libertins où scènes de séduction se succèdent, un couple émerge, formé par Nicolas Le Riche et Aurélie Dupont. Lui est
libertin, elle semble résister à l’amour… Une résistance à laquelle elle renonce dans un pas de deux
final de toute beauté…

Preljocaj signe ainsi un ballet inspiré de La princesse de Clèves version féministe…

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