Que retenir de Rome?

Rome évoque à la fois la dolce vita, immortalisée par Fellini et la fontaine de Trevi, la ville aux 7 collines – comme Lisbonne – berceau de la civilisation occidentale avec Athènes, le génie de Michel Ange, du Caravage, du Guerchin, la puissance du Vatican…

Je retiendrai personnellement les points suivants:

– un coucher de soleil dans le jardin des thermes de Dioclétien

Thermes de Dioclétien un soir de printemps…

– une course poursuite avec la gardienne du musée Massimo afin de voir les dernières mosaïques romaines

– la splendeur du Colisée malgré les siècles

– une promenade bucolique dans le parc Borghèse après une visite dans la galerie du même nom

Parc Borghèse

– l’église Saint Louis des Français pour ses Caravage mais aussi pour la fierté qu’on éprouve en y entrant 

Caravage: Matthieu et l’ange – St Louis des Français

– les catacombes pour sa réflexion sur la vanité de ce monde…

– la villa Farnesina et ses fresques peintes par Raphaël

– la vue de Rome depuis la tour du Vatican

Vue du Vatican

– la splendeur des musées du Vatican et de Saint Pierre de Rome

– un café littéraire dans le Trastevere où l’on peut lire de la poésie tout en sirotant un cocktail

– une balade le soir le long du Tibre

– une soirée dans le bar lounge du « Grillon bavard » ( le nom m’échappe en italien)

– un chocolat chaud onctueux au café Vitti

– une glace… quelque soit la température…

Rungis, 5h du matin…

Que faire à Rungis à 5h du matin lorsqu’on n’y travaille pas?

Une visite! Idéalement, celle-ci devrait commencer bien plus tôt.

Un enterrement de vie de jeune fille permet de découvrir et de faire des choses auxquelles on n’aurait jamais pensé…

Si le samedi n’est pas le meilleur jour pour visiter Rungis puisque les pavillons des produits laitiers et de la viande (hors volaille et gibier) sont fermés, il permet cependant d’avoir un bel aperçu.

Revêtu d’une blouse banche et d’une casquette, le visiteur – en l’occurence 15 jeunes femmes – parcourt, accompagné d’un guide, les différents pavillons de cet immense marché de gros. Il y apprend au passage que le chiffre annuel y est de 8,5 milliards d’euros, la surface occupée de 200 hectares, mais aussi que le halal représente 40% des ventes de volailles et que les marchandises non vendues le samedi sont représentées le mardi après avoir été mises au réfrigérateur.

On y fait de drôles de rencontres, comme ci-dessous.

Pavillon de la marée – sandre

Le pavillon des fruits et légumes, lui, ressemble à un immense marché où se côtoient tomates, potirons, salades et fruits divers.

Variation sur une pomme...

 J’ai personnellement préféré le pavillon des fleurs. Celles-ci y étaient parfois bien mises en valeur. Les fleurs ci-dessous m’ont rappelé mes bouquets d’anniversaire d’adolescente à Abidjan.

Fleurs exotiques - Rungis
 
Paniers en tout genre…

On y trouve bien sûr de très belles fleurs.

 


Un très bon petit-déjeuner clôture cette visite: fromages variés et charcuterie attendent le visiteur affamé et frigorifié…

La cathédrale Alexandre-Nevsky: entre Occident et Orient…

Cela faisait longtemps que je voulais voir cette cathédrale orthodoxe. Je connaissais déjà, concernant l’Europe, les églises orthodoxes de Nice, Biarritz, Cannes et Genève ainsi que le cimetière russe de Sainte-Geneviève des Bois où est notamment enterré le danseur Noureev.

Concernant la cathédrale parisienne, ses horaires facilitent pas sa visite : les mardis, vendredis et dimanches de 15h à 17h…

Cathédrale orthodoxe Alexandre-Nevsky (Paris)
Saint Petersbourg - église Saint-Sauveur sur le Sang-Versé

L’intérieur, lui, est tout à fait russe. Son plan en croix grecque et ses fresques rappellent le style byzantin. Les photographies sont interdites laissant ce lieu au recueillement et à la prière.

Des chants russes accueillent croyants et visiteurs. Des femmes, la tête recouverte d’un châle comme le veut la tradition, des hommes et des familles déposent des cierges avant d’embrasser l’icône. Leur lumière éclaire certaines icônes, notamment une Vierge à l’enfant à droite de l’iconostase, d’une belle lueur jaune.

Le temps semble s’être arrêté…

Retour de la ville éternelle…

Pour la troisième fois j’étais dans la ville éternelle,

Une de mes villes préférées, avec Paris, mais avant Vienne, Lisbonne ou New-York.

Une ville où se côtoient le passé, le présent, l’avenir mieux que partout ailleurs.

La Ville comme disaient les Romains

Eternelle ont rajouté les générations suivantes…

La magie a de nouveau opéré…

La dolce vita... ou la fontaine de Trevi
Vue sur le Tibre...
Vue du Colisée

Le musée Thyssen à Madrid: un marketing à suivre…

A Madrid j’avais été frappée par la façon dont le musée Thyssen mettait en valeur ses produits culturels tels les cartes postales ou les catalogues d’exposition. Je m’étais alors fait la réflexion que les musées français avaient à apprendre de cet exemple.

Voyez plutôt:

Musée Thyssen - Madrid

Cette « variation » autour des impressionnistes m’a particulièrement plu. Certes il faut ensuite aller chercher ces cartes sur des étagères où elles attendent sagement d’être achetées, mais cet appel est plutôt sympathique.

De même la façon de disposer les catalogues m’a amusée.

Oeuvre contemporaine? Non une pile de catalogues!

J’ai trouvé cette disposition originale et bien pensée: on a davantage envie d’acheter quand on est séduit!

Enfin une petite vitrine pour terminer. Très classique, si ce n’est qu’elle se trouve à l’intérieur du musée, quand vous arrivez à un étage. C’est comme si à un étage du musée Guimet vous vous trouviez nez à nez avec des reproductions de Bouddha ou des étoles… Qu’on ne vienne pas me dire ensuite que le non marketing culturel est une conception latine!

Vitrine - Musée Thyssen