A vida portuguesa: rétro comme il faut!

Hier, à Evora, la rue 5 de outubro  m’avait impressionnée par le nombre de boutiques d’artisanat et de souvenirs. A chaque pas que je faisais, j’en voyais!

Des articles exposés simplement dans des paniers, sur des étendages. Que du classique!

Artisanat – Evora

J’avoue que j’aime beaucoup les paniers et la notion d’abondance liée. Mais on peut mieux faire!

Couvertures équestres et autres pièces d'artisanat - Evora

 

En flânant ce matin à Lisbonne, je suis tombée sur une boutique à la fois rétro et bobo, « A vida portuguesa ». Un peu dans le genre d’Oliver & Co mais en moins organisé et plus vintage.

Le rétro au service des spécialités portugaises

C’est un savant mélange entre réédition de boites et de carnets anciens, utilisation de vieux meubles et présentations de produits sains et naturels: miel de romarin avec des alvéoles de ruche dans le pot, savons à la violette, au vétiver…

Le coin des artistes

Bref, une certaine recherche dans la mise en valeur des produits… tout en surfant sur la nostalgie des temps révolus comme une boite à produits de beauté vintage à l’effigie de feue Liz Taylor – je ne suis pas sûre que c’était à dessein.

Carnets vintage
 
Savons multicolores

Alcobaça ou l’ombre d’Inès de Castro

 Alcobaça, cela vous dit quelque chose?

A moins d’être un lusophone émérite, non.

Inès de Castro alors? Guère davantage.

La Reine morte d’Henry de Montherlant? Là je devrais avoir plus de chance. Pour mémoire, ce dramaturge et écrivain reprend en 1942, après d’autres écrivains lusophones, l’histoire véridique de l’amour de Don Pedro, au XIV°s pour la belle Inès. Contrarié par cette passion le père du prince, le roi Alphonse IV, fait assassiner la jeune femme. A la mort de son père, Pedro oblige la Cour à saluer le cadavre de l’aimée, qu’il a fait exhumer….

Montherlant réécrit cette histoire tragique en insistant sur les dilemmes des personnages et les liens filiaux, notamment la déception et l’incompréhension que peut entraîner un enfant chez ses parents lorsqu’il s’écarte du chemin tracé…

Une de mes pièces de théâtre favorite… Un de mes prénoms féminins préférés également….

Mais revenons au XXI°s…

Ayant fui la grisaille – momentanée – lisboète, c’est avec un certain plaisir que j’ai gagné Alcobaça… Je n’avais pas pu m’y rendre en 2008 et j’ai un peu fait ce voyage pour ça!!!

 C’est un riant soleil qui m’a accueillie, doublé d’un monastère que je ne pensais pas si long et grand. La vue de la place est impressionnante!

Monastère Santa Maria - Alcobaça

Les tombeaux d’Inès et Pedro se trouvent dans le transept de l’église du monastère de Santa Maria. Il a pour concurrent celui des Hiéronymites de Belem, à Lisbonne, mais il n’a pas à rougir de la comparaison!! Les portes manuélines sont de toute beauté et le cloître du silence richement décoré.

Porte manuéline - Alcobaça

Les tombeaux, eux, sont de style gothique flamboyant et sculptés dans un calcaire tendre.

Tombeau d'Inès de Castro

J’aurais aimé voir de plus près le visage du gisant d’Inès…

Visiter un monastère en fonction d’une œuvre postérieure de plusieurs siècles peut paraître étrange. L’histoire survit souvent grâce aux arts…

Un tour dans les boutiques et pâtisseries de la ville m’ont permis de voir l’impact marketing de cette histoire d’amour contrariée:livres sur le sujet, pâtisseries et rues portant leur nom..

Pastel de nata et ... Diario de Inès...

 

Je ne suis pas la seule manifestement à faire le voyage pour ce motif… ; )

Lisbonne, Parc des Nations: les à-côtés

Me revoici donc à Lisbonne, sous le soleil et le nez au vent…

N’ayant eu aucune envie de m’enfermer dans un musée ou de prendre train ou bus pour rallier les villes des environs qui sont au programme, je me suis dirigée vers le quartier du Parc des Nations, site de l’Exposition universelle de 1998.

J’ai beaucoup apprécié cette architecture moderne, un brin aérienne….Un mélange entre bâtiments et nature qui rend l’endroit vivant, loin du « minéralisme » de la Défense.

Mais je vous montrerai plutôt quelques photos des à-côtés. Enfin si la connexion internet fonctionne, ce qui n’est pas gagné.

On y a également une très belle vue sur le Tage un peu comme à Belem d’ailleurs. Cela doit être très beau le matin ou au coucher du soleil…

Vue sur le Tage et le pont Vasco-de-Gama - Anne-Laure Graf

Le front de mer était d’ailleurs très intéressant pour observer comment friche industrielle et nature cohabitent.

Ne me demandez pas pourquoi, dans cet endroit un peu désolé où se rencontrent caddies de supermarché égarés et vase j’ai pensé à un des symboles du luxe français…
 
 

Le casse tête de la robe pour un mariage en hiver…

Quelque soit la fréquence à laquelle vous êtes invitée, s’habiller pour un mariage suscite toujours des réflexions.

Quoiqu’on dise ouvertement, style : « ce n’est pas moi la reine de la journée » on a envie au fond de soi d’honorer les personnes qui vous invitent.

Ce problème se pose avec d’autant plus d’acuité en hiver, une femme possédant plus facilement une robe d’été habillée que d’hiver, à l’exception de(s) fameuse(s) petite(s) robe(s) noire(s) qui font la Parisienne depuis Yves Saint-Laurent.

Confrontée justement à cette question, j’ai longtemps répondu : oh mais je ne suis pas la star, ce sera vite fait….

Sauf que…non… j’y avais bien songé mine de rien.

D’abord le style de mariage : mondain, simple… Avec ou sans chapeau?

Puis la robe, en fonction du style de la réception. Cela fait 6 ans que je n’avais pas assisté à un mariage en hiver….

Une tentation, j’avoue : LA petite robe noire. En ce qui me concerne LES petites robes noires. C’est tellement pratique. Il y a celle toute simple que vous mettez pour aller travailler (celle-ci ne rentre pas dans le sujet je sais), celles habillées pour l’opéra, celles très habillées pour les fêtes… Bref, l’embarras du choix…

Après quelques réflexions, exit la petite robe noire, enfin toute noire, trop classique.

Autre question: la coupe. Au genou ou longue? La première est plus passe-partout, la seconde bien plus habillée et appelle selon moi un chapeau ou un « bandeau » orné de décorations… J’aime beaucoup d’ailleurs les chapeaux… Mon premier souvenir était celui de ma mère, pour l’été. Un grand chapeau vert foncé et blanc. Qu’est ce que j’ai pu en rêver…Que celle qui n’a jamais regardé enfant dans l’armoire de sa mère pendant son absence lève le doigt ; )

A la question de la robe s’ajoute celle de la veste, du sac ou pochette, des bijoux, des chaussures, des….  Je vous en ferai grâce.

C’est quand même plus facile pour un homme!! 

Il me reste un peu plus de 24 heures pour me décider pour le chapeau et essayer les pièces choisies…

Décoration sud-africaine…

Je ne sais pas si c’est une réminiscence de l’expo Putman, mais j’avais envie de vous parler décoration d’intérieur…

Un thème qui pourrait revenir car j’aime bien observer l’agencement des pièces, la mise en valeur des objets, l’esprit d’un lieu en somme…

Ayant un faible pour les couleurs chaudes, mon séjour sud-africain en 2009 m’avait comblée, notamment dans la région du Karoo, là où se trouvent les autruches.

Une décoration sobre utilisant des meubles aux teintes chaudes. Classique, intemporelle tout en ayant une touche locale… Ma définition de l’élégance en somme.

J’avais aussi beaucoup apprécié les meubles de caractère comme ci-dessous.