Expo « Ponts et portes »: les photos recalées…

Comme un mystérieux tweet l’indiquait, j’étais en mode « ponts et portes » depuis quelques jours.

Je participe en effet à une expo collective qui aura lieu à la fin du mois à Epinay sur Seine, en région parisienne.

 

A la suite d’un après-midi très constructif et animé, toutes les photos ont été sélectionnées.

 

Pas facile de mettre 6 photographes à forte personnalité ; )) d’accord…

Voici quelques unes de mes photos recalées, certaines étant une interprétation extensive du terme « porte »,  je le reconnais.

 

Quant aux retenues, je vous en dirai plus dans quelque temps…

Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance

Si vous aimez les fins dessins, majoritairement religieux … mais pas que…

Si le livre de Kells vous avait ébloui à Dublin…

Si vous appréciez les salles à la lumière tamisée du Louvre…

Courez au Louvre voir l’expo Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance qui se termine le 10 octobre.

La minutie de ces dessins et la recherche du Beau ne vous laisseront pas indifférents….

L’expo Paris sur Seine : variations sur un fleuve…

 Si vous avez le temps d’ici samedi et que vous aimez flâner sur les bords de Seine, une très intéressante expo se trouve depuis juillet à l’Hôtel de ville sur le sujet.

Des premières cartes de Paris au XVI°s à Paris plage, cette exposition explore les différents liens qui unissent les Parisiens à leur fleuve, des blanchisseuses et des porteurs d’eau aux nageurs des XIX° et XX°s.

Du fleuve nourricier avec ses ponts au foin, volailles, voire construits  au fleuve paysage – on ne se baigne plus guère dans la Seine de nos jours – les photos permettent de voir l’évolution de la ville.

On peut y lire en filigrane un bilan positif de Paris plage et de la politique menée parla Mairie de Paris pour les berges de Seine. On apprécie ou non.

 

L’exposition Dogon au Quai Branly: un avant-goût

Jusqu’au 24 juillet se trouve au musée du Quai Branly une exposition sur les Dogon, civilisation du Mali.

Aux alentours des X°- XI°s , fuyant l’islamisation du grand empire du Ghana dont la capitale se trouvait au sud de l’actuelle Mauritanie? les élites animistes partirent vers l’est et se fixèrent d’abord dans la région de Djenné au Mali puis à l’ouest et au nord du plateau de Bandiagara – aujourd’hui très touristiques – où ils apportèrent avec eux leurs coutumes .

L’animisme se traduit dans l’art Dogon par la présence des statues anthropomorphes, support de dialogue entre les hommes et les forces supérieures régissant leur destin. Cette statuaire est multiple, en fonction des peuples d’origine différente qui ont cohabité. Les attitudes représentées sont peu variées: personnages debout les bras levés, hermaphrodites, maternités, cavaliers, couples, figures assises, agenouillées.

Je ne présenterai ici que 4 styles différents, vous laissant le soin de découvrir les autres…

Les statues aux bras levés de type Djennenké sont un symbole visuel et spirituel du pays Dogon.

A la statuaire des Djennenké succède celle du N’duleri, au centre-nord du plateau de Bandiagara. Tout en conservant l’aspect longiligne de l’art Djennenké, les statues N’duleri ont une expression plus nerveuse et plus stylisée.

La statuaire Mandé introduit une nouveauté: les activités, comme ces joueurs de balafon, commémoration possible d’un mythe.

Enfin, le style de Tintam se caractérise par des statues élancées mais bien charpentées couvertes souvent d’une argile rouge, couleur symbolisant l’énergie vitale.

Masques et objets courants comme les fameuses portes de grenier,des repose-têtes et des bijoux sont également présents. Courez-y si vous aimez les Arts premiers!! Je n’avais pas vu une aussi belle collection depuis les expositions de la Fondation suisse Barbier-Müller au musée Jacquemart-André!!

Rembrandt et la figure du Christ: une exposition pédagogique

Située Hall Napoléon, au Louvre, à côté de l’exposition sur Le Lorrain, l’exposition Rembrandt et la figure du Christ vaut la visite.

Vous y croiserez sûrement, surtout le vendredi soir, des séminaristes ou des prêtres guidant des petits groupes de jeunes. Un peu comme pour l’expo sur la Russie, il y a un an et demi.

J’étais sortie de l’expo Redon au Grand Palais en me plaignant de l’absence de comparaisons avec les maîtres ou les contemporains du peintre, seuls Goya et l’écrivain fantastique E.A. Poe étant cités.

Ce problème n’existe pas dans l’exposition Rembrandt (1606 – 1669), la présence de ses contemporains permettant la comparaison. Il faut cependant connaître un minimum d’histoire religieuse pour y aller: les disciples d’Emmaüs, le jugement du Christ ou la parabole des soeurs Marie et Marthe.

Le parti pris de cette exposition est de montrer l’apport de Rembrandt à la peinture religieuse en représentant notamment le Christ « d’après nature ». Loin d’un Christ impassible et idéalisé sur la Croix, celui-ci apparaît au contraire profondément humain. Il en va de même pour les autres protagonistes, notamment dans le jugement du Christ par Pilate où les traits des hommes représentés trahissent la veulerie.

Rembrandt joue aussi sur l’ombre et la lumière dans ses dessins, mettant en valeur la lumière de la foi et du message divin.

Un point d’interrogation subsiste toutefois: à la fin de sa vie, vers 1662, son Christ perd de son caractère humain et semble à son tour idéalisé…