Para-ll-èles de Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta au théâtre des Champs Elysées: un ballet poétique mais décousu

Conçu et dansé à deux, couple dans la vie et à la danse,  Para-ll-èles (2016) se veut une réflexion sur le couple, la vie et la mort.

Sur une musique de Matthieu Chedid, Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta évoluent d’abord de façon classique et poétique, puis tels des coureurs de fonds, ils semblent traverser leur vie, parallèle l’un à l’autre, avant de se croiser de temps en temps.

Images Parallèles

Copyright: Lisa Roze

Cette création mêle danse – duos en solos, solos à deux, glissades, sauts, portés, paroles – dont certaines répétées en canon – et effets de lumière.

Les paroles lues sont profondément tristes et résonnent profondément dans le cœur des spectateurs, en fonction de leur vie de couple. Que reste-t-il de élans amoureux du début, devenons-nous « inatteignable » pour l’autre?

La relation amoureuse est mise à nue grâce à la danse, et il est dommage que certaines séquences semblent bien loin du propos, non sur le fond, mais dans la forme employée. On court beaucoup dans ce ballet, un peu trop . Dommage que la métaphore amoureuse ne soit pas davantage filée.

« Entre toi et moi il n’y a rien
Entre toi et moi il y a tout
Entre toi et moi il y a nous »

Une très belle année 2015 et le bilan 2014 – entre voyages en Europe, danse et musique

Alors que débute l’année 2015, je voulais tout d’abord vous souhaiter, chers lecteurs et abonnés, une excellente année, pleine de rêves accomplis, des plus fous ou plus « simples », de moments de joie avec vos proches et de belles sorties culturelles,en France et à l’étranger. Surtout profitez (je n’aime pas ce mot et lui préfère le mot allemand geniessen mais tout le monde n’est pas germaniste) de cette belle et fragile vie… tant que ça dure…

Je voulais aussi vous souhaiter de « devenir ce que vous êtes », une phrase en apparence très simple, en réalité bien plus complexe.

En faisant le bilan de l’année 2014, je tenais à remercier certains d’entre vous pour votre aide et opportunités et en particulier Anne-Sophie, Nadine qui m’a donné cette formidable opportunité d’abord de découvrir la visite du Théâtre des Champs Elysées (voir ici) puis de voir les coulisses de La Clémence de Titus et de faire ce billet pour le blog du TCE. Merci également à Iza, Ève et Lisa qui m’ont soutenue pour ma société  Bulles de Culture et à Ying sans qui cette idée ne serait pas devenue réalité, à Martin et Marion qui m’ont proposé de rejoindre Bachtrack et Muse baroque.

Bref une très belle année sous forme d’échanges culturels en France et à l’étranger! 

 

Côté voyages, Envie d’ailleurs vous a emmenés en Espagne en janvier via des billets bec sucré, l’exposition du Prado sur Velazquez et la famille de Philippe IV, Tolède, Ségovie et Aranjuez,

cochon lait

en Pologne en mars où, avec mon fils – dont le prénom est celui du saint patron de ce pays – je suis notamment partie à la recherche de mes lointaines racines polonaises et me suis retrouvée à la tombée de la nuit dans un cimetière à essayer de déchiffrer des tombes du XIX°s… J’en ai tiré deux billets: Cracovie vu par un enfant et un bec sucré israëlo-polonais.

Ariel Bdef

Suite des escapades à Riga où j’ai découvert la famille de mon mari vivant en Lettonie depuis 1945 mais restant profondément russe. Une Pâques orthodoxe un peu déconcertante, des interrogations identitaires et une ville très intéressante. Foncez à Riga ; ) c’est ici.

Jugenstil Anne-Laure Graf

Je vous ai ensuite entraînés en Allemagne en avril où avec ma fille cette fois  – il est important de passer du temps avec chaque jumeau séparément –  j’ai rendu visite à une amie et arpenté cette ville que je connaissais déjà.

Strand Perle - Hambourg

L’occasion de découvrir que Lagerfeld était aussi photographe.

Antique 3 Bdef (2)

Je vous ai également fait découvrir en juin les hortillonnages d’Amiens sous le signe de l’Art contemporain.

Jardin d'Erode - Anne-Laure Graf

et entraîné le même mois à Chaumont pour découvrir les Jardins sous le signes des péchés capitaux

Chaumont sur Loire Bdef

 Deux très belles journées qui restent parmi mes meilleurs souvenirs de l’année!

L’été fut marqué par un pays que j’aime beaucoup – la Grèce

Crépuscule orhodoxe - 2008

et une très belle découverte dont je n’ai pas parlé ici: Malte, son histoire, sa cathédrale, ses sites archéologiques, son artisanat de bijoux en argent et or (très dangereux pour le porte-monnaie mais si beau),ses randonnées équestres au coucher du soleil. Mon coup de coeur de l’année! Je compte bien y retourner un jour, si Dieu le veut.

Les 3 soeurs Bdef

 

Côté danse, l’année fut marquée pour moi par cinq très beaux ballets, un très sombre, Lac de Jean-Christophe Maillot à Chaillot, un autre spirituel Future memories du chorégraphe contemporain Jiri Kylian au TCE je titrais que si la danse était une religion, Kylian en était son prophète contemporain. On est balletomane ou pas ; ).

Symphonie des psaumes

Cendrillon de Malandain au théâtre des Sablons de Neuilly-sur-Seine était féerique, le théâtre du Capitole faisait réfléchir à la dureté des enfants de la balle avec sa soirée consacrée à Lifar et Petit 

Les forains - Anne-Laure Grafet Nicolas Le Riche rendait un très bel hommage à son épouse lors d’une soirée au TCE début novembre.

Clairemarie Osta - Anne-Laure Graf

Côté musique, le Stabat Mater de Pergolèse à la salle Gaveau fut pour moi la plus belle soirée de l’année. Outre le fait que c’est une de mes œuvres baroques préférées, elle était magnifiquement interprétée!

Je me suis également réconciliée avec le théâtre en découvrant Haïm à la lumière d’un violon à Gaveau, très belle pièce qui fait intervenir musique et théâtre et traite de façon très pudique et juste la Shoah… et de la vie.

 

Côté musée, le vernissage de la nouvelle galerie des dons au musée de l’immigration fut une très belle soirée et m’a fait beaucoup réfléchir à ce qui nous définit en tant que français;

violon tchèque

Hokusai me replongea dans les paysages japonais (visite organisée par ma société) et les Han dans la culture chinoise.

Han Bdef

J’ai également vécu un moment « hors du temps » à la Galerie Patrick Fourtin mi-décembre et c’est cette magie que je vous propose de découvrir ce jeudi.

Une très belle année qui n’aurait pas été possible sans certaines rencontres. Merci à vous tous et à nouveau Auguri a tutti, felice anno nuovo – je reviens du Nord de l’Italie – et Belle et heureuse année 2015!!

 

Et vous, quels ont été vos temps forts de l’année? Vos coups de coeurs, vos recommandations?

 

 

Carte blanche à Nicolas Le Riche: un très bel acte d’amour…

Théâtre des Champs Elysées – Mardi 4 novembre 2014 –

A Suite of Dances de Jerome Robbins sur une musique de Jean-Sébastien Bach – Nicolas Le Riche danseur

Une Après-midi création de Nicolas Le Riche sur une musique de Claude Debussy – Clairemarie Osta danseuse

Aires Migratoires septuor chorégraphique de vol dansé d’Hervé Diasnas (musique et chorégraphie) – Ensemble chorégraphique contemporain d’Envol

Odyssée de Nicolas Le Riche sur une musique d’Arvo Pärt – Clairemarie Osta, Nicolas Le Riche danseurs

Si je n’ai pas tout apprécié de cette soirée consacrée à Nicolas Le Riche – et notamment Aires Migratoires qui m’a laissée perplexe – je retiens de cette soirée le très beau message d’amour de Nicolas Le Riche à sa femme, Clairemarie Osta. En effet, elle est sublime dans Une Après-midi à la fois très classique dans les mouvements et le tutu blanc à première vue sage, et très sensuel – le justaucorps est transparent et laisse apercevoir sa poitrine, les gestes sont d’une grande délicatesse. On sort de cette rêverie dansée ébloui par tant de beauté et de pureté…

Clairemarie Osta - Anne-Laure Graf

A contrario le ballet qui avait ouvert le spectacle A Suite of Dances de Jerome Robbins apparait comme une mise en bouche: Nicolas Le Riche s’étire, prend un certain plaisir à danser sur une chorégraphie moderne et en apparence simple. Malheureusement le violoncelle grince et les oreilles des spectateurs souffrent.

Le Riche - Anne-Laure Graf

Aires migratoires ne m’a pas touchée. Pendant toute la durée du ballet je me suis demandée si le bâton de pluie que tenait le premier danseur n’allait pas se transformer en pistolet. Le chorégraphe joue sur une tension latente sans aller au bout. Dommage.

Septuor -Anne-Laure Graf

Odyssée de Nicolas Le Riche nous livre un très beau duo amoureux interprété de surcroît par deux danseurs unis dans la vie. Cela se perçoit d’ailleurs dans la retenue des gestes, la pudeur des sentiments. Et je n’ai pu m’empêcher de penser aux chanteurs Natalie Dessay et Laurent Naouri, unis dans la vie, qui avaient dû interpréter un couple dans un opéra et avaient eu le sentiment qu’on entrait chez eux. Il en va différemment ici puisque Nicolas Le Riche a conçu lui-même ce ballet.

Une belle soirée dont la star annoncée était Nicolas Le Riche mais celle révélée Clairemarie Osta…

Présentation de la saison 2014-2015 de «Viva l’Opéra »

La présentation à la presse de cette cinquième saison avait lieu ce matin, mercredi 23 avril, avenue Montaigne à Paris en présence d’Alain Sussfeld, directeur général de l’UGC, d’Alain Duault, directeur artistique de Viva l’Opéra et de Christophe Tardieu directeur adjoint de l’Opéra national de Paris.

Viva l’Opéra permet de voir dans les cinémas UGC des opéras et ballets de l’Opéra de Paris, du festival de Salzbourg, des opéras de Munich, San Francisco…

Avant de présenter la prochaine saison, Alain Sussfeld a rappelé qu’entre la première et la quatrième saison, la fréquentation avait augmenté de quasiment 100%, preuve de l’intérêt de cette offre mais que du chemin restait à parcourir pour qu’elle soit aussi forte à l’UGC Normandie sur les champs Elysées qu’à celui de Rosny-sous-Bois. Alain Duault a rappelé en préambule qu’il avait cherché lors des premières saisons à poser des fondations pour un public parfois éloigné de l’Opéra: les grands opéras italiens et français étaient donc à l’affiche. Il a ensuite introduit des mises en scène plus controversées comme récemment celle de Claus Gut pour Cosi fan tutte. Présent lors de la projection à l’UGC Normandie, Alain Duault a pu voir le changement d’une partie du public, au départ réprobateur puis séduit.

Venons en à cette 5° saison:

Composée de 17 spectacles dont 3 ballets, elle alterne directs de l’Opéra de Paris comme Le Barbier de Séville de Rossini dans une nouvelle mise en scène (le public était habitué à voir celle de Colline Serreau) et opéras de venant d’autres pays comme le théâtre de Parme comme Macbeth de Verdi.

1 – La saison ouvrira avec Don Carlo de Verdi (festival de Salzbourg) les  jeudis 11 et 18 septembre dans une mise en scène de Peter Stein et avec Jonas Kaufmann dans le rôle de Don Carlo, qui parait-il fait venir un public féminin ; )

2 – Le barbier de Séville de Rossini (en direct de l’Opéra de Paris), le jeudi 25 septembre dans une mise en scène de Damiano Michieletto (où un immense immeuble en coupe occupe la scène) et avec Karine Deshayes en Rosina. 

3 – La Khovantchina de Moussorgski (opéra de Munich) les jeudis 2 et 9 octobre avec la direction musicale de Kent Nagano et une mise en scène de Dmitri Tcherniakov, qui selon Alain Duault  montre la violence russe et rappelle ce qui se déroule en ce moment dans ce pays. J’avais vu cet opéra à Bastille ( cf mon billet) en janvier 2013. C’est un opéra dur, violent, aux chœurs d’hommes magnifiques.

4 – Tosca de Puccini (en direct de l’Opéra de Paris) le jeudi 16 octobre avec notamment Ludovic Tézier dans le rôle de Scarpia. Un grand classique…

5 – Elektra de R. Strauss (festival d’Aix en Provence) les jeudis 6 et 13 novembre dans la mise en scène testament de Patrice Chéreau, « un  concentré de son œuvre, dans l’épure et la tension visuelle » et Waltraud Meier. Une oeuvre exigeante pour le 150° anniversaire de la naissance de Richard Strauss que je compte aller voir…

6 – La flûte enchantée de Mozart (festival de Bregenz) les jeudis 4 et 11 décembre dans une mise en scène colorée et un peu folle qui devrait ravir petits et grands.

7- Fêtes la danse avec le ballet de l’Opéra de Paris – le jeudi 18 décembre. Une soirée danse autour du défilé du ballet de l’opéra national de Paris, Etudes de H. Lander et des passages de Casse-noisette de Noureev. Une belle soirée en perspective pour ceux qui n’ont jamais vu le défilé, qui veulent le revoir… Une soirée pour les fêtes…

8 – Mefistofele d’A. Boito (opéra de San Francisco) les jeudis 15 et 22 janvier 2015, dans une mise en scène de Robert Carsen. Une oeuvre peu jouée en France et qui me tente bien… « Une basse dot il faudra retenir le nom : Ildar Abdrazakov » dixit Alain Duault.

9 – Don Giovanni de Mozart (en direct de l’Opéra de Paris) le jeudi 5 février dans une mise en scène de Michael Haneke. Je ne suis perso pas fan…

10 – L’enlèvement au sérail de Mozart – (Opéra de Paris) les jeudis 12 et 19 février sous la direction musicale de Philippe Jordan et Zabou Breitman pour la mise en scène.

11- Macbeth de Verdi ( théâtre regio de Parme) les  jeudis 12 et 19 mars avec une mise en scène de Lilian Cavani. J’y serai je pense

12- Fidelio de Beethoven (opéra de Zurich) les jeudis 9 et 16 avril sous la direction musicale de Nikolaus Harnoncourt et avec Jonas Kaufmann en Florestan. J’ai déjà vu cet opéra il y a quelques années au Châtelet… On verra…

13 – L’histoire de Manon, ballet de K. Macmillan (en direct de l’Opéra de Paris) le lundi 18 mai. Un de mes ballets préférés (cf mon billet ici) malgré sa noirceur. Rajoutez y les adieux d’Aurélie Dupont – il y a quelques années c’était Clairemarie Osta, femme de Nicolas Le Riche, qui faisait ses adieux sur ce ballet – et je pense que les cinémas seront pris d’assaut par les balletomanes n’ayant pas eu de place

14 – Anna Bolena de Donizetti (Opéra national de Vienne) les jeudis 21 et 28 mai, sous la direction musicale d’Evelino Pido et la mise en scène d’Eric Génovèse avec Anna Netrebko en Anna Bolena. Cette-dernière a l’étoffe des grandes tragédiennes et je prendrai une place

15 – Le lac des cygnes, ballet de Noureev (Opéra de Paris) les jeudis 4 et 11 juin. J’en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog (voir ce billet notamment) et n’y assisterai pas

16- L’élixir d’amour de Donizetti  (Opéra de Paris) les jeudis 18 et 25 juin avec une mise en scène de Laurent Pelly et Laurent Naouri (le mari de Natalie Dessay) en Belcore

17 – Le comte Ory, inspiré du Voyage à Reims, de Rossini (Opéra de Zurich) les jeudis 2 et 9 juillet pour clôturer la saison sous la direction musicale de Muhai Tang et la mise en scène de Moshe Leiser et Patrice Caurier avec Cecilia Bartoli en Comtesse Adèle. Rien que pour Cécilia Bartoli, ce spectacle vaut le coup.. Selon Alain Duault elle s’est amusée dans la mise en scène.

Vous l’aurez compris, je compte profiter de cette nouvelle saison pour voir des spectacles donnés aux quatre coins de l’Europe. Je trouve cette politique de démocratisation de la culture plutôt intéressante…même si le nombre de spectateurs de Viva l’Opéra est de l’ordre de 100 000 entrées pour un an, à mettre en perspective avec les 30 millions d’entrées dans les UGC par an.

Les abonnements commencent dès demain, sur le site de Viva l’Opéra et visent à fidéliser le public avec un coût unitaire de 30€ pour une personne voyant moins de 5 spectacles et des abonnements revenant entre 22 et 25€ la place sans la carte UGC illimité ou 16 et 20€ avec la carte UGC illimité… A vous de voir. Perso je ne prendrai pas la carte pour autant mais compte bien prendre un abonnement de 5 spectacles donnés dans des opéras étrangers…

Onéguine à Garnier: second épisode – Jeudi 22 décembre

La Première d’Onéguine le 9 décembre m’avait charmée… Ayant eu de la chance, j’ai pu y retourner sur un coup de tête jeudi dernier.

Connaissant le scénario, j’ai pu me concentrer davantage sur certains passages et m’apercevoir que j’avais oublié des scènes, comme la présence de ces personnes âgées au bal de Tatiana. Semblables à des figures de Goya, elles pourraient préfigurer la suite de l’histoire où Onéguine se rendra compte – trop tard – de l’erreur qu’il a faite…

Venons-en au quatuor Tatiana (Clairemarie Osta), Onéguine ( Benjamin Pech), Olga (Mathilde Froustey) et Lenski ( Fabien Révillion).

Tatiana est une jeune femme romantique semblable à l’interprétation donnée par Aurélie Dupont. Benjamin Pech donne selon moi un visage beaucoup plus noir d’Onéguine, notamment lors du très beau songe-duo nocturne en noir et blanc. Il apparaît alors davantage que McKie comme un être issu des ténèbres à l’esprit malfaisant. Une caractéristique qui s’estompe le jour venu…

Mathilde Froustey donne à son personnage un autre visage que celui de Myriam Ould- Braham dans la Première: il s’agit davantage d’une jeune fille charmée d’être courtisée par quelqu’un de plus âgé (Onéguine) que d’une « allumeuse en puissance ».

Enfin, Fabien Révillion rend le personnage de Lenski presque risible: un jeune poète fort content de lui, presque fat. Sa danse peu avant sa mort n’en est que plus poignante: quel que soit son caractère, nous sommes tous confrontés à la finitude de notre existence…

Au final une très belle soirée qui m’a permis de revoir Benjamin Pech et Clairemarie Osta que j’ai peu l’occasion de voir, et alors que cette-dernière fera ses adieux à la scène parisienne en 2012. Le duo était techniquement parfait, peut-être « trop ». Il manquait un « je ne sais quoi » pour en faire une soirée inoubliable…