La carte du Tendre des douceurs lisboètes et alentours

 Mon séjour lisboète ne s’est pas borné à hanter monastères et musées et me promener le nez au vent. J’en ai aussi profité pour accroître ma connaissance des pâtisseries locales.

Après 6 pasteis de Nata en 2 jours et au bord de l’indigestion de ces délicieux flans, j’ai goûté d’autres desserts.

Torrao Abadessa, pasteis de Nata, manjar deuses, ovos paraiso, queijadas, segredos de Don Pedro… Derrière ces noms pittoresques se cachent des pâtisseries conventuelles (originaires des monastères) à base d’oeuf. On est loin des pâtisseries autrichiennes et tchèques dont je vous parlerai peut-être dans quelques semaines…

S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les pâtisseries de Lisbonne et des villes alentours c’est leur aspect simple, « non socialement distant », à l’exception peut-être de la Confeitaria nacional à Lisbonne, qui ressemble davantage à nos salons de thé cossus. Pour les autres, une devanture simple, des chaises et tables en métal et c’est tout.

1 – Le Pastel de Nata

Une véritable institution. On en trouve dans toutes les pâtisseries, les points de restauration rapide.

Il ressemble à un petit flan et peut être servi chaud avec parfois un peu de cannelle dessus ( à Belem).

J’ai mangé les meilleurs à la pâtisserie de Belem, une véritable institution, et à la Confeitaria nacional de Lisbonne.

2 – Les pâtisseries conventuelles

Lors de mon passage à Alcobaça (cf billet), j’en ai bien sûr profité pour faire un saut à la pâtisserie Alcoa, et ce d’autant qu’elle gagne chaque année depuis 2008 le premier prix de la pâtisserie conventuelle. Avec raison…

La Pastelaria conventual Pao de Rala d’Evora reste également une très belle expérience. La spécialité locale, le  pao de Rala, gâteau aux amandes et oranges confites, peut se révéler  cependant écoeurant (à gauche sur la photo ci-dessous).

 Enfin, si la Confeitaria nacional fait des pâtisseries amusantes (cf ci-dessous) elle excelle davantage dans les petites bouchées jaunes vendues au comptoir Spécialités.

Meert à Paris: un bonheur vanillé…

Depuis que cette fameuse et vénérable maison lilloise avait ouvert à Paris, soit décembre dernier, j’avais envie d’y faire un tour. Située en plein Marais, l’antenne parisienne avait de quoi me séduire. C’est un de mes quartiers préférés et on y trouve de très bonnes pâtisseries d’Europe centrale .

 Lors d’un passage à Lille en mai 2006, j’en avais profité pour goûter les gaufres prisées par le général de Gaulle. Loin de celles vendues dans les fêtes foraines ou sortant du gaufrier, celles-ci sont bien plus petites et fourrées au sucre ou à la vanille. Quel délice!

 Bref, j’y retournerai volontiers à l’occasion surtout que le « patron » est très sympa. Une adresse à rajouter à ma Carte du Tendre

La carte du Tendre des douceurs parisiennes

Comment s’y retrouver dans les pâtisseries et salons de thé parisiens? A force d’expériences, je me suis fait ma propre idée… On y retrouvera quelques institutions.

1 – La Glace

Héritage à la fois italien et autrichien, une glace m’est indispensable quelque soit la saison. Je me rappelle en avoir mangé un premier décembre à Munich par une température négative… Les prix parisiens m’ont longtemps refroidie.  Côté saveur, la glace caramel beurre salé du glacier de l’île Saint Louis a vaincu mes réticences…

2- Le macaron

Une institution française à en croire le nombre de touristes chez Ladurée, Lenôtre, Fauchon, Pierre Hermé… mais également les pyramides de cette gourmandise dans les boulangeries et pâtisseries ou les débats homériques de mes collègues à ce sujet… les camps se traitant de bobos, conservateurs ou bling bling selon les pâtissiers choisis… C’est d’abord pour moi un souvenir d’enfance même si les macarons étaient moins moelleux que ceux qu’on fait aujourd’hui… Des cadeaux et ma curiosité ont guidé mon choix. J’ai un faible pour celui à la mandarine du salon de thé Carette, au caramel de chez Ladurée à défaut du rouge passion, création éphémère, et ceux au thé vert matcha et à la menthe fraîche de chez Pierre Hermé, rappel de l’Asie et de l’Orient.

Débauche de couleurs... P. Hermé

3 – Douceurs du monde

– Une corne de gazelle marocaine (molle à l’intérieur avec de la pâte d’amande) de la Mosquée de Paris

– la tarte au thé vert matcha de la pâtisserie japonaise Aki rue Saint-Anne

Tarte au thé vert

– une viennoiserie au pavot de la rue des Rosiers

– un pirajok ou une pâtisserie du Café Pouchkine  à défaut de Napoléon…

4 – Classiques

– Le Montblanc du salon de thé Angelina. Il me vient alors des rêveries enneigées…

–  Les chouquettes, d’une boulangerie neuilléenne (bon c’est presque Paris) près de l’église Saint-Pierre…

Ce billet me donne l’eau à la bouche. Au secours ma ligne!!

Et vous, quelles sont vos douceurs préférées?

Variation autour de samoussas…

 Comme je le disais dans mon précédent article, un enterrement de vie de jeune fille vous fait découvrir des endroits que vous n’avez pas l’habitude de fréquenter…en l’occurrence un cours de cuisine.

 Non pas que j’y sois allergique. La lecture de mes billets « bec sucré » prouve le contraire. Comme m’avait dit un jour la propriétaire d’un restaurant: « ça ne se voit pas mais ça s’entend »…

Samedi soir, 16 jeunes femmes se retrouvaient donc près de la gare de l’est dans un atelier afin de préparer des croustillants, ou samoussas.

 Les recettes étaient apparemment simples: couper des poireaux, des poires ou des tomates, faire revenir des champignons, a priori ça ne représentait aucune difficulté.

Il y en avait une cependant: le pliage des feuilles de brick. Pour m’être livrée pour le Nouvel An au même exercice avec des feuilles de riz, j’avoue que ce n’est pas évident. En fait c’est très simple une fois qu’on a l’astuce: il suffit de les badigeonner d’huile, puis lors du pliage de suivre la forme d’un triangle rectangle. Enfin, si votre croustillant ressemble plutôt à un triangle équilatéral à la fin, ce n’est pas grave, tant que ça tient et que ça se mange!!

J’ai particulièrement apprécié l’utilisation des épices qui permettent de relever des recettes plutôt classiques comme le poivre du Sichuan, les graines de sésame, et des herbes comme la cardamone ou la ciboulette. Par contre le fait de devoir écraser des pistaches avec un rouleau ne reste pas mon meilleur souvenir. J’ai d’ailleurs failli m’étouffer de rire lorsqu’une des participantes s’est exclamée « vous pilez toutes de la pistache?  » devant la profusion de conseils sur la façon de faire.

Et voici le travail!!

Le résultat était franchement réussi. Samoussas tomates et chèvre, croustillants de gambas et croustillants de poires tièdes accompagnés d’une ganache aux pistaches nous ont régalées.

Bref un très bon moment dans une ambiance simple, sans prise de tête…

Café Pouchkine: de Moscou à Paris…

Le café Pouchkine, cela vous dit quelque chose?

Un salon de thé traditionnel à Moscou où on peut notamment y manger une pâtisserie ressemblant à un millefeuille, le Napoléon. Très bonne au demeurant!

Je savais que cette adresse avait ouvert au Printemps mais je n’y étais pas encore allée. Un peu comme Meert et sa nouvelle antenne parisienne. J’ai bien l’intention d’y faire un tour pour y savourer à nouveau les célèbres gaufres à la vanille qu’affectionnait le général de Gaulle.

Revenons à notre café…

L’exportation est-elle réussie?

Deux déceptions et demi m’attendaient:

-l’espace dégustation est vraiment petit et les hautes chaises grises sont les unes à côté des autres (au nombre de 6 de mémoire) ce qui ne permet pas un réel dialogue de face, si ce n’est avec la machine à café…

– la décoration un peu kitsche

– la demi déception: point de Napoléon. Mais après quelques recherches sur internet j’ai vu que ce gâteau était mentionné. Il ne devait pas y en avoir le week-end dernier.

Une décoration un peu étrange...

Le choix a été fait d’un positionnement haut de gamme: le prix des pâtisseries avoisine les salons de thé français traditionnels comme Angelina, Carette, Ladurée…  Ce qui peut se comprendre vu la situation du café, au rez de chaussée du Printemps de la mode, à côté des sacs de couturier et des montres.

Voyons les points positifs -oui je sais en management on commence toujours par les points positifs pour atténuer les critiques ; ) mais je fais l’inverse.

Question forme, le petit sac noir dans lequel on vous met vos achats est très élégant avec sa touche d’orange. Le marketing, toujours!!

Côté fond, les pirojki – petites brioches farcies – valent le détour, notamment ceux aux champignons, aux légumes et aux fruits rouges. Je n’ai pas aimé celui au foie et au sarrasin.

Pirojki salés

Quant aux pâtisseries, nerf de la guerre, je me suis consolée avec une Rose des Tsars au chocolat et une charlotka. Les deux étaient très bonnes, vraiment fines: une variation autour de la framboise et du chocolat noir pour la Rose, de la pomme pour la seconde…

Rose des Tsars au chocolat noir

 

Charlotka

 Bref une exportation plutôt réussie…

Et vous qu’en avez-vous pensé? Déçus, ravis?