L’expo Romy Schneider : une mine d’informations

Je savais que je n’avais pas une grande connaissance cinématographique et que mes classiques relevaient davantage d’Audrey Hepburn, Katherine Hepburn ou Elisabeth Taylor.

Je savais que, ne lisant jamais la presse à scandales, j’ignorais la vie et les drames des « VIP »….

J’avais beau avoir passé un an en Autriche…

Romy Schneider évoquait vaguement pour moi les films de Sissi – que je ne suis même pas sûre d’avoir vus, ou sinon quand j’étais très jeune.

L’exposition Romy Schneider qui se tient en ce moment à Boulogne Billancourt a été l’occasion d’apprendre en vrac :

– qu’elle était autrichienne bien que considérée par beaucoup de Français comme la plus française des actrices étrangères – elle a été naturalisée française;

– que les parents de Romy Scheider mais également sa grand-mère étaient ou acteurs ou travaillaient dans ce milieu ;

– qu’elle avait eu une grande histoire d’amour avec Alain Delon – ben oui je ne le savais pas ;

– qu’elle avait joué dans de nombreux films français, certains érotiques comme La Piscine avec Alain Delon, d’autres parlant de la Seconde guerre mondiale – une façon d’expier le comportement de ses parents sous l’occupation allemande en Autriche ?

– que son fils David était mort d’une façon accidentelle atroce en escaladant une grille avec des pics au bout ;

– que sa fille Sarah, née en 1977, est… actrice

– qu’elle est morte jeune, d’un arrêt cardiaque à 43 ans.

Cette exposition est également l’occasion de découvrir des extraits, des affiches et des costumes de films mais aussi de voir de très belles photos en noir et blanc de l’actrice.

Un conseil : fans de cinéma ou simples curieux, courez-y…mais réservez avant, il y a foule…

Des jouets et des hommes ou les sociétés au prisme des jouets

Les esprits chagrins pourront dire qu’il est plus facile – et moins coûteux en ces périodes de disette budgétaire – de faire une exposition sur les jouets que sur Michel-Ange ou Rembrandt.

Leurs a-prioris seront même confortés par la présence d’une maison Playmobil, petits poneys, barbies et robots contemporains…

Il n’empêche.

Cette exposition montre l’ancienneté de certains jouets, tel ce petit buffle antique à roulettes ou ces poupées romaines. Elle rappelle également que le Teddy Bear est récent puisque ce célèbre ours doit son nom… au président des Etats Unis Theodore Roosevelt qui, lors d’une partie de chasse, refusa de tuer un ourson.

Cette exposition amène également à nous interroger sur l’aspect éducatif des jouets. Que voulons-nous transmettre aux enfants? Que jugeons nous convenables pour eux? D’être une bonne ménagère et une future maman pour les filles? Un valeureux soldat ou un pompier pour les garçons?

La section « jouets pour les filles » m’a fait bondir même si j’avoue avoir été moyennement attirée par les robots ou tout genre et armes de la section garçons.

Heureusement, il y avait de très belles fermes mais aussi maisons – témoignages quasi ethnographiques de ces sociétés – quelques jeux de construction et de lego qui m’ont rappelé les fois où je mettais une perruque de fille à mes chevaliers lego.

« On ne naît pas femme on le devient » a écrit Simone de Beauvoir.

On ne naît pas féministe, on le devient… parfois dès l’enfance…

Une expo à voir avec ou sans enfants, propice à cette période de fin d’année.

Une expo qui soulève en filigrane certaines questions sur l’éducation dont je me souviendrai le jour où j’y serai confrontée.

Pompéi au Musée Maillol ou la reconstitution d’une « domus pompeiana »

Je ne retracerai pas ici l’histoire de l’éruption du Vésuve le 24 octobre 79 qui engloutit notamment les villes de Pompéi et d’Herculanum et entraîna la mort de Pline l’Ancien. La curiosité a parfois des conséquences tragiques mon cher Pline…

Je parlerai plutôt de la belle exposition qui se trouve en ce moment au Musée Maillol sur Pompéi.

J’avoue qu’une telle association m’a d’abord désarçonnée. Que viennent donc faire des mosaïques, statues et objets romains dans une fondation dédiée au peintre Aristide Maillol connu pour ses peintures et sculptures de femmes bien en chair?

Pompéi un art de vivre nous fait entrer dans une domus pompeiana ou maison pompéienne en suivant l’ordre traditionnel des pièces: l’atrium, le triclinium et la culina, le péristyle autour du jardin, le balneum… Un cabinet érotique est également présent, reprenant quelques pièces de celui du Musée archéologique de Naples.

Que ceux qui sont déjà allés à Naples et Pompéi se rassurent: beaucoup de pièces proviennent des réserves archéologiques. l’occasion de découvrir objets de cuisine, statues et une fontaine non visibles à Naples. La fontaine montre d’ailleurs la forte inspiration romaine des jardins « rocailles » de la période baroque. Ou comment revoir le parc Boboli de Florence d’un autre oeil…

Une exposition intéressante et riche complétée par un film de 15 minutes replaçant la ville de Pompéi dans son époque. Un film en italien qui donne une envie soudaine de se retrouver en Italie, de boire un Montepulciano avec des antipasti, de dévorer une pizza, savourer un risotto et de terminer par une dolce  ou un gelato… Aie aie aie le virus du voyage me reprend!!!

Une exposition qui ne permet cependant pas – et d’ailleurs est-ce vraiment possible à moins de présenter une maquette réduite ou une reconstitution des ruines de Pompéi comme il est fait rapidement dans le film – de se faire une réelle idée de l’étendue du site. Une exposition à doubler si possible d’un voyage à Naples, agrémenté de balades dans les ruines d’Herculanum et de Pompéi…

Alexandre le Grand : les richesses insoupçonnées de la Macédoine antique

Une très belle expo se tient depuis le 13 octobre au Musée du Louvre : Au Royaume d’Alexandre le Grand, la Macédoine antique.

J’y étais quelques jours après car, lors de mon voyage dans le Péloponnèse en  août 2010, j’avais découvert dans mon guide la richesse de la région de Thessalonique et m’étais dit qu’un jour peut-être, j’irai voir le tombeau de Philippe II de Macédoine (-382/-336 av JC), père d’Alexandre le Grand, mort à Babylone en -323 av JC.

Evacuons d’emblée le seul point négatif : le titre de l’exposition sert surtout à faire venir le chaland. On y parle davantage de la Macédoine que du célèbre Alexandre… La Macédoine antique est en effet la grande oubliée des amateurs de vieilles pierres, davantage attirés par les ruines du Péloponnèse ou Athènes.

Cette exposition, très riche, repose sur un parcours didactique : le contexte historique nous est expliqué tout comme la géopolitique de la Grèce et la façon dont la Macédoine s’est imposée progressivement face aux cités grecques.

L’exposition permet de voir de belles lances extrêmement bien conservées vu leur âge canonique, la tombe d’une femme dont la silhouette reste dessinée par ses bijoux – diadème, colliers, broches, fibules –et  les pans de son vêtement.

On y voit les trésors de la tombe de Philippe II et la « tombe d’Eurydice », grand-mère d’Alexandre, est reconstituée. Leur richesse permet de prendre conscience du faste de l’élite de l’époque.

Last but not least, parmi les thèmes est évoqué celui de la légende d’Alexandre…

Une très belle expo, que vous soyez amateur de vieilles pierres, d’histoire ou d’ethnographie.

Vernissage du 32e salon de la photo d’Epinay-sur-Seine, « Ponts et Portes »

« L’association Cine Qua Non, ses membres Renaud Antoine, Christine Calais, Anne-Laure Graf, Isabelle Paez et Michael Pinson, et l’Union des Artistes d’Epinay ont le plaisir de vous convier au vernissage du 32e salon de la photo d’Epinay-sur-Seine
le samedi 22 octobre à partir de 18h
au centre socioculturel des Econdeaux à Epinay-sur-Seine
Pour les personnes qui ne pourraient se déplacer au vernissage, vous aurez tout le loisir de venir voir l’exposition du samedi 22 octobre au samedi 29 octobre de 13h30 à 18h, tous les jours sauf le dimanche.
Ponts et Portes, le thème de cette année au salon a inspiré les cinq photographes de Cine Qua Non qui vous montrent une profusion de formes, de lignes et de couleurs issues des quatre coins du monde. Venez pousser les portes, traverser ces ponts en France, en Europe, en Afrique et en Amérique pour un dépaysement total. A travers ce parcours en couleurs et en noir et blanc, vous vous évaderez de la grisaille de la banlieue parisienne.
Profitez-en pour voir et comparer les interprétations de nos consoeurs et confrères photographes au salon, ainsi que les œuvres d’artistes peintres qui parsèmeront le salon pour une fusion des arts conviviale. »

Informations pratiques

Exposition du samedi 22 au samedi 29 octobre 2011
Tous les jours sauf le dimanche de 13h30 à 18h
6 avenue Léon Blum 93800 Epinay-sur-Seine
RER C Epinay-sur-Seine ou gare SNCF Epinay-Villetaneuse
Site Internet de l’association de photographes Cine Qua Non
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