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Dimanche 4 mars 2012 – Londres : Gala en l’honneur d’Anna Pavlova…

Anna Pavlova, cela vous dit quelque chose ?

Tu vas – encore – nous parler de danse, vont penser certains.

Oui, tout à fait ; )

Et pourtant, ce n’est pas par la danse que j’ai découvert celle que certains considèrent comme la plus grande danseuse classique du XX°s, mais lors d’un cours de russe. J’ai, depuis, renoncé à apprendre cette très belle langue oh combien compliquée. Je mettais tellement de temps à essayer de faire une phrase que mon tendre et cher avait déjà compris ce que je voulais dire. Ce qui ne m’empêche pas de dresser l’oreille quand j’entends de la Русский язык ou « ruski yasik » (littéralement : langue russe, en langage annelaurien : des russophones).

Un gala était donc donné dimanche dernier à Londres pour les 100 ans de l’installation d’Anna Pavlova à l’Ivy House. Un public élégant anglais et russe se pressait au Coliseum même s’il entrait et sortait pendant le spectacle, sûrement pour se rendre au dîner…

Née en 1881 à Saint-Petersbourg et décédée en 1931 à la Haye, Anna Pavlova fut une étoile du Ballet impérial russe et des Ballets russes de Serge Diaghilev. Son rôle le plus célèbre reste La Mort du cygne sur un extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Elle fut la première ballerine à parcourir le monde avec sa propre compagnie de ballet.

Le gala de dimanche alternait photos de la ballerine, passages classiques comme Le Corsaire et La Bayadère de Petipa, Giselle de Coralli / Petipa, pièces plus récentes comme Compassione de Merola, La Prisonnière de Roland Petit, et créations contemporaines comme Life is a Dream de Fei Bo. La vie d’Anna Pavlova était également évoquée par un passage appelé Pavlova et Cecchetti de Neumeier, rappel de ses leçons de danse avec ce professeur.

Lors de la très belle danse Russkaya de Kasian Goleizovsky, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux élections qui s’étaient passées le même jour en Russie…

Au total, 15 passages m’ayant permis de revoir certains danseurs comme Sergei Polunin et Andrei Merkuriev vus au Gala pour le Japon de mai dernier, et de voir à Londres deux danseurs de l’Opéra de Paris dans un Pas de deux du Lac des cygnes d’Ivanov/ Noureev, Myriam Ould Braham et Alessio Carbone.

J’ai trouvé dans l’ensemble les interprétations très sensibles, différentes de celles de l’Opéra de Paris, notamment pour les très beaux duos romantiques de La Dame aux camélias de John Neumeier interprétés par Alina Cojocaru et Alexandre Riabko et de Manon de Mac Millan (bientôt à l’Opéra de Paris) interprétés par Daria Klimentova et Vadim Muntagirov. Des relations hommes-femmes fondées sur la sensibilité, le romantisme et la passion, le tout renforcé par cette façon typiquement slave – et intraduisible en mots – de danser…

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