My fair lady: so lovely!!

Casse noisettes il y a deux ans, The sound of music l’an dernier, Le lac des cygnes et My fair lady cet hiver… La liste est longue… Comme s’il y avait une volonté de se tourner vers des valeurs sures à l’approche de Noël… Une façon aussi de resserrer les liens familiaux par ces spectacles grand public?

 

My fair lady… A ces mots surgissent les noms d’Audrey Hepburn et Rex Harrison dans les rôles d’Eliza Doolittle et du professeur Higgins, la scène du début où la jeune vendeuse de violettes harangue les passants pour vendre ses fleurs, le bal… et surtout la frimousse de cette actrice, qui selon moi est pour beaucoup dans le succès de ce film.

C’était, je l’avoue avec une certaine crainte, que je me suis rendue au Châtelet : comment remonter un tel chef d’oeuvre, quelle mise en scène attendre de Robert Carsen?

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire (cela existe, la personne avec qui j’ai vu le spectacle était dans ce cas) la voici: comment, à la suite d’un pari, un professeur de phonétique va transformer une petite marchande de violettes à l’accent cockney épouvantable en lady. Le tout en 6 mois.

La présence de jeunes enfants était parfois pénible avec des questions toutes les 5 minutes du genre: « pourquoi il déroule le tapis rouge, pourquoi il lui crie après, je comprends pas ce qu’il dit »….

La madeleine de Proust a de nouveau fonctionné, grâce aux magnifiques costumes, à de très bons chanteurs, une très belle mise en scène, des tubes – Wouldn’t it be lovely?, I could have danced all night, Without you – magistralement interprétés… La misogynie du professeur Higgins fait bondir, les différences sociales sont mises en scène sans misérabilisme…

Bref je suis sortie en fredonnant so lovely et en me disant que Robert Carsen savait faire, quand il le voulait, de très belles mises en scène.

Un spectacle enchanteur que je recommande vivement!!!

France 1500: une rétrospective intéressante

Je vous préviens d’emblée: je ne suis ni spécialiste, ni fan de l’art du Moyen-Âge, à part la statuaire et les peintres comme J.Bosch et les Bruegel.  France 1500 traite d’une époque charnière entre le Moyen-Âge et la Renaissance, le tournant du XV- XVI°s, époque où la France sort de la guerre de Cent ans.

Cette exposition, que j’ai vue en deux temps, la première partie dans une absence quasi totale de visiteurs (vive le dimanche après-midi!) l’autre au milieu d’une foule assez dense (heure du déjeuner oblige) nous fait voyager à travers la France de l’époque: on y parle aussi bien d’Anne de Bretagne (via notamment le très beau tombeau de deux de ses enfants), que de l’art bourguignon, francilien ou normand. N’oublions pas toutefois que les artistes circulaient beaucoup, affaiblissant cette classification géographique.

France 1500 au Grand PalaisL’exposition rassemble aussi bien des oeuvres du gothique flamboyant que d’autres sous influences déjà « Renaissance » : marbres venus d’Italie, décors à colonnes, réemplois de motifs et thèmes antiques, comme celui du triomphe romain décliné selon les codes de la dévotion chrétienne (Triomphes de la chasteté ou des vertus…).

Je n’ai cependant pas trouvé le parcours de cette exposition très clair. Le découpage des salles est parfois factice. Un même défaut que j’avais déjà relevé, de façon moins prononcée, dans la rétrospective sur Monet. En revanche, j’ai beaucoup aimé que la multiplicité des talents des artistes soit mise en valeur: peinture, sculpture, art du vitrail, qui connaît alors un apogée, orfèvrerie, mobilier…

En conclusion: une exposition intéressante, sans être un coup de coeur.

Le club de la chasse et de la nature

Musée de la Chasse et de la Nature

Lové, comme le musée du même nom, dans l’hôtel de Guénégaud datant du XVIIème siècle – seul hôtel d e François Mansart demeuré intact –  le club de la chasse et de la nature n’est ouvert qu’à ses membres et à leurs invités.

S’y rendre pour déjeuner est une façon agréable de renouer avec l’architecture, les arts décoratifs, la chasse et la peinture animalière.

J’y étais il y a quelques jours et, comme au printemps, la beauté de l’endroit m’a charmée.

Il s’y ajoutait une atmosphère de fêtes: les décorations, quoique discrètes et concentrées à l’accueil ou dans les couloirs de passage, invitaient à la redécouverte de l’endroit.

Décorations de Noël sous les symboles de chasse

Malgré mon aversion pour la taxidermie (le fait d’empailler les animaux) je me suis prise au jeu et ai tiré quelques portraits des malheureux habitants de ce lieu…

Fauve veillant dans les salons du club...
 
 
"Création" contemporaine...

Enfin, un ours blanc immense a retenu mon attention… Son air redoutable, que son aspect « peluche » pourrait nous faire oublier, est bien retranscrit…

Le gardien du musée

Marchés de Noël franciliens

Le marché de Noël est pour moi une spécialité de l’Est: Alsace, Allemagne, Autriche…

Qu’on veuille l’acclimater depuis la fin des années 1990 dans des régions où ce n’est pas la tradition m’a toujours paru étrange…

Mais j’avoue que face au froid qui s’abat sur l’Ile de France depuis fin novembre, et face à la neige qui tombe sans bruit depuis quelques jours, j’ai une furieuse envie de Glühwein (vin chaud) et de Lebkuchen (pain d’épices). Avoir vécu, même un an, en Autriche laisse certaines traces….

Et là, fi des considérations, direction le marché des Champs Elysées, de Saint Germain des Prés voire de la Défense ou de Neuilly, pour s’offrir quelques bribes épicées de souvenirs. A moins que celui de Châtelet, plus central, existe encore et se soit amélioré….

Cela fera peut-être l’objet d’un autre billet : une cartographie des meilleurs vins chauds et pains d’épices / gâteaux allemands des marchés de Noël franciliens. Plus approfondie que les quelques impressions qui suivent.

Pour l’instant, je retiens une boutique en bois des Champs Elysées avec son pain d’épices à l’abricot et une à Neuilly avec une Linzertorte ma fois pas mal. Pour le vin, je n’ai pas été enchantée…

A suivre…

Préparatifs de voyage….

J’ai l’impression que je parle un peu trop de culture en ce moment…

Ca doit être l’hiver qui approche et l’installation du froid: on se réfugie dans un musée, un café, un salon de thé, plutôt que de flâner le nez au vent… Ou au contraire, on parcourt les sites internet à la recherche de destinations ensoleillées…

A propos, vous les préparez comment vos vacances?

1 – Longtemps à l’avance en planifiant minutieusement chaque journée, en vérifiant les spectacles à voir, les expositions, les horaires de musée…?

2 – Quelques jours avant en vous disant « bon au fait, j’ai mes billets, je fais quoi maintenant »?

3 – En dernière minute dans l’avion en disant « et bien voyons qu’il y a-t-il d’intéressant à voir »?

4 – Au fur et à mesure de votre voyage, selon les rencontres, les envies, au risque de ne pas avoir noté certains horaires et de passer à côté de quelque chose que vous vouliez voir?

5 – Vous ne préparez rien et passez par un opérateur!