Alice Renavand: une nouvelle étoile à l’Opéra de Paris

Je n’étais malheureusement pas à Garnier vendredi mais au théâtre du Jardin d’acclimatation pour voir le Jeune Ballet européen. À l’issue de cette représentation du ballet Le Parc d’Angelin Preljocaj, Alice Renavand a été nommée Danseuse Étoile du Ballet de l’Opéra de Paris ce vendredi 20 décembre. Je ne rentrerai pas dans les polémiques de savoir si elle mérite ou non ce titre. J’avais pris la Première de Kaguyahimé du 5 février 2013 exprès car je pensais qu’elle y serai nommée. J’y écrivais alors: « Lors des applaudissements, elle semblait attendre quelque chose, une nomination d’étoile? » Alice Renavand est pour moi excellente en danse moderne et … Continuer de lire Alice Renavand: une nouvelle étoile à l’Opéra de Paris

L’opéra « La clémence de Titus » à Garnier : entre amour et raison d’Etat

C’est un très bel opéra que j’ai pu voir jeudi à Garnier. Une réflexion sur la solitude du pouvoir, la raison d’Etat versus  les sentiments et le cœur. Un dilemme dans la droite ligne de Corneille… On y trouve cependant un manichéisme sous-jacent entre Titus ( Saimir Pirgu) pur et vêtu de blanc, Vitellia (Tamar Iveri) en noir tant qu’elle est insensible avant d’apparaître en beige clair quand elle réalise les conséquences de ses actes. Sextus (magnifique Stéphanie d’Oustrac) habillé en gris, couleur montrant ses oscillations morales. Berenice en rouge symbolise la tentation avant d’être écartée. L’empereur Titus est au final plus clément avec son ami … Continuer de lire L’opéra « La clémence de Titus » à Garnier : entre amour et raison d’Etat

Créativité: bonne nouvelle, il n’y a pas d’un côté les créatifs et de l’autre le reste de l’humanité!

Avec l’accord du formateur, Nicolas Mathieu du Cabinet Turning Point, voici les points principaux qui ressortent d’une formation d’une journée sur la créativité. Chaque être a besoin des forces centripètes de préservation (présence, contribution, écoute, respect, feed back…) et centrifuges de propulsion (metaposition, humilité, audace, fraîcheur, explicitation…). Par ailleurs, il existe deux types de changement, ceux de type 1, qui se font dans une norme établie, et ceux de type 2, en dehors de la norme. L’expérience montre que lorsqu’on parle de changement, les individus pensent à ce qu’on va leur enlever, et non pas à ce qu’ils pourraient avoir en plus. … Continuer de lire Créativité: bonne nouvelle, il n’y a pas d’un côté les créatifs et de l’autre le reste de l’humanité!

La voie de l’écuyer de Bartabas: un spectacle inégal

Ayant déjà vu Les matinales de l’écuyer qui présentent le travail fait par les écuyers, je voulais aussi voir le spectacle de Bartabas. Un spectacle rythmé par ses paroles, très justes sur la tradition ou la condition humaine, mais dont certains passages m’ont laissée perplexe. Car loin du Cadre noir de Saumur ou de l’école de Vienne, Bartabas mêle dans ses spectacles chant, danse, escrime, monte western et dressage. Il en résulte des passages d’une grande beauté et d’autres plus inégaux comme l’introduction où, après avoir vu longuement 4 archères préparer leur arc puis tirer un petit garçon dans la salle exprimait … Continuer de lire La voie de l’écuyer de Bartabas: un spectacle inégal

Le Parc: un ballet inégal au final sublime…

J’étais allée voir ce ballet pour me réconcilier avec Preljocaj. Je n’avais en effet apprécié ni Noces ni Le sacre du printemps que j’avais trouvés violents notamment dans les rapports hommes femmes. Si je sais depuis que Preljocaj dénonce ainsi les violences faites aux femmes, je restais réservée. Le Parc ( 1994) commence de façon étrange dans un jardin minéral où 4 hommes aux lunettes d’aviateur évoluent sur une « création sonore » de Goran Vejvoda. Ce sont des jardiniers est-il écrit sur le programme. Ce leitmotiv m’a laissée perplexe. Leur récurrence, associée à la musique, casse l’alchimie créée par la musique de Mozart, … Continuer de lire Le Parc: un ballet inégal au final sublime…