Décès de Richard Descoings: Sciences-Po orphelin…

Les balletomanes et amateurs de culture habitués de ce blog seront sûrement étonnés par ce billet.

Diplômée de la rue Saint Guillaume, la mort de mon ancien Directeur m’a laissée K.O. Un peu comme celle de Philippe Séguin en janvier 2010. Les décès inattendus laissent toujours un arrière goût amer, telle une mauvais farce.

Albert Camus disait dans La Chute que ce n’est souvent qu’à la mort des autres qu’on prononce les compliments qu’ils auraient souhaités entendre de leur vivant. J’ai retenu la leçon…

Je n’écrirai pas une hagiographie de Richard Descoings. Je respectais cet homme et admirais ses talents de communicant mais ne suis pas d’accord avec toutes ses réformes. Il a cependant permis à des littéraires comme moi d’étudier, par exemple, à côté des cours d’économie et de droit, “les relations entre la musique et le pouvoir en Autriche” (en allemand svp), “la littérature du Sud des Etats-Unis” (en anglais) ou de suivre des cours d’histoire de l’art ou portant sur l’opéra (en anglais et en italien)…

L’éclectisme de notre formation a permis aux étudiants de suivre leur chemin, qu’il soit classique (affaires publiques, finances), semi classiques ( les parcours sus-mentionnés plus des cours n’ayant rien à voir) ou totalement différents (management de la culture ou du sport…). En “dépoussiérant la vieille Dame” il a permis à cette école une ouverture sur le Monde.

Pour ces raisons, je souhaitais lui rendre hommage…

La dame de fer ou comment être une femme politique dans un milieu d’hommes…

Je n’ai pas coutume de parler cinéma sur ce blog.

Mais ce film vu récemment m’a fait penser à ma réaction à l’exposition Des jouets et des hommes.

Je m’explique. Je ne parlerai pas ici des idées politiques de Margaret Thatcher dont le film fait état, chacun ses idées et ses convictions.

Ce film montre l’ascension d’une femme dans un milieu d’hommes et la force qu’il lui a fallue pour se faire entendre… grâce aussi à l’aide d’hommes qui croyaient en elle…

De la façon dont elle répond à la demande en mariage de son futur mari à son accession au poste de Premier ministre en passant par son élection au poste de député en 1959, la réalisatrice Phyllida Lloyd, peut-être parce que femme elle-même, montre de façon discrète la misogynie de ce milieu: les toilettes pour femmes qui sont en fait une pièce à faire le repassage, les escarpins de la Dame de fer au milieu d’une marée de chaussures masculines, les remarques mal placées des députés adverses…

Des situations qui restent malheureusement d’actualité à l’heure où l’on est obligé, notamment en France, d’imposer des quotas aux conseils d’administration, où les femmes sacrifient davantage leur carrière à leur vie familiale que les hommes et où le sexisme ordinaire persiste toujours…

Une balletomane en goguette….

L’an dernier, je vous avais présenté les différentes façons qu’il y avait, selon moi, de préparer son voyage, selon qu’on était un programmateur né ou, au contraire, un «bohème». Retournant début mars à Londres - rien de très exotique me direz-vous - je suis déjà en train d’écumer les sites des compagnies de danse.

Et là, désespoir !! Le mythe de la balletomane s’effondre! J’aurais dû prévoir mon voyage en fonction des spectacles et non des tarifs d’Eurostar… ; )

Et vous, il vous arrive aussi de regarder à l’avance les spectacles joués pendant votre séjour à l’étranger ? Ou vous êtes du genre à laisser faire votre bonne étoile ? Vous prévoyez tout dans les moindres détails ? Ou vous vous promenez le nez au vent ?