Le Parc: un ballet inégal au final sublime…

J’étais allée voir ce ballet pour me réconcilier avec Preljocaj. Je n’avais en effet apprécié ni Noces ni Le sacre du printemps que j’avais trouvés violents
notamment dans les rapports hommes femmes. Si je sais depuis que Preljocaj dénonce ainsi les violences faites aux femmes, je restais réservée.

Le Parc ( 1994) commence de façon étrange dans un jardin minéral où 4 hommes aux lunettes d’aviateur évoluent sur une « création sonore » de Goran Vejvoda. Ce sont des jardiniers est-il écrit sur le programme. Ce leitmotiv m’a laissée perplexe. Leur récurrence, associée à la musique, casse l’alchimie créée par la musique de
Mozart, les magnifiques costumes d’Hervé Pierre (mention spéciale pour ceux  du premier tableau ainsi que les robes à panier). Chargés de guider l’héroïne, très bien interprétée par Aurélie Dupont, dans cette carte du Tendre remise au goût du jour ces jardiniers ressemblent à des anges gardiens (elle est la seule à les voir) et symbolise peut-être la permanence de l’amour: ils sont d’un autre siècle qu’elle.

Dans ce XVIIIe siècle de libertins où scènes de séduction se succèdent, un couple émerge, formé par Nicolas Le Riche et Aurélie Dupont. Lui est
libertin, elle semble résister à l’amour… Une résistance à laquelle elle renonce dans un pas de deux
final de toute beauté…

Preljocaj signe ainsi un ballet inspiré de La princesse de Clèves version féministe…

La carte du tendre des douceurs de l’été 2012

Alors que le vent d’automne commence à souffler, rien de mieux pour se remonter le moral que de songer aux douceurs de l’été.

Côté glaces – oui je fais partie du « gang des mangeurs de glaces », une découverte, la glace à la dragée de chez Lenôtre. Sucrée juste ce qu’il faut elle rappelle vraiment une dragée. Elle va rejoindre mes best of  avec celle à la figue à Saint Florent en Corse, à la cannelle à Salzburg ou au caramel beurre salé de chez Berthillon… à Paris ; )

Côté saveurs du monde, je me suis réconciliée avec le café Pouchkine (cf mes 2 billets à ce sujet) en y goûtant le baba au rhum Stanislas

et l’éclair Tvorog au fromage blanc ma foi fort délicieux. Quant à leur rouleau au pavot, il n’atteint pas ceux de la rue des rosiers mais il est quand même bien bon ;))

Mes vacances ont été également l’occasion de regoûter aux pâtisseries portugaises dont je vous avais déjà parlées.

Côté macarons, c’est infiniment jasmin de Pierre Hermé toujours aussi, osons le mot, orgasmique…

Côté gâteaux, une découverte, les cookies Laura Todd, fins, moelleux, un vrai régal…

Bon je vous quitte, j’en connais une qui va prendre ses bébés sous le bras pour chercher son 4 heures…

Et vous, vos découvertes de l’été? Vos coups de foudre culinaires, vos déceptions?

La carte du Tendre des douceurs lisboètes et alentours

 Mon séjour lisboète ne s’est pas borné à hanter monastères et musées et me promener le nez au vent. J’en ai aussi profité pour accroître ma connaissance des pâtisseries locales.

Après 6 pasteis de Nata en 2 jours et au bord de l’indigestion de ces délicieux flans, j’ai goûté d’autres desserts.

Torrao Abadessa, pasteis de Nata, manjar deuses, ovos paraiso, queijadas, segredos de Don Pedro… Derrière ces noms pittoresques se cachent des pâtisseries conventuelles (originaires des monastères) à base d’oeuf. On est loin des pâtisseries autrichiennes et tchèques dont je vous parlerai peut-être dans quelques semaines…

S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les pâtisseries de Lisbonne et des villes alentours c’est leur aspect simple, « non socialement distant », à l’exception peut-être de la Confeitaria nacional à Lisbonne, qui ressemble davantage à nos salons de thé cossus. Pour les autres, une devanture simple, des chaises et tables en métal et c’est tout.

1 – Le Pastel de Nata

Une véritable institution. On en trouve dans toutes les pâtisseries, les points de restauration rapide.

Il ressemble à un petit flan et peut être servi chaud avec parfois un peu de cannelle dessus ( à Belem).

J’ai mangé les meilleurs à la pâtisserie de Belem, une véritable institution, et à la Confeitaria nacional de Lisbonne.

2 – Les pâtisseries conventuelles

Lors de mon passage à Alcobaça (cf billet), j’en ai bien sûr profité pour faire un saut à la pâtisserie Alcoa, et ce d’autant qu’elle gagne chaque année depuis 2008 le premier prix de la pâtisserie conventuelle. Avec raison…

La Pastelaria conventual Pao de Rala d’Evora reste également une très belle expérience. La spécialité locale, le  pao de Rala, gâteau aux amandes et oranges confites, peut se révéler  cependant écoeurant (à gauche sur la photo ci-dessous).

 Enfin, si la Confeitaria nacional fait des pâtisseries amusantes (cf ci-dessous) elle excelle davantage dans les petites bouchées jaunes vendues au comptoir Spécialités.