La collection Emil Bührle : Manet, Degas, Renoir, Van Gogh… s’installent au musée Maillol

C’est l’une des collections privées les plus prestigieuses du monde qui prend ses quartiers de printemps au musée Maillol. Les plus grands noms de l’art moderne – Manet, Monet, Sisley, Renoir, Cézanne, Gauguin, Van Gogh… – soulignent les liens et apports de ces différents courants artistiques.

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Vincent van Gogh Branches de marronniers en fleur 1890 – huile sur toile Collection Emil Bührle, Zurich © SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn)

C’est également un témoignage historique intéressant – alors même que le Mémorial de la Shoah présente l’exposition Le marché de l’art sous l’Occupation, dont je vous parlerai dans mon précédent article – puisqu’Emil Bührle, né en Allemagne puis citoyen suisse, constitua sa collection entre 1936 et 1956 dont certaines œuvres issues de spoliations, sans qu’il en ait connaissance. L’exposition ne fait pas l’impasse sur ces œuvres, que le collectionneur restitua ou racheta aux propriétaires spoliés. Il gagna par ailleurs le procès contre certaines galeries lui ayant vendu les œuvres en question.

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Paul Cézanne Le Garçon au gilet rouge 1888-1890 Huile sur toile Collection Emil Bührle, Zurich © SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn)

Le 14 juin 1954, Emil Bührle prononça un discours à l’Université de Zürich sur l’origine de sa collection. Il date de 1913, alors qu’il étudiait la littérature, la philosophie et l’histoire de l’art à Berlin, qu’il découvre la peinture française: « L’atmosphère propre à ces tableaux, et surtout celle du paysage si évocateur de Vétheuil par Claude Monet, m’impressionna vivement. » C’est alors qu’il pris la décision, si un jour il le pouvait, de garnir ses murs « de tableaux de maîtres (…) un choix de Manet, de Monet, de Renoir, de Degas et de Cézanne ».

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Vincent Van Gogh – Le semeur, soleil couchant 1888 – huile sur toile Collection Emil Bührle, Zurich © SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn)

L’exposition fait donc la part belle aux impressionnistes français, même si elle s’ouvre avec des œuvres antérieures comme les tableaux de Manet de de Delacroix. Se dessine le goût sûr de l’esthète, qu’il s’agisse de paysages ou de portraits.  On retrouve également les courants post impressionnisme comme Henri de Toulouse-Lautrec pour lequel Emil Bührle nourrissait une véritable fascination.

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Amedeo Modigliani- Nu couché 1916 Collection Emil Bührle, Zurich © SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn)

J’ai personnellement beaucoup aimé les Van Gogh et le nu de Modigliani, qui regarde, l’air rêveur, dans notre direction sans nous jauger ou nous provoquer pour autant.

Anne-Laure FAUBERT

Jusqu’au 21 juillet 2019 au Musée Maillol

L’exposition Hammershøi au musée Jacquemart André: « Vous qui entrez, laissez toute espérance. »

Le musée Jacquemart André propose jusqu’au 22 juillet 2019 une exposition sur le peintre danois Hammershøi (1864-1916). Une exposition qui plaira aux amateurs d’intérieurs vides et gris, traversés de temps en temps par des silhouettes désœuvrées… une peinture qui annonce Hopper (1882-1967) des années après même s’il n’est pas sûr que le peintre américain ait connu le danois, tombé dans l’oubli après sa mort.

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Vilhelm Hammershøi, Intérieur, Strandgade 30, 1904, huile sur toile, 55,5 x 46,4 cm Paris, musée d’Orsay, donation de Philippe Meyer, 2000. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Adrien Didierjean

Autant le dire d’emblée, j’ai trouvé cette peinture sinistre, à quelques exceptions, sans âme et profondément noire: les personnes ne communiquent pas, et d’ailleurs le peintre ne le souhaite pas, les silhouettes féminines semblent posées là sans but, le gris domine l’essentiel des peintures, et même les paysages semblent vidés de leur substance. Une vision très personnelle que j’assume, et qui renvoie à ma perception de l’art. Tout comme les opéras  de Wagner me mettent mal à l’aise, cette peinture m’a dérangée – différemment de la peinture d’un Egon Schiele, dont j’ai parlé ici lors de l’exposition à la Fondation Vuitton, et qui reste l’un de mes peintres préférés –  par cette absence d’espoir et de sens qui y sourdent. « Vous qui entrez, laissez toute espérance», ces célèbres vers de Dante dans la Divine Comédie  pourraient en être le leitmotiv.

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Vilhelm Hammershøi, Cinq Portraits, 1901-1902, huile sur toile, 190 x 300 cm Stockholm, Thielska Galleriet. Photo credit: Tord Lund

On pourra gloser sur la mère possessive du peintre, l’absence de descendance biologique dans cette famille, ou la lumière au Danemark – pays que j’ai beaucoup fréquenté pendant mes études –  et qui, comme dans d’autres pays scandinaves, conduit à un pic de suicides en hiver… On pourra tout simplement reconnaître qu’Hammershøi a su se créer un style personnel, reconnaissable, dans la lignée du nationalisme danois de l’époque où il fallait peindre son pays, et peu s’inspirer de l’étranger. Sa peinture se définit par une forte présence de la couleur noire, comme Manet ai-je envie de dire et pourtant le résultat n’est pas le même, un travail géométrique entre les lignes horizontales et verticales, une élimination des détails pittoresques aussi bien dans ses paysages que ses intérieurs dans une démarche de simplification à l’extrême.

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Vilhelm Hammershøi, Église Saint-Pierre, Copenhague, 1906, huile sur toile, 133 x 118 cm Copenhague, Statens Museum for Kunst © SMK Photo/Jakob Skou-Hansen

Cette exposition au musée Jacquemart André a le mérite de replacer l’artiste dans son époque et de nous montrer les visions différentes des autres artistes, notamment concernant la lumière. Les rares nus du peintre ont quelque chose de clinique, comme plus tard ceux de Lucian Freud.

Si certains critiques de l’époque déclaraient qu’il avait fondé « l’école neurasthénique » de la peinture, je vous laisserai en juger lors de votre visite!

Anne-Laure FAUBERT

La réouverture du château d’Auvers sur Oise : un parcours immersif dans l’univers des Impressionnistes

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Le château d’Auvers-sur-Oise et son jardin à la française © Gilles Fey

Edifié au XVII° siècle par un riche financier italien de l’entourage de Marie de Médicis, le château d’Auvers sur Oise domine la vallée de l’Oise. Propriété du conseil général du Val d’Oise depuis 1987, il avait accueilli de 1994 à 2016 le parcours multimedia « Voyage au temps de l’impressionnisme ».

 

Le nouveau parcours s’ancre dans le XXI°siècle avec ce nouveau parcours « vision impressionniste » dont on peut saluer la volonté pédagogique.

Vision Impressionniste, Espace 1, Edouard Manet, Le déjeuner sur l’herbe © Olivier Gaulon

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Vision Impressionniste, Espace 1, Edouard Manet, Le déjeuner sur l’herbe © Olivier Gaulon 

« Vision impressionniste, naissance et descendance » se veut une visite immersive dans l’univers de ces peintres qui firent la renommée de l’Oise. Doté d’importants aménagements et d’une scénographie entièrement repensée, ce nouveau parcours culturel retrace l’aventure de l’impressionnisme de sa naissance aux héritiers.  

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Espace 1, Claude Monet, Impression © Olivier Gaulon

Immergé dans des salles sombres où se forment et déforment les œuvres de Manet, Pissarro, Renoir, Monet, Morisot, Sisley, Cézanne, Caillebotte, Degas… le visiteur comprend alors la révolution picturale que fut l’impressionnisme qui ouvrit la voie au cubisme et à l’art moderne.

La visite débute avant la naissance du mouvement, en 1820, lorsque la peinture connaît de profondes transformations, et qu’une génération de peintres souhaite libérer le paysage de son carcan académique en se tournant vers la nature comme le firent  les peintres anglais Turner et Constable. Corot et Daubigny s’installent ainsi sur les côtes normandes et à Barbizon.  La visite se poursuit ensuite par l’évocation du salon des refusés en 1863, l’impact des révolutions industrielles et du développement du chemin de fer sur les modes de vie et l’importance de la figure du marchand d’art comme Paul Durand-Ruel pour soutenir les impressionnistes, prémices du marché de l’art actuel. L’atelier d’un peintre y est aussi reconstitué. Le château, événement nouveau, possède désormais des tableaux.

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Ludovic PIETTE, Jeune femme à l’ombrelle, 1876, gouache marouflée sur toile, signée, 30.4cm x 36.2 cm © Conseil départemental du Val d’Oise – CAOA

Si je ne peux personnellement que saluer cette volonté didactique et pédagogique qui permet en une visite d’avoir une approche synthétique de ce mouvement, je suis restée mal à l’aise quant à la restructuration totale d’un monument ancien en de sombres salles sans lumière extérieure (pour permettre le son et lumière) et la distorsion des œuvres d’art .

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Espace 6, Louis Anquetin, Vincent Van Gogh © Olivier Gaulon

Je m’interroge aussi sur le « tout technologique » en cas de panne (qui est arrivée lors de la visite). Que devient alors la visite dans cet espace redevenu (en raison de sa restructuration) alors sans âme ?

Anne-Laure FAUBERT

Le jardin secret des Hansen : la collection Ordrupgaard au musée Jacquemart André

C’est en compagnie de Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart André, que j’ai eu la chance de découvrir l’exposition « Le jardin secret des Hansen ». Après la collection d’Alicia Klopowitz, le musée laisse place à une autre collection, celle des danois Wilhelm (1868-1936) et Henny (1870-1951) Hansen, abritée actuellement au musée Ordrupgaard, situé à quelques kilomètres de Copenhague.

 

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Claude Monet, Le Pavé de Chailly dans la forêt de Fontainebleau, 1865, huile sur toile, 97 x 130,5 cm. Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Pernille Klemp 

 

L’intérêt de Wilhelm Hansen pour l’art remonte à ses études. Il commence à collectionner l’art danois dans les années 1890. Une collection considérée alors par l’historien de l’art Peter Hertz comme « l’une des plus belles collections privées d’art danois. »

Hansen découvre l’impressionnisme à l’occasion de voyages en France. Dans les années 1916-1918, le couple constitue une collection unique en Europe du Nord, comprenant des œuvres de Corot, Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Sisley et Gauguin…

 

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Berthe Morisot, Femme à l’éventail. Portrait de Madame Marie Hubbard, 1874, huile sur toile, 50,5 x 81 cm, Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Anders Sune Berg

 

Chaque peinture est sélectionnée avec soin et le critique français Théodore Duret apporte son aide. L’objectif poursuivi par le couple de collectionneurs s’inscrit également dans la volonté de rendre accessible cette peinture française à un public scandinave. L’intention de départ était de rassembler douze œuvres de chacun des artistes les plus importants de Corot à Cézanne. Pour ce faire un consortium est fondé en 1918 pour des achats en bloc. Les peintures sont ensuite revendues pour en racheter d’autres.

Ce panorama complet de la peinture française du XIX° siècle, du pré-impressionnisme au fauvisme, débute par de magnifiques toiles de Corot, premier jalon de la collection, « dernier des classiques et premier des modernes ». Les tableaux acquis sont tous postérieurs à 1834, date du second voyage italien de l’artiste. « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien » déclare Monet en 1897. Un hommage qui résonne dans les choix des Hansen qui font dialoguer les paysages de Corot avec les variations atmosphériques de Monet.

 

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Claude Monet, Le Pont de Waterloo, temps gris, 1903, huile sur toile, 65,5 x 100,5 cm Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Anders Sune Berg

 

La collection nous offre ainsi un panorama de l’évolution du paysage au XIX° siècle. On découvre des « tableaux banals et joyeux » selon l’expression de Pierre Curie dont le sujet importe peu, puisque seule compte la vibration de la couleur. On retrouve chez les Hansen ce goût des collectionneurs du Nord comme Chtchoukine pour les grands noms de la peinture comme Cézanne et Monet.

 

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Gustave Courbet, “Le Change, épisode de chasse au chevreuil (Franche-Comté, 1866)”, 1866, huile sur toile, 97 x 130 cm. Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Anders Sune Berg

 

L’exposition nous emmène ensuite à la redécouverte de Pissarro, Sisley et Guillaumin. Les tableaux de Pissarro retracent les principales périodes de création de l’artiste alors que ceux sélectionnés pour Sisley se concentrent sur les paysages d’Ile de France. Une nature moderne de Redon datant de 1901 se révèle d’une grande modernité puisqu’on retrouve ce type de peintures dans les années 1930.

 

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Claude Monet, Le Pont de Waterloo, temps gris, 1903, huile sur toile, 65,5 x 100,5 cm Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Anders Sune Berg

 

La peinture de Degas sur la Nouvelle Orléans nous rappelle qu’une partie de sa famille était américaine (et une autre napolitaine) et nous dévoile la touche quasi pompier de ses débuts.

 

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Paul Gauguin, Portrait d’une jeune fille, Vaïte (Jeanne) Goupil, 1896, huile sur toile, 75 x 65 cm Ordrupgaard, Copenhague © Ordrupgaard, Copenhague / Photo : Anders Sune Berg 

 

Gauguin, qui eut cinq enfants avec son épouse danoise, clôt l’exposition avec notamment son énigmatique Portrait de jeune fille (1896) peint frontalement, semblable à une déesse égyptienne tout en étant absente à elle-même. Un tableau semblable à ceux que l’on retrouve chez Picasso dix ans plus tard dans sa période bleue.

Un jardin secret pictural à découvrir d’urgence!

Anne-Laure FAUBERT

 

 

Jusqu’au 22 janvier 2018 au musée Jacquemart André

Monet Collectionneur

C’est une exposition particulière et inédite que nous propose le musée Marmottan Monet, celle de la collection du peintre Claude Monet, fruit d’un travail d’enquêtes de 4 ans. Une exposition rendue unique par l’absence d’itinérance et par la position du musée lui-même, légataire du fonds de l’artiste.

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Charles Lhullier: Portrait de Claude Monet en uniforme, Avril-juin 1861 ou été-automne 1862, Huile sur toile, Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, © Musée Marmottan Monet, Paris / The Bridgeman Art Library

En effet, si l’on connaît l’œuvre du peintre, on connaît moins cette facette de sa personnalité. C’est dans les années 1920 que l’on apprend que Monet a une collection, même si l’inventaire, dressé en 1926, reste introuvable, probablement détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. 

 

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Pierre-Auguste Renoir: La Mosquée. Fête arabe; 1881; Huile sur toile
Paris, musée d’Orsay, don de la Fondation Biddle en souvenir de Margaret Biddle, 1957
© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Martine Beck-Coppola

 

Le parcours de l’exposition suit celui du peintre: Claude Monet s’intéresse, puis échange, puis achète des œuvres d’art après 1890 car il en a désormais les moyens financiers. 

La partie de pêche de Cézanne rentre par effraction chez Monet puisqu’un marchand souhaitant acheter une des œuvres du peintre mais n’en ayant pas les moyens lui échange cette œuvre de Cézanne contre une à lui.  On peut ainsi considérer qu’il s’agit de la première œuvre de sa collection.

La première partie de sa collection concerne des tableaux peints de sa famille ou de lui par ses amis. On découvre ainsi un Claude Monet imberbe. Renoir offre ainsi à ses amis et notamment à Monet ses œuvres les plus radicales, et donc les moins vendables.

De ce côté biographique de sa collection on passe ensuite à des achats d’œuvres d’art, donc ne le représentant pas.

 

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Paul Signac: Venise, 1908, Gouache et aquarelle
Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966
© Musée Marmottan Monet, Paris / The Bridgeman Art Library

 

Claude Monet se trouve être un collectionneur tenace. Ainsi lorsque Berthe Morizot lui lègue dans son testament une œuvre, celui-ci choisit parmi les 300 œuvres un tableau représentant Julie Manet, la fille de Berthe Morizot, ce qui engendre des frictions. Monet tient bon et obtient le tableau.

Cette exposition nous renseigne également sur la naissance du marché de l’art puisque Monet achète via des marchands, et notamment Paul Durand-Ruel. Il achète également aux enchères des œuvres de Cézanne, comme Neige fondante à Fontainebleau (Vers 1879-1880), manière pour lui de le soutenir.

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Paul Cézanne/ Neige fondante à Fontainebleau, Huile sur toile © 2017. Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence

Il achète également des œuvres d’Ernest Hoschedé dont il épouse la veuve, Alice, pour lui faire plaisir à elle. Alors qu’elle meurt en 1911 et que contrairement à sa première épouse Camille, il ne l’a jamais peinte, il rachète alors un tableau d’elle, seule entorse à sa volonté de séparer vie privée et achats sur le marché de l’art.

Une collection ou le parcours d’une vie…

Anne-Laure FAUBERT