Alcobaça ou l’ombre d’Inès de Castro

Pas de commentaire

 Alcobaça, cela vous dit quelque chose?

A moins d’être un lusophone émérite, non.

Inès de Castro alors? Guère davantage.

La Reine morte d’Henry de Montherlant? Là je devrais avoir plus de chance. Pour mémoire, ce dramaturge et écrivain reprend en 1942, après d’autres écrivains lusophones, l’histoire véridique de l’amour de Don Pedro, au XIV°s pour la belle Inès. Contrarié par cette passion le père du prince, le roi Alphonse IV, fait assassiner la jeune femme. A la mort de son père, Pedro oblige la Cour à saluer le cadavre de l’aimée, qu’il a fait exhumer….

Montherlant réécrit cette histoire tragique en insistant sur les dilemmes des personnages et les liens filiaux, notamment la déception et l’incompréhension que peut entraîner un enfant chez ses parents lorsqu’il s’écarte du chemin tracé…

Une de mes pièces de théâtre favorite… Un de mes prénoms féminins préférés également….

Mais revenons au XXI°s…

Ayant fui la grisaille – momentanée – lisboète, c’est avec un certain plaisir que j’ai gagné Alcobaça… Je n’avais pas pu m’y rendre en 2008 et j’ai un peu fait ce voyage pour ça!!!

 C’est un riant soleil qui m’a accueillie, doublé d’un monastère que je ne pensais pas si long et grand. La vue de la place est impressionnante!

Monastère Santa Maria - Alcobaça

Les tombeaux d’Inès et Pedro se trouvent dans le transept de l’église du monastère de Santa Maria. Il a pour concurrent celui des Hiéronymites de Belem, à Lisbonne, mais il n’a pas à rougir de la comparaison!! Les portes manuélines sont de toute beauté et le cloître du silence richement décoré.

Porte manuéline - Alcobaça

Les tombeaux, eux, sont de style gothique flamboyant et sculptés dans un calcaire tendre.

Tombeau d'Inès de Castro

J’aurais aimé voir de plus près le visage du gisant d’Inès…

Visiter un monastère en fonction d’une œuvre postérieure de plusieurs siècles peut paraître étrange. L’histoire survit souvent grâce aux arts…

Un tour dans les boutiques et pâtisseries de la ville m’ont permis de voir l’impact marketing de cette histoire d’amour contrariée:livres sur le sujet, pâtisseries et rues portant leur nom..

Pastel de nata et ... Diario de Inès...

 

Je ne suis pas la seule manifestement à faire le voyage pour ce motif… ; )

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