Nouvelle édition des Etés de la danse: à vos agendas!

Je vous avais déjà parlé l’an dernier des Etés de la danse, manifestation que je suis régulièrement depuis 2009.

Je vous avais notamment expliqué en quoi cela consistait dans Les étés de la danse « pour les nuls« . Je pense d’ailleurs que de nombreux touristes seraient ravis que ce genre d’initiative se développe dans d’autres lieux et d’autres pays, afin d’avoir des spectacles de qualité à se mettre sous la dent pendant les congés d’été…

La nouvelle édition se déroulera au Théâtre national de Chaillot puis au théâtre du Châtelet et accueillera également des compagnies américaines, en l’occurrence la Paul Taylor Dance Company (du 19 au 28 juin) et l’Alvin Ailey American Dance Theater  (du 25 juin au 21 juillet).

J’avais pu découvrir une pièce de Paul Taylor l’an dernier,  Promethean Fire  sur le 11 septembre et je n’avais pas vraiment accroché… Ce qui ne m’empêchera pas d’y retourner cette année, ne serait-ce que pour espérer voir le chorégraphe. On le dit présent aux deux dernières représentations, celles des 27 et 28 juin…

Francisco Granciano (c) Jordan Matter Photography

Francisco Granciano (c) Jordan Matter Photography

Les 13 ballets représentés sont les suivants:

  • Aureole (1962)
  • Big Bertha (1970)
  • Esplanade (1975)
  • Cloven Kingdom (1976)
  • Mercuric Tidings (1982)
  • Roses (1985)
  • Syzygy (1987)
  • Brandenburgs (1988)
  • Company B (1991)
  • Piazzolla Caldera (1997)
  • Beloved Renegade (2008)
  • The Uncommitted (2011)
  • Gossamer Gallants (2011)

N’en connaissant aucun, je ne me prononcerai pas sur le sujet… Voir sur le site des étés de la danse pour le détail des soirées.

Concernant la deuxième compagnie, l’Alvin Ailey American Dance Theater, je l’avais découverte lors d’une précédente édition des Etés de la danse et j’avais A-DO-RE Revelations, leur pièce « signature » tant pour les negro spirituals, la chorégraphie et les costumes blancs ou jaunes inspirés de la Louisiane… Bref, j’y retourne les yeux fermés…

Les 15 ballets présentés sont les suivants:

•    3 ballets d’Alvin Ailey : Night Creature, Revelations, Streams

•    3 ballets de Robert Battle : In/Side, Takademe, The Hunt

•    1 ballet de Judith Jamison : Love Stories avec Robert Battle et Rennie Harris

•    3 ballets d’Ulysses Dove : Episodes, Urban Folk Dance, Vespers

•    1 ballet de Camille A. Brown : The Evolution of a Secured Feminine

•    1 ballet de Rennie Harris : Home

•    1 ballet de Ohad Naharin : Minus 16

•    1 ballet de Paul Taylor : Arden Court

•    1 ballet de Joyce Trisler : Journey

Voir sur le site des étés de la danse pour le détail des soirées.

In Paris de Bounine au théâtre national de Chaillot : la solitude existentielle de l’être

 Par où commencer pour décrire cette pièce ? Peut-être par le fait que 90% des spectateurs étaient venus voir Mikhail Baryshnikov danser. Oh, certes à plus de 60 ans on ne danse plus comme à 20 ou 30 mais sa performance en juin 2010 aux précédents étés de la danse, était vraiment très belle, tant dans son duo avec Ana Laguna sur une pièce de Mats Ek, que dans sa confrontation via des vidéos avec son passé de danseur bondissant.

Hier ce n’était pas le cas. Ayant lu les critiques de la Première je le savais, mais je peux comprendre la déception de certains spectateurs. L’erreur était en fait d’inclure cette pièce dans les étés de la danse.

In Paris est l’histoire de la rencontre à Paris en 1930 de deux émigrés russes : lui un ancien général de l’Armée blanche, elle une serveuse beaucoup plus jeune. Autour de ces 2 solitudes se tisse une pièce mêlant vidéo, musique (avec des caissons de bouteilles), airs d’opéra, voltige et un peu de danse, à la fin.

La pièce est dite en partie en français, en partie en russe (la traduction française n’étant alors que partielle et perdant en intensité).

Le décor planté, qu’en ai-je pensé ?

La solitude est extrêmement bien rendue par une mise en scène dépouillée, des aboiements de chien à un moment symbolisant l’enfermement intérieur. Micha est un très bon acteur et  Anna Sinyakina une bonne actrice même si sa voix m’est insupportable et ses gestes parfois un peu trop brusques. La table bancale du restaurant fait penser aux peintures cubiques, le duo onirique de « voltige » à la fin est dans la droite ligne de Chagall  avec cette femme flottant dans les airs (le plus beau moment peut-être avec la danse finale (et attendue) de Micha en toréador.

Mais qu’est ce que c’est long !! Pourquoi mettre en scène un chien urinant, Micha se rasant ?

Cela n’apporte rien ! En revanche, les atermoiements de la serveuse sur sa façon de s’habiller avant d’aller à leur rendez-vous est extrêmement réussi et reflète toutes les palettes de sentiments d’une femme souhaitant séduire….

Une pièce laissant sur sa faim…