Tunisie – Seabel Alhambra Beach Golf & Spa – Port El Kantaoui

Dernier volet consacré à ce voyage enchanteur en Tunisie: l’article sur l’hôtel qui me reçut pendant quelques jours et dont le nom « Seabel Alhambra » évoque l’Andalousie et l’Alhambra de Grenade.

En arrivant à la tombée de la nuit dans cet établissement gardé par de hauts murs, on est surpris par le soin porté à la décoration.

L’architecture de ce bâtiment et sa décoration néomauresque donnent une impression d’espace, de tranquillité et de dépaysement. On est loin des hôtels impersonnels de certaines chaînes. Il faut avoir déambulé le soir le long de la piscine fermée pour ressentir cette sérénité dans la pénombre… Une impression d’autant plus forte qu’elle était pour moi l’occasion de fouler les pieds du continent où j’ai grandi et que je n’avais pas revu depuis 2009: l’Afrique, ses odeurs de bougainvilliers, ses marchés ou souks selon qu’on est en Afrique noir ou au Maghreb…Autant de souvenirs qui me revenaient à l’esprit…

Si l’appellation « hôtels clubs » peut rebuter certains – moi la première étant allergique à toute soirée de groupes style karaoké… – vous pouvez vous échapper près de la piscine et siroter un mojito en dégustant un des nombreux plats préparés par un personnel professionnel et soucieux des détails (j’apprécie quand on met les couverts à poissons quand c’est nécessaire et de nombreux restaurants parisiens ne le font pas).

Ce séjour a également été l’occasion d’essayer le SPA de l’hôtel dont j’ai apprécié la gentillesse et le professionnalisme des masseuses et esthéticiennes ainsi que de la directrice que je remercie. Car quitter la Tunisie sans avoir vécu le rituel du hamman ou essayé le massage aux foulards serait passer à côté d’une partie de sa culture…

Tradition remontant aux thermes romains, le hammam est à l’origine un lieu de purification du corps, avant de devenir un lieu de vie sociale. Quant au massage aux foulards, ancré dans la tradition berbère, il permet de dénouer les tensions du corps et se révèle plus tonique que je ne le pensais ; )

Kairouan – Tunisie – 4° ville sainte de l’Islam

Si pour beaucoup la Tunisie évoque les plages, je continue mon exploration culturelle pour vous parler de Kairouan, 4° ville sainte de l’Islam. Fondée en 666 par le conquérant arabe Uqba Ibn Nafi, Kairouan fut d’abord un camp de repos pour les soldats avant de s’imposer comme la capitale de plusieurs dynasties arabes.

kairouan-1-_bdef

Ville blanche parsemée de minarets, elle est à la fois célèbre pour ses mosquées, ses tapis et ses pâtisseries appelées makhrouds – au miel et aux dattes – pas trop ma tasse de thé…

kairouan2_bdef

Vous y croiserez au gré de vos pérégrinations le mausolée du Barbier – appelé ainsi car cet homme portait en permanence sur lui des poils de la barbe du Prophète, mais en réalité une zaouïa abritant la tombe d’Abou Dhama. Edifié au VII°s, étendu au XVII° et restauré aux XVIII°s et XIX° siècles ce bâtiment présente de magnifiques céramiques de Nabeul et des panneaux qui ne sont pas sans rappeler ceux de l’Alhambra de Grenade.

La Grande mosquée se révèle aussi magnifique même si on ne peut y pénétrer. Il s’agit en outre du plus ancien lieu de prière musulman du Maghreb. On reste étonné par le nombre de colonnes de la salle de prière.

kairouan_mosquee_bdef

Si vous vous promenez dans la médina, vous grimperez peut-être une volée de marches pour découvrir le bir barouta, puits dont la noria est actionnée par un dromadaire.

chameau_kairouan_bedf

Et pour les amateurs de tapis, direction l’ancienne résidence du gouverneur de province qui vaut le détour tant pour l’abondance des tapis que la beauté des lieux.

kairouan_palais-gouverneur_bdef