Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance

Si vous aimez les fins dessins, majoritairement religieux … mais pas que…

Si le livre de Kells vous avait ébloui à Dublin…

Si vous appréciez les salles à la lumière tamisée du Louvre…

Courez au Louvre voir l’expo Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance qui se termine le 10 octobre.

La minutie de ces dessins et la recherche du Beau ne vous laisseront pas indifférents….

L’expo Paris sur Seine : variations sur un fleuve…

 Si vous avez le temps d’ici samedi et que vous aimez flâner sur les bords de Seine, une très intéressante expo se trouve depuis juillet à l’Hôtel de ville sur le sujet.

Des premières cartes de Paris au XVI°s à Paris plage, cette exposition explore les différents liens qui unissent les Parisiens à leur fleuve, des blanchisseuses et des porteurs d’eau aux nageurs des XIX° et XX°s.

Du fleuve nourricier avec ses ponts au foin, volailles, voire construits  au fleuve paysage – on ne se baigne plus guère dans la Seine de nos jours – les photos permettent de voir l’évolution de la ville.

On peut y lire en filigrane un bilan positif de Paris plage et de la politique menée parla Mairie de Paris pour les berges de Seine. On apprécie ou non.

 

L’exposition Dogon au Quai Branly: un avant-goût

Jusqu’au 24 juillet se trouve au musée du Quai Branly une exposition sur les Dogon, civilisation du Mali.

Aux alentours des X°- XI°s , fuyant l’islamisation du grand empire du Ghana dont la capitale se trouvait au sud de l’actuelle Mauritanie? les élites animistes partirent vers l’est et se fixèrent d’abord dans la région de Djenné au Mali puis à l’ouest et au nord du plateau de Bandiagara – aujourd’hui très touristiques – où ils apportèrent avec eux leurs coutumes .

L’animisme se traduit dans l’art Dogon par la présence des statues anthropomorphes, support de dialogue entre les hommes et les forces supérieures régissant leur destin. Cette statuaire est multiple, en fonction des peuples d’origine différente qui ont cohabité. Les attitudes représentées sont peu variées: personnages debout les bras levés, hermaphrodites, maternités, cavaliers, couples, figures assises, agenouillées.

Je ne présenterai ici que 4 styles différents, vous laissant le soin de découvrir les autres…

Les statues aux bras levés de type Djennenké sont un symbole visuel et spirituel du pays Dogon.

A la statuaire des Djennenké succède celle du N’duleri, au centre-nord du plateau de Bandiagara. Tout en conservant l’aspect longiligne de l’art Djennenké, les statues N’duleri ont une expression plus nerveuse et plus stylisée.

La statuaire Mandé introduit une nouveauté: les activités, comme ces joueurs de balafon, commémoration possible d’un mythe.

Enfin, le style de Tintam se caractérise par des statues élancées mais bien charpentées couvertes souvent d’une argile rouge, couleur symbolisant l’énergie vitale.

Masques et objets courants comme les fameuses portes de grenier,des repose-têtes et des bijoux sont également présents. Courez-y si vous aimez les Arts premiers!! Je n’avais pas vu une aussi belle collection depuis les expositions de la Fondation suisse Barbier-Müller au musée Jacquemart-André!!

Bouddha chez Apollon…

La représentation de Bouddha s’inspirerait-elle de celle d’Apollon?

Oui, si l’on en croit l’exposition qui vient de se terminer au Musée Guimet de Paris, « Pakistan – terre de rencontre – Ier-VIème siècles – Les arts du Gandhara ».

Ancien royaume d’influence hellénistique qui recouvre les provinces du Nord-Ouest de l’actuel Pakistan, le Gandhara trouve son essor entre le Ier et le IIIème siècle de notre ère, au temps des successeurs d’Alexandre le Grand et de l’empire Kouchan.

Au confluent des mondes romain, han, grec, terre de Bouddhisme,  le Gandhara « voit naître et se développer une civilisation brillante mêlant les influences grecques, fruits des conquêtes d’Alexandre le Grand, aux inspirations perses et indiennes. »

Nous sommes accueillis par des statues d’Apollon, d’Athéna, d’Atlas, de Pysché. Les formes sont grecques, assurément : le nez, les thèmes, les représentations des Dieux avec leurs attributs. Les représentations de Bouddha étonnent par la finesse du nez, ce fameux nez grec que l’on retrouve dans la sculpture grecque, l’aspect bouclé des cheveux, la présence de la toge… Alors oui, la représentation de Bouddha dans la pierre se serait faite grâce à l’apport grec.

Au fur et à mesure de l’exposition l’influence indienne se fait sentir: les yeux se brident, les formes deviennent plus volupteuses. Les bas-reliefs rappelent à la fois ceux d’Asie et ceux d’Europe, métissage magnifique des cultures…

Cette exposition a le mérite de poser la question, taboue parfois, de l’influence en art religieux.  On en ressort heureux et impressionné…