Le club de la chasse et de la nature

Lové, comme le musée du même nom, dans l’hôtel de Guénégaud datant du XVIIème siècle – seul hôtel d e François Mansart demeuré intact –  le club de la chasse et de la nature n’est ouvert qu’à ses membres et à leurs invités. S’y rendre pour déjeuner est une façon agréable de renouer avec l’architecture, les arts décoratifs, la chasse et la peinture animalière. J’y étais il y a quelques jours et, comme au printemps, la beauté de l’endroit m’a charmée. Il s’y ajoutait une atmosphère de fêtes: les décorations, quoique discrètes et concentrées à l’accueil ou dans les couloirs de passage, invitaient … Continuer de lire Le club de la chasse et de la nature

Une soirée mouvementée à l’Opéra Comique

Le contraste entre la salle et le spectacle était a posteriori amusant… La semaine dernière, je me trouvais à l’Opéra comique. Ayant pris les billets très peu de temps avant, je n’étais pas très bien placée… Ni très bien entourée, allais-je ensuite découvrir. On y donnait une version, très réussie au demeurant, de Cadmus et Hermione de Lully. Tout y était reconstitué comme à l’époque de Louis XIV: les machineries avec les dieux, dont le Soleil ; ) descendant pour pacifier les êtres humains, les costumes très chatoyants et folkloriques des acteurs, les grottes… mais également la diction avec un appui des dernières syllabes, la prononciation du « oi » et cette … Continuer de lire Une soirée mouvementée à l’Opéra Comique

Mathis le Peintre ou le rôle de l’artiste dans la société

J’ai assisté il y a 10 jours, le 16 novembre, à la Première de Mathis le Peintre, de Hindemith. Cet opéra allemand composé dans les années 1920, et dont la première représentation n’eut lieu qu’en 1938, m’intriguait. Mais j’hésitais. Peur d’être déçue comme pour le Ballet de Hambourg de Neumeier vu quelques jours plus tôt (cf billet sur Parsifal)? Une offre promotionnelle reçue quelques jours plus tôt me décida: -40% ça valait le coup! Je compris ensuite pourquoi : la salle n’était guère pleine. Cet opéra, qui reprend l’histoire véritable de Matthias Grünewald, auteur du prodigieux Retable d’Issenheim (1512-1516) conservé à Colmar, … Continuer de lire Mathis le Peintre ou le rôle de l’artiste dans la société

Parsifal : une quête inaboutie

Première vendredi 12 novembre à Garnier de Parsifal, ballet de J. Neumeier. Le Parsifal de Wagner n’est repris que partiellement pour la musique (enregistrée). Une chorégraphie résolument moderne, tant dans les gestes (pieds flexes, mouvements parfois disgracieux) que dans les costumes. Succession de tableaux symbolisant la quête sans chercher une adhésion du spectateur. Pourquoi Parsifal est-il affublé par moment d’un chapeau pointu et passe-t-il sur sa trottinette? Que symbolise cette danse chatoyante aux allures de sabbat? Forte présence du chiffre trois également, et de ses multiples : 9 danseurs apparaissent régulièrement, la troupe en compte 42 + Parsifal. Alors que la troupe est en fait fortement féminine, ce ne sont que les hommes qui … Continuer de lire Parsifal : une quête inaboutie

Variation sur un tableau de P. Scott (années 60)

C’est grâce à l’exposition du centre culturel portugais Ainsi font les rêveurs|As Dreamers do consacrée aux années 60 que j’ai pu découvrir cette oeuvre. La nuit blanche se prête à la contemplation de telles oeuvres. Est-ce un semblant de voie lactée me diront certains? Une interprétation européenne du courant américain de l’abstraction des années 1950? Une exposition y était consacrée au musée Marmottan Monet jusqu’au fin septembre. Cette toile reflète l’imaginaire qui entoure les eaux mortes: à la fois symbole de vie avec ces petites taches et de lieu inquiétant avec l’ovale et l’absence de perspective, d’échappée. Un monde clos. Moins inquiétant que l’étang du Seigneur des anneaux avec … Continuer de lire Variation sur un tableau de P. Scott (années 60)