Les femmes et leur(s) sac(s)

Lorsqu’on évoque Rome, on pense à la fontaine de Trevi, au Colisée, à la dolce vita

Pas au fait de devoir conseiller une amie pendant plus d’1h30 car elle hésite entre plusieurs sacs à main… ; )

Voyage ne rime pas forcément avec disparition des contingences matérielles, comme le shopping par exemple.

Jusqu’à ce voyage, je m’étais toujours interrogée à l’aéroport sur les personnes que je voyais revenir chargées de sacs de magasin. Que diable pouvaient-elles rapporter? Non pas que je n’eusse (oui j’utilise un subjonctif ; ) ) jamais rien rapporté de voyages, mais cela rentrait dans ma valise. Je n’aime pas voyager bardée de sacs.

Plus d’1h30 pour un sac me direz-vous? Cela pourrait être tout aussi bien pour une paire de bottes, de gants ou des habits. Après tout, qui dit shopping dit hésitation…

Oui, mais le sac reste quelque chose de particulier pour une femme. Donc oui, cela prend du temps.

Un billet de la célèbre Garance Doré m’avait amusée à ce sujet.

J’avais trouvé cela mignon de présenter ainsi son sac tout comme de préciser qu’un autre de ses sacs était jaloux. Même si, de par mon enfance africaine, j’ai une certaine sensibilité à l’animisme, il ne me viendrait pas à l’idée de dire à l’un de mes sacs: « je t’ai apporté un petit frère, vous pourrez vous raconter des histoires » ou « tiens comme j’emmène Pirate au travail, toi premier flirt je t’emmène en voyage… »  – ces noms étant ceux donnés par la marque… Et pourtant c’est ce que je me suis  retrouvée à faire, cette amie culpabilisant à la fois pour son ancien sac et pour son compte en banque. Je comprends davantage le dernier point…même si elle me croyait plus concernée par le premier.

Le deuxième point intéressant de cette histoire est le rapport à la féminité. Cette amie m’a dit en sortant « je ne me suis jamais sentie aussi femme ».  Venant d’une personne dont la culture n’insiste pas sur la féminité, cette phrase m’a d’autant plus marquée.

Car contrairement à une idée répandue, la féminité s’apprend, notamment pour les femmes ayant fait des études assez poussées. Elle n’est pas innée, elle est même considérée négativement, comme si une femme intelligente devait être moche et mal fagotée…

Un sac représente pour une femme le prolongement d’elle-même: nous pouvons « flasher » sur un modèle pour sa couleur, son grain de cuir, son style. Mais nous regarderons avant tout si notre appareil photo, notre bloc notes ou notre trousse y rentrent. Bref, une part de notre vie…

Et vous, quel rapport entretenez-vous avec votre sac? Amour fou, vache, changeant… ?

Retour de la ville éternelle…

Pour la troisième fois j’étais dans la ville éternelle,

Une de mes villes préférées, avec Paris, mais avant Vienne, Lisbonne ou New-York.

Une ville où se côtoient le passé, le présent, l’avenir mieux que partout ailleurs.

La Ville comme disaient les Romains

Eternelle ont rajouté les générations suivantes…

La magie a de nouveau opéré…

La dolce vita... ou la fontaine de Trevi
Vue sur le Tibre...
Vue du Colisée

Expo Andrée Putman: qu’entend-on par créer?

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’écrire sur cette expo.

Je ne connaissais cette designer que grâce à des magazines et à sa collection pour l’orfèvre Christofle. Je n’arrivais donc pas à vraiment me faire une idée. Et puis j’avoue, j’aime bien les expos de l’hôtel de ville. J’y ai découvert Willy Ronis en 2005, revu Doisneau, des films sur Paris…

En y arrivant, une surprise m’y attendait: pas de queue! Je me souviens encore des hivers dans le froid pour certaines expositions. Et là, pas moyen de couper la file grâce à une carte!

J’ai trouvé cette exposition très intéressante car elle met en valeur sa carrière, qu’il s’agisse de photos de son loft, de chaises, lampes, de la fameuse baignoire pour la salle de bain à damier noir et blanc de l’hôtel Morgans en 1984, des sièges du Concorde, de sa collaboration avec Christofle.

La présence du piano à demi-queue Voie lactée réalisé pour Pleyel en 2008 m’a émue, clin d’oeil à sa formation initiale de pianiste. Piano Voie lactée (c) Marc Abel

Mais il manquait quelque chose: davantage d’explications peut-être? Mais de quoi au juste?

Car cette exposition pose à nouveau la question de la création, évoquée dans un de mes premiers billets au sujet de Turner.

Qu’entend-on par créer? Car Andrée Putman, comme elle le dit elle-même, n’a rien créé au début. Elle n’a fait que remettre au goût du jour certains mobiliers du début du XX°s. Ensuite, elle a refait les décors de ministères, d’hôtels… C’est peut-être cela qui manquait: ses inspirations, sa façon de procéder…

Café Pouchkine: de Moscou à Paris…

Le café Pouchkine, cela vous dit quelque chose?

Un salon de thé traditionnel à Moscou où on peut notamment y manger une pâtisserie ressemblant à un millefeuille, le Napoléon. Très bonne au demeurant!

Je savais que cette adresse avait ouvert au Printemps mais je n’y étais pas encore allée. Un peu comme Meert et sa nouvelle antenne parisienne. J’ai bien l’intention d’y faire un tour pour y savourer à nouveau les célèbres gaufres à la vanille qu’affectionnait le général de Gaulle.

Revenons à notre café…

L’exportation est-elle réussie?

Deux déceptions et demi m’attendaient:

-l’espace dégustation est vraiment petit et les hautes chaises grises sont les unes à côté des autres (au nombre de 6 de mémoire) ce qui ne permet pas un réel dialogue de face, si ce n’est avec la machine à café…

– la décoration un peu kitsche

– la demi déception: point de Napoléon. Mais après quelques recherches sur internet j’ai vu que ce gâteau était mentionné. Il ne devait pas y en avoir le week-end dernier.

Une décoration un peu étrange...

Le choix a été fait d’un positionnement haut de gamme: le prix des pâtisseries avoisine les salons de thé français traditionnels comme Angelina, Carette, Ladurée…  Ce qui peut se comprendre vu la situation du café, au rez de chaussée du Printemps de la mode, à côté des sacs de couturier et des montres.

Voyons les points positifs -oui je sais en management on commence toujours par les points positifs pour atténuer les critiques ; ) mais je fais l’inverse.

Question forme, le petit sac noir dans lequel on vous met vos achats est très élégant avec sa touche d’orange. Le marketing, toujours!!

Côté fond, les pirojki – petites brioches farcies – valent le détour, notamment ceux aux champignons, aux légumes et aux fruits rouges. Je n’ai pas aimé celui au foie et au sarrasin.

Pirojki salés

Quant aux pâtisseries, nerf de la guerre, je me suis consolée avec une Rose des Tsars au chocolat et une charlotka. Les deux étaient très bonnes, vraiment fines: une variation autour de la framboise et du chocolat noir pour la Rose, de la pomme pour la seconde…

Rose des Tsars au chocolat noir

 

Charlotka

 Bref une exportation plutôt réussie…

Et vous qu’en avez-vous pensé? Déçus, ravis?