Les 5 ans de la Fondation Culture et Diversité

 La Fondation Culture et Diversité, créée par Marc Ladreit de Lacharrière, vise à « favoriser l’accès des jeunes de l’éducation prioritaire aux arts et à la culture », soit 11 600 jeunes depuis 2006.

Elle fêtait hier ses 5 ans lors de son spectacle annuel au théâtre du Rond-Point.

On y retrouvait le même public bigarré que les années précédentes, de l’ancien président de la République Jacques Chirac aux élèves de l’éducation prioritaire, en passant par des professeurs, des ministres, un premier secrétaire d’un parti politique…

Jean-Michel Ribes, pantalon violet et veste rose, présentait les différents spectacles, entre professionnels et démonstrations des travaux des élèves.

J’ai particulièrement apprécié la compagnie Vagabond Crew qui ouvrait la soirée. Son spectacle intitulé Alien, renvoyait aussi bien à l’homme araignée qu’aux films de science-fiction. S’inscrivant dans la mouvance street dance voire battle hip-hop rappelant les défis artistiques des danseurs de hip-hop, leur danse alternait mouvements saccadés, acrobaties, tecktonik. Un très beau moment…

Jamel Debbouze lui m’a déçue, reprenant le même discours que l’an dernier sur la façon dont il avait découvert l’impro, remplaçant la vache que lui demandait d’interpréter alors le professeur par l’artichaut… Dommage.

 Une soirée qui alternait donc lecture de poèmes d’Andrée Chedid par Isabelle Carré, interprétation de Soleil du Nord par Oxmo Puccino, acrobaties de la compagnie colombienne El Nucleo – sur des tons chauds, les 2 acrobates vêtus de blanc apportaient une note de féérie à la soirée (et là j’ai râlé d’avoir oublié mon appareil photo) et spectacles d’enfants, collégiens ou lycéens sur l’éveil aux arts : découverte de l’orchestre Colonne par des élèves de CM2, cours de slam pour des ados, vidéos des étudiants ayant suivi les préparations de la fondation pour tenter d’intégrer les grandes écoles d’art…

Le symbole d’une culture qui « ouvre » et non pas « qui enferme » pour reprendre la vidéo diffusée de Michel Onfray.

Le symbole aussi d’un entrepreneur à l’anglo saxonne qui décide de faire bénéficier la Cité de sa réussite et de son nom.