« Berenice Abbott (1898-1991), photographies »: une découverte

J’avoue mon inculture: avant samedi, ce nom ne me disait pas grand chose. Pourtant, m’avait-on dit, c’est « elle qui a fait redécouvrir Eugène Atget ». Sourcils interrogatifs de ma part… « – Qui est cet homme? – Mais si, c’est celui qui a photrographié les changements de Paris au XIX°s ».

Bref, c’est en néophyte que je suis allée voir cette exposition de photos au Jeu de Paume. Pour la première fois, je rentrais dans cet endroit. Le public était à l’image que je me faisais du lieu: jeunes branchés et modeux, couples trentenaires ou plus âgés stylés « bobos » (de gauche, si on en croit le dernier Elle où NKM est une bobo de droite: « Chic, simple, efficace, en résumé pour certains : bobo de droite »… ). Est-ce à dire que le bobo de gauche aurait le poil en bataille et ferait légèrement débraillé?? Je vous laisse juge…

Venons-en à l’expo.

Berenice Abbott (1898-1991) a aussi bien pris des portraits de la bourgeoisie et artistes parisiens, que du monde rural du Sud des Etats-Unis lors de son périple en 1935. Elle est également connue pour son projet Changing New York, publié en 1939 et montrant les changements de cette ville. Une photographie à la fois documentaire et sociale, et dont j’ai clairement préféré la partie portant sur la « scène américaine » tant rurale qu’urbaine: une série de scènes de genre sur les différentes facettes des Etats-Unis.

Le film qui lui était consacré permettait également d’entendre son point de vue sur la photographie et sur la réussite au féminin. Elle mentionnait un point que j’avais déjà lu dans un de mes livres préférés de ces dernières années: Lait noir d’Elif Shafak: il est toujours plus dur pour une femme de réussir dans les milieux littéraires car elles privilégient leur famille et leurs enfants…

Une exposition intéressante à défaut d’être passionnante, la photographie documentaire n’étant pas ce que je préfère.