La carte du tendre des douceurs de l’été 2012

Alors que le vent d’automne commence à souffler, rien de mieux pour se remonter le moral que de songer aux douceurs de l’été.

Côté glaces – oui je fais partie du « gang des mangeurs de glaces », une découverte, la glace à la dragée de chez Lenôtre. Sucrée juste ce qu’il faut elle rappelle vraiment une dragée. Elle va rejoindre mes best of  avec celle à la figue à Saint Florent en Corse, à la cannelle à Salzburg ou au caramel beurre salé de chez Berthillon… à Paris ; )

Côté saveurs du monde, je me suis réconciliée avec le café Pouchkine (cf mes 2 billets à ce sujet) en y goûtant le baba au rhum Stanislas

et l’éclair Tvorog au fromage blanc ma foi fort délicieux. Quant à leur rouleau au pavot, il n’atteint pas ceux de la rue des rosiers mais il est quand même bien bon ;))

Mes vacances ont été également l’occasion de regoûter aux pâtisseries portugaises dont je vous avais déjà parlées.

Côté macarons, c’est infiniment jasmin de Pierre Hermé toujours aussi, osons le mot, orgasmique…

Côté gâteaux, une découverte, les cookies Laura Todd, fins, moelleux, un vrai régal…

Bon je vous quitte, j’en connais une qui va prendre ses bébés sous le bras pour chercher son 4 heures…

Et vous, vos découvertes de l’été? Vos coups de foudre culinaires, vos déceptions?

Café Pouchkine: essai à demi transformé…

Par honnêteté intellectuelle, il fallait que je vous parle de ma 2° expérience au Café Pouchkine  du Printemps. J’y suis retournée mardi et j’avoue avoir été en partie déçue, non pas par les gâteaux, mais par les pirojki aux champignons, bien meilleurs en février. N’étaient-ils pas assez chauds? Accompagnés de сметана (crème fraîche) ils étaient délicieux. Sauf qu’en février, ils l’étaient seuls, nul besoin d’accompagnement.

Par contre, grande découverte digne de figurer dans ma Carte du Tendre, le roulé au pavot et fruits rouges. Un vrai délice, les graines de pavot craquant délicieusement sous les dents, les fraises atténuant le goût parfois amer du pavot…

 

Un bilan en demi- teinte donc.

La carte du Tendre des douceurs parisiennes

Comment s’y retrouver dans les pâtisseries et salons de thé parisiens? A force d’expériences, je me suis fait ma propre idée… On y retrouvera quelques institutions.

1 – La Glace

Héritage à la fois italien et autrichien, une glace m’est indispensable quelque soit la saison. Je me rappelle en avoir mangé un premier décembre à Munich par une température négative… Les prix parisiens m’ont longtemps refroidie.  Côté saveur, la glace caramel beurre salé du glacier de l’île Saint Louis a vaincu mes réticences…

2- Le macaron

Une institution française à en croire le nombre de touristes chez Ladurée, Lenôtre, Fauchon, Pierre Hermé… mais également les pyramides de cette gourmandise dans les boulangeries et pâtisseries ou les débats homériques de mes collègues à ce sujet… les camps se traitant de bobos, conservateurs ou bling bling selon les pâtissiers choisis… C’est d’abord pour moi un souvenir d’enfance même si les macarons étaient moins moelleux que ceux qu’on fait aujourd’hui… Des cadeaux et ma curiosité ont guidé mon choix. J’ai un faible pour celui à la mandarine du salon de thé Carette, au caramel de chez Ladurée à défaut du rouge passion, création éphémère, et ceux au thé vert matcha et à la menthe fraîche de chez Pierre Hermé, rappel de l’Asie et de l’Orient.

Débauche de couleurs... P. Hermé

3 – Douceurs du monde

– Une corne de gazelle marocaine (molle à l’intérieur avec de la pâte d’amande) de la Mosquée de Paris

– la tarte au thé vert matcha de la pâtisserie japonaise Aki rue Saint-Anne

Tarte au thé vert

– une viennoiserie au pavot de la rue des Rosiers

– un pirajok ou une pâtisserie du Café Pouchkine  à défaut de Napoléon…

4 – Classiques

– Le Montblanc du salon de thé Angelina. Il me vient alors des rêveries enneigées…

–  Les chouquettes, d’une boulangerie neuilléenne (bon c’est presque Paris) près de l’église Saint-Pierre…

Ce billet me donne l’eau à la bouche. Au secours ma ligne!!

Et vous, quelles sont vos douceurs préférées?

Café Pouchkine: de Moscou à Paris…

Le café Pouchkine, cela vous dit quelque chose?

Un salon de thé traditionnel à Moscou où on peut notamment y manger une pâtisserie ressemblant à un millefeuille, le Napoléon. Très bonne au demeurant!

Je savais que cette adresse avait ouvert au Printemps mais je n’y étais pas encore allée. Un peu comme Meert et sa nouvelle antenne parisienne. J’ai bien l’intention d’y faire un tour pour y savourer à nouveau les célèbres gaufres à la vanille qu’affectionnait le général de Gaulle.

Revenons à notre café…

L’exportation est-elle réussie?

Deux déceptions et demi m’attendaient:

-l’espace dégustation est vraiment petit et les hautes chaises grises sont les unes à côté des autres (au nombre de 6 de mémoire) ce qui ne permet pas un réel dialogue de face, si ce n’est avec la machine à café…

– la décoration un peu kitsche

– la demi déception: point de Napoléon. Mais après quelques recherches sur internet j’ai vu que ce gâteau était mentionné. Il ne devait pas y en avoir le week-end dernier.

Une décoration un peu étrange...

Le choix a été fait d’un positionnement haut de gamme: le prix des pâtisseries avoisine les salons de thé français traditionnels comme Angelina, Carette, Ladurée…  Ce qui peut se comprendre vu la situation du café, au rez de chaussée du Printemps de la mode, à côté des sacs de couturier et des montres.

Voyons les points positifs -oui je sais en management on commence toujours par les points positifs pour atténuer les critiques ; ) mais je fais l’inverse.

Question forme, le petit sac noir dans lequel on vous met vos achats est très élégant avec sa touche d’orange. Le marketing, toujours!!

Côté fond, les pirojki – petites brioches farcies – valent le détour, notamment ceux aux champignons, aux légumes et aux fruits rouges. Je n’ai pas aimé celui au foie et au sarrasin.

Pirojki salés

Quant aux pâtisseries, nerf de la guerre, je me suis consolée avec une Rose des Tsars au chocolat et une charlotka. Les deux étaient très bonnes, vraiment fines: une variation autour de la framboise et du chocolat noir pour la Rose, de la pomme pour la seconde…

Rose des Tsars au chocolat noir

 

Charlotka

 Bref une exportation plutôt réussie…

Et vous qu’en avez-vous pensé? Déçus, ravis?