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Le Concours de M. Béjart: une intrigue intéressante, un résultat décevant

 

L’occasion faisant le larron, j’ai profité de mon séjour viennois pour voir la Première du Concours de M. Béjart, au Volksoper le 17 avril, soit 26 ans jour pour jour après sa création au Théâtre du Châtelet (i.e: 17 avril 1985). L’influence de ce chorégraphe sur l’actuel Directeur du ballet de Vienne, Manuel Legris, étoile de l’Opéra de Paris, m’intéressait également.

Heureusement que j’avais le livret car le nombre de danseurs et d’actions conduisait à une certaine confusion…

Ce ballet, construit comme un roman policier, retrace la participation de jeunes danseurs, dont une certaine Ada, à un concours international de danse. L’assassinat de cette danseuse fait entrer en scène inspecteur de police. Six personnes apparaissent suspectes, dont la mère d’Ada, ce qui donne lieu à la représentation des différentes scènes de la vie de la jeune danseuse, tour à tour élèce de Miss Maud à Londres, assistante d’un magicien…Tout ceci entrecoupé de retours vers le Concours où le jury, composé de la France, des États-Unis, de l’URRS et du Japon, continue de juger les candidats. C’est le fantôme d’Ada, pareil à ceux des ballets classiques qui viendra, la nuit tombée, montrer au détective l’identité du coupable.

 L’intrigue est donc à priori séduisante: un ballet avec de l’action, une parodie des concours de danse internationaux mais également de la danse elle-même, le tout soutenu par une musique pot-pourri de grands morceaux de ballets, de la Belle au Bois dormant à Giselle, en passant par la Bayadère, le Lac des cygnes, les Millions dArlequin, Coppélia... Tous les grands ballets sont ici convoqués, voire parfois parodiés. Ainsi, le pas de deux entre l’inspecteur et Ada – un des plus beaux moments du ballet – lorsqu’elle lui dévoile l’identité de son meurtrier, s’effectue-t-il sur le pas de deux de Giselle, confondant ainsi le couple le fantôme d’Ada- l’inspecteur avec le fantôme de Giselle – Albrecht…

Ces musiques classiques sont cependant entrecoupées de morceaux de musique moderne d’Hugues Le Bars, commandé exprès par Béjart, introduisant à la fois une danse plus moderne mais également une certaine distanciation avec les scènes précédentes…

Cette parodie de la danse vire malheureusement parfois au grand spectacle, pour ne pas dire au cirque. Le ballet n’est en outre pas servi par les danseurs…

A revoir donc avec une autre compagnie…

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Cette entrée a été publiée le 18 avril 2011 par dans BALLETS, et est taguée , , , , .
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