Galette Béchard: dernier round

Galette ou roi

Il fallait quand même que je vous parle de cette galette. Histoire de conclure.

J’étais donc à Aix ce week-end, notamment pour cette galette mais également pour voir des monuments qui étaient fermés l’an dernier lors de mon passage: Pavillon Vendôme, cloître de l’église… et prendre un peu de soleil malgré le froid.

Comme je l’évoquais dans un précédent billet (Madeleine de Proust : viennoiseries au pavot) il est toujours délicat de goûter à nouveau quelque chose qu’on a particulièrement apprécié. Car le souvenir tend à le magnifier… En ce qui concerne notre affaire, c’est plutôt la découverte de leur galette des rois à la frangipane -qui m’a réconciliée avec la pâte feuilletée- ou l’arrogance des serveuses de chez Béchard.

J’aurais appris tout d’abord qu’une galette des rois se distingue d’un roi. La première est une pâte feuilletée avec de la frangipane à l’intérieur. Le second est une brioche avec des fruits confits sur le dessus. Il peut être ou non fourré à la pâte d’amande. 

Ce roi était très bon au demeurant, frais… Mais face à la galette de la veille à la frangipane délicieuse, consistante et abondante, le choix est dur à faire…

Une question toutefois: doit-on contribuer au chiffre d’affaires de personnes qui peuvent se montrer très désagréables voire hautaines avec des clients qui ne savent pas qu’il faut prendre un ticket pour se faire servir… Le plaisir en est un peu gâché…

Une galette des rois aixoise…

En cette période de début d’année, et alors même que l’on sort d’une phase douloureuse où l’estomac a du mal à se refaire une santé – ah le foie gras, le chapon, le saumon, le boudin, la bûche…. j’arrête mon inventaire à la Prévert, sans parler des différents vins: champagne, sauternes, loupiac, médoc… – il y a une chose qui approche – ou qui a déjà commencé, c’est selon: la galette des Rois.

Certains la fêtent le dimanche qui suit le premier janvier. D’autres, fidèles au poste, le 6 janvier, jour de l’épiphanie. Mon séjour madrilène m’a d’ailleurs appris que c’est à cette date que les Rois mages apportent les cadeaux aux enfants (sages évidemment).

Mon royaume pour une galette!

Et pas n’importe laquelle. Celle de chez Béchard à Aix en Provence, découverte l’an dernier.

La reine de la galette selon moi. Il faut dire aussi que la pâte feuilletée n’est pas ma pâte préférée. Alors une galette briochée, où, au détour d’une bouchée vous découvrez un morceau de pâte d’amandes, rehaussée d’une orange ou d’un autre fruit confit, et bien c’est le rêve. Surtout quand pour couronner le tout ; ) vous y ajoutez une fève d’une taille de 5 cm en forme de santon, histoire de compléter sa crèche.

Bonne année donc et bonne quête de la fève!

Et moi, je file chercher des places pour Aix…

Marchés de Noël franciliens

Le marché de Noël est pour moi une spécialité de l’Est: Alsace, Allemagne, Autriche…

Qu’on veuille l’acclimater depuis la fin des années 1990 dans des régions où ce n’est pas la tradition m’a toujours paru étrange…

Mais j’avoue que face au froid qui s’abat sur l’Ile de France depuis fin novembre, et face à la neige qui tombe sans bruit depuis quelques jours, j’ai une furieuse envie de Glühwein (vin chaud) et de Lebkuchen (pain d’épices). Avoir vécu, même un an, en Autriche laisse certaines traces….

Et là, fi des considérations, direction le marché des Champs Elysées, de Saint Germain des Prés voire de la Défense ou de Neuilly, pour s’offrir quelques bribes épicées de souvenirs. A moins que celui de Châtelet, plus central, existe encore et se soit amélioré….

Cela fera peut-être l’objet d’un autre billet : une cartographie des meilleurs vins chauds et pains d’épices / gâteaux allemands des marchés de Noël franciliens. Plus approfondie que les quelques impressions qui suivent.

Pour l’instant, je retiens une boutique en bois des Champs Elysées avec son pain d’épices à l’abricot et une à Neuilly avec une Linzertorte ma fois pas mal. Pour le vin, je n’ai pas été enchantée…

A suivre…

Madeleine de Proust : viennoiseries au pavot

Qui n’a pas traîné ses guêtres en Europe centrale ou quiconque n’a de lien avec cette partie du monde peut-il comprendre le bonheur de manger une viennoiserie au pavot dans la rue des Rosiers à Paris?

Chacun d’entre nous a sa madeleine de Proust…

D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi on parlait de la madeleine de Proust, et non d’autres instants de réminiscence de la Recherche, comme par exemple lorsque le narrateur bute sur un pavé sous le soleil italien ou lorsque, revenant à Balbec, il prend une serviette de bain et se rappelle l’odeur d’autres serviettes fraîchement lavées dans son enfance… Pour l’avoir vécu quelque part en Afrique, je dirai une odeur de pain d’épices…

Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence un Strudel au pavot.

On a toujours peur quand on goûte à quelque chose qui nous a particulièrement marqués, d’être déçus, de se dire qu’on aurait mieux fait de garder ce souvenir au fond de la tête, tel un réconfort les jours de vaches maigres, ou de cantine ; )

Et bien là, non. La pâte aux raisins était délicieuse et le pavot… hummm… Comme il se doit, ni trop sec, ni trop écoeurant… Un vrai régal!!

Me reviennent alors à l’esprit les neiges autrichiennes, la chaleur des boulangeries et des Konditorei, la douceur de sentir une tasse de chocolat bien chaud entre ses mains lorsqu’il fait -15°c dehors… mais également le soleil de Graz en octobre, les couleurs de Prague en mai…

Une véritable nostalgie, qui permet toutefois d’aller de l’avant et donne envie de voyager encore et toujours…